lundi 18 septembre 2017

De « Barrot » à « Wauquiez », népotisme en Haute-Loire.

Noël Barrot (1903-1966), résistant français, député de Haute-Loire de 1945 à 1966, est le père de Jacques Barrot (1937-2014).

Principales figures de la démocratie chrétienne en France, Jacques Barrot occupe plusieurs fonctions ministérielles, dont celles de ministre du Commerce, de la Santé, du Travail. Il est aussi vice-président de la Commission européenne de 2004 à 2009, initialement chargé des Transports, puis de la Justice et des Affaires intérieures. A sa mort, il est membre du Conseil constitutionnel.

Peu après la mort de son père à l'Assemblée nationale, alors qu'il n'est encore que conseiller municipal d'Yssingeaux, Jacques Barrot est élu député de la Haute-Loire en mars 1967. Après l'échec de 1981, il se consacre essentiellement à ses fonctions locales et devient maire de sa commune natale en 1989 (qu’il conserve jusqu’en 2001). Il préside le conseil général de la Haute-Loire après le décès de son ami le docteur Simon (1976).

Pendant ses périodes au gouvernement, son suppléant, Roger Fourneyron, (1921-1984), occupe le siège de député de 1974 à 1981. Ce dernier est maire du Puy-en-Velay de 1977 à 1984. Ministre du Travail et des Affaires sociales du gouvernement Juppé, le suppléant de Jacques Barrot, Serge Monnier, maire du Puy-en-Velay de 1995 à 2001, siège à l’Assemblée nationale de 1995 à 1997.

En 2004, il est nommé vice-président de la Commission européenne, présidée par José Manuel Barroso, et abandonne son siège de député à son jeune suppléant, Laurent Wauquiez.
Son vice-président au conseil général de Haute-Loire, Gérard Roche lui succède à la présidence, où il est réélu en 2008 et 2011. En septembre 2011, il est sénateur de la Haute-Loire, succédant ainsi à l'ancien vice-président du Sénat Adrien Gouteyron.
En 2017, Gérard Roche est l'un des premiers parlementaires à parrainer officiellement la candidature d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle.
Madeleine Dubois, née en 1949 au Puy-en-Velay (Haute-Loire), ancienne attachée parlementaire du député Jacques Barrot, succède aisément à celui-ci au poste de conseiller général du canton d'Yssingeaux, malgré sa défaite aux municipales d'Yssingeaux de 2001. Elle est réélue au conseil général (puis départemental) en 2008, puis en mars 2015, en binôme avec Jean-Noël Barrot, fils de Jacques Barrot. Jean-Noël Barrot est candidat aux élections législatives de juin 2017 dans la Deuxième circonscription des Yvelines sous l'étiquette « La République en marche ! », à l'issue desquelles il est élu député.

Laurent Wauquiez est né à Lyon en 1975. Par sa mère, Éliane Wauquiez-Motte (née en 1938), maire du Chambon-sur-Lignon depuis 2008, il est apparenté à la famille Motte, famille d'industriels du Nord. Laurent Wauquiez est aussi le descendant d'Auguste Lepoutre (1825-1903), député au début de la IIIème République.

Membre de l'Union pour un mouvement populaire puis des Républicains, député en 2004, il est nommé secrétaire d'État auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement après les élections législatives de 2007, puis secrétaire d'État chargé de l'Emploi après les élections municipales de 2008, à la suite desquelles il est élu maire du Puy-en-Velay. En 2010, il devient ministre chargé des Affaires européennes avant d'être nommé ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en 2011.


Aux élections législatives de 2007, Jean-Pierre Marcon est choisi comme suppléant du député sortant Laurent Wauquiez dans la première circonscription de la Haute-Loire. Celui-ci est réélu dès le premier tour, le
Son frère, André Marcon, lui succèdera en 2001 à la mairie de Saint-Bonnet-le-Froid.

À nouveau député de 2012 à 2017, Laurent Wauquiez est élu président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes en 2016. À l'issue du conseil municipal du , il cède sa place de maire du Puy-en-Velay à son adjoint aux finances, Michel Chapuis. Sa suppléante, Isabelle Valentin est élue députée à sa place en juin 2017.



jeudi 14 septembre 2017

Mise en cause systématique des responsables politiques : la présomption de culpabilité !

Les scandales politiques existent depuis que les Grecs ont inventé la démocratie.

La France n’a pas été épargnée et je m’en fais régulièrement le relais dans ce blog (actuellement une série d'articles sur le Népotisme est diffusée sur ce blog).

Il faut lutter de toutes nos forces contre ces délits qu’ils soient liés au clientélisme ou à la prise illégale d’intérêt.

Les lois relatives à la transparence de la vie politique (déclaration de patrimoine et d’éventuels conflits d’intérêt), au non cumul des mandats (notamment l’interdiction de cumuler un portefeuille ministériel avec un poste dans un exécutif local) et à la moralisation de la vie politique vont dans ce sens.  Une autre disposition non écrite devait également favoriser cette moralisation : la démission systématique de tout ministre mis en examen.

Cette dernière disposition partait d’une bonne intention mais perverti le principe de la présomption d’innocence. D’abord parce que la mise en examen ne présage pas de la culpabilité (la réforme de l’ancien système de l’inculpation devait éviter cette confusion), ensuite dans certain type de délits – tel que la diffamation – la mise en examen est automatique dès le dépôt de plainte, enfin, un responsable public, par la nature même de ces fonctions, a plus de risque que tout autre citoyen d’être mis en examen.

Mais on assiste ces derniers temps à une dérive du système. Aujourd’hui, la mise en examen étant assimilée par le plus grand nombre à une condamnation définitive (alors que l’on est juste qu’au début de la procédure), la question se pose avant la mise en examen. Ainsi, est-il posé la question de la démission de la ministre du travail, Mme Muriel PENICAUD, dans une affaire où elle n’est pas mise en examen. Le sénateur M.  Michel MERCIER a dû renoncer au Conseil Constitutionnel parce qu’une enquête préliminaire était simplement ouverte. On commence à rentrer dans le monde de Kafka.

Cherchant à lutter contre la perversion de quelques-uns (lire mon article « Non ils ne sont pas tous pourris » sur mon blog) une grande majorité des français a souhaité un renouvellement de la classe politique en ayant notamment recours à la société civile (c’est-à-dire à des personnalités qui se sont illustrées professionnellement dans leur secteur d’activité). Cependant, là encore le système dévie et, il n’est pas un instant sans qu’un élu ne soit taxé de lobbying ou un ministre de conflit d’intérêt. L’exemple en cours est celui de la ministre de la santé, Mme Agnès BUZYN, médecin de 55 ans qui a pour elle un parcours sans faute à la tête de différentes institutions de la santé. A peine a-t-elle émise l’idée de rendre obligatoire onze vaccins qu’on s’interroge sur ses rapports avec l’industrie pharmaceutique. Les récentes révélations sur la nouvelle formule du Levothyrox de ces derniers jours laissent déjà transpirer l’odeur nauséabonde de nouvelles suspicions.

Que voulons-nous exactement ?

La fin des carrières politiques : oui, mais celle-ci prendra du temps. Un renouvellement de grande ampleur, comme nous l’avons vu à l’Assemblée nationale, entraîne nécessairement des couacs et des hésitations, le mépris des uns et la prétention des autres.

Des ministres compétents dans leur domaine : oui, mais forcément sélectionné dans le milieu professionnel où ils exerçaient, la suspicion de conflit d’intérêt apparaitra systématiquement.

Nous ne sommes plus des enfants, il n’est pas possible de rêver d’un gouvernement comme celui chanté par Gérard Lenorman :

Si j'étais Président de la République
Je nommerais bien sur Mickey premier ministre
Tintin à la police et Picsou aux finances
Zorro à la justice et Minnie à la danse
Tarzan serait ministre de l'écologie
Bécassine au commerce, Maya à l'industrie.

Laurent SAILLY © MECHANT REAC – Septembre 2017

N'oublions pas.