dimanche 30 août 2015

Nationalité: Doit-on maintenir le droit du sol ?


Droit du sang et droit du sol cohabitent dans la tradition française.

Le droit du sang bénéficie dès la naissance à toute personne dont l’un des deux parents au moins est français (800.000 par an).

Le droit du sol s’applique, pour simplifier, à une personne née en France et y ayant résidé 5 ans, soit par déclaration anticipée à l’âge de 16 ans, ou de 13 ans avec l’accord des parents, soit automatiquement à la majorité de 18 ans (30.000 par an).
 
L’acquisition de la nationalité française s’effectue pour l’essentiel par la naturalisation, sans rapport avec le droit du sol (80.000 par an).Cette forme d’acquisition de la nationalité s’obtient par décision du gouvernement et est conditionnés à certains critères : 5 ans de résidence légale, assimilation, connaissance du français, respect de l’ordre public, absence de commission d’infraction grave. Ensuite, le gouvernement est à peu près libre de l’accorder ou non.

La troisième manière d’acquérir la nationalité française pour un étranger – après le droit du sol et la naturalisation –  est par mariage avec un Français (20 000 par an).
Nous devons donc nous interroger sur les sujets suivants :

Peut-on limiter l’acquisition de la nationalité française au droit du sang ? Doit-on maintenir le droit du sol ? Si oui, la naturalisation doit-elle être soumise à un acte de « déclaration de volonté » ? La nationalité doit-elle être accordée à des enfants issus de familles entrées illégalement sur le territoire ? La procédure de naturalisation par mariage ou par décret doit-elle être complexifiée ?
Avec 800.000 bébés français par le droit du sang, il manque chaque année, depuis 1995, 40.000 bébés pour que la génération en âge d’engendrer assure le renouvellement d’une génération de même effectif. Sur la même période 120.000 personnes ont obtenus chaque année la nationalité française.

La suppression du droit du sol, juridiquement possible, remet néanmoins en cause le contrat social entre la Nation et le ressortissant étranger. La question de la « déclaration de volonté » ne se pose que dans le cas d’une personne née en France et ayant 18 ans. Encore faut-il relever que l’automaticité ne concerne que 3.000 personnes par an. Quant à savoir si les enfants nés sur le territoire issus de familles entrées illégalement en France doivent acquérir la nationalité française, il semble juridiquement difficile de faire peser sur eux la responsabilité d’actes commis par leurs parents. La lutte contre l’immigration clandestine et le travail au noir sont des réponses plus efficaces.

Les vraies questions portent à mon sens d’une part sur la procédure de naturalisation et d’autre part sur la double-nationalité.

La naturalisation doit faire l’objet d’une procédure plus complexe que celle qui est pratiquée aujourd’hui. La nationalité française ne doit pas être bradée. Une enquête minutieuse doit être menée. L’Assemblée nationale ne doit pas être tenue à l’écart de cette procédure. Je ne suis pas favorable à la naturalisation par le mariage. Celui-ci peut par contre être vu comme un élément favorable d’assimilation dans la procédure de naturalisation.
Enfin, je crois que la nationalité française étant un choix, il doit être exclusif de tout autre. Il faut dénoncer les traités internationaux qui permettent la double-nationalité.

Dans ma proposition de Constitution je cède peut-être facilement à la vox populi. Vos commentaires m‘aideront à orienter mes convictions.


LE PREAMBULE DE LA CONSTITUTION

Troisième volet de notre Constitution, après le président et l’assemblée nationale, nous allons construire notre préambule.
Le préambule c’est l’âme de la Constitution. L’état d’esprit dans lequel les constituants ont rédigé le texte sacré. L’esprit des lois n’est pas qu’une notion philosophique. Elle permet d’interpréter la Loi lorsque le texte de celle-ci est insuffisamment précis ou judicieusement détourné par quelques-uns.
 
 
Je vous invite à me rejoindre sur http://pourunenouvellerepubliquefrancaise.blogspot.fr/. J’attends vos remarques et vos commentaires.

vendredi 28 août 2015

Migrants: 6 idées pour éviter la honte et le chaos


Soixante et onze morts en Autriche dans un camion, deux cents disparus suite au chavirage d’une embarcation au large des côtes libyennes, des actes xénophobes signalés en Allemagne, des  comportements très limites des forces de l’ordre hongroise… c’est le triste bilan d’une journée comme les autres chez les migrants. Il y a quelques jours j’écrivais un article : « tout cela pourrait bien mal finir… ». J’espère me tromper. En tout cas, cela commence bien mal !

Et que font nos dirigeants ? Quelles sont leurs propositions ? Le président Hollande est tellement silencieux qu’on se demande s’il est rentré de vacances. Le premier ministre doit gérer Emmanuel Macron et ses déclarations libérales. Le  parti socialiste, en pleine université d’été, voit ses cadres occupés à sauver leurs mandats. Les Verts explosent. L’extrême-gauche se divisent à nouveau (le Front de gauche est mort). L’extrême-droite est engluée dans une affaire familiale sordide. Le centre droit est muet. Seul, Xavier Bertrand, pour Les Républicains, fait des propositions innovantes, pratiques, réalistes, concrètes et efficaces.

Plus que jamais, les Européens doivent se réunir et mener une politique d’immigration commune.

Il faut distinguer les différents flux migratoires auxquels nous sommes confrontés car les réponses sont différentes. Des migrants qui viennent de l’ouest de l’Afrique via l’Espagne ou du nord via l’Italie (Lybie, Tchad…), ou du Moyen-Orient via la Grèce (Syrie, Afghanistan, Irak…). Des migrants qui fuient la guerre, qui fuient la misère économique, qui fuient la répression.

Que faut-il faire ?
XAVIER BERTRAND

Tout d’abord, prendre en charge les migrants qui sont entrés en Europe. Il faut ouvrir des centres d’accueil, sous l’administration de l’ONU, qui permettront de protéger ces populations et d’étudier les différentes demandes d’asile. Les migrants « politique » sont appelés à bénéficier du droit d’asile et à pouvoir séjourner légalement en Europe. Les migrants des pays en guerre resteront dans ces centres avant d’être renvoyés chez eux une fois la paix revenue.

Ensuite, informer les populations locales, candidates à l’immigration, que l’Europe n’est plus cette « Eden » distribuant, comme une manne, prestations sociales et travail. Pour cela, toutes les ambassades européennes doivent pouvoir recevoir, étudier et valider (ou invalider) les demandes d’asile. Un refus « sur place » évitera, à une partie de ces candidats, de se voir refoulée aux frontières.

MICHEL ROCARD
De même, l’Europe doit imposer des quotas d’accueil pour chaque membre de la Communauté européenne. Car pour paraphraser Michel Rocard « [l’Europe] ne peut pas accueillir toute la misère du monde mais [chaque pays européen] doit en prendre sa part. » Les quotas seront définis en fonction de facteurs tels que la volumétrie de la population, la superficie du pays, la richesse et sa capacité à créer de l’emploi. Les capacités professionnelles du migrant seront étudiées afin de  « l’affecter » dans le pays où cette qualification manque le plus.
JEAN LOUIS BORLOO

L’Europe, ses états membres, doivent mettre en place un « plan Marshall » d’investissements économiques massifs en Afrique (projet de Jean-Louis Borloo d’électrifier le continent) afin de lutter contre la misère extrême de ces pays.

Dans les pays en guerre, seule la paix arrêtera ce flux migratoire. Au moment où j’écris ces lignes, je ne sais pas s’il faut ou non imposer la paix par la force armée. Toujours est-il qu’il faut cesser les embargos de toutes sortes (sauf livraison d’armes et poursuivre le contrôle des mouvements financiers) notamment commerciaux qui ne sanctionnent que les populations.
Enfin, le traité Schengen doit être renégocié afin de permettre à chaque pays de reprendre le contrôle de leurs frontières. Un accord de solidarité financière et militaire doit être passé entre les états de l’union européenne afin d’accompagner les pays ayant des côtes méditerranéennes (Espagne, France mais surtout Italie et la Grèce). Cet accompagnement passe notamment par la mise en place d’un blocus maritime aux larges de la Libye afin d’intercepter en pleine mer ces embarcations de la mort.

jeudi 27 août 2015

Libérez le travail !


Quand on parle de libération du droit du travail, beaucoup entendent dérèglementation. La France a une conception protectrice du travail. Il existe un climat de défiance à l’égard des employeurs qui n’aurait qu’une tentation : exploiter le pauvre salarié sans défense. Cette conception se retrouve dans notre législation. Mais aujourd’hui, cette réglementation trop lourde, trop complexe, trop coûteuse est un frein à l’emploi. Or le premier droit qu’il faut défendre c’est justement le travail pour tous. Le code du travail protège tout le monde sauf ceux qui en ont le plus besoin : les chômeurs.

Car le gouvernement se trompe. Il attend beaucoup trop du pacte de responsabilité  et de la croissance économique. Il faut redonner confiance aux investisseurs d’une part en baissant significativement les charges salariales qui pèsent sur les salaires et d’autre part en leur assurant la stabilité fiscale. Ensuite, il faut un code du travail à plusieurs vitesses : un code pour les grandes entreprises, un code pour les commerçants, les artisans et les professions libérales et un code pour les particuliers qui veulent embaucher un salarié.

Aussi faut-il redonner à l’employeur et au salarié la liberté de contracter et libérer le temps de travail. La liberté contractuelle passe par la disparition du contrat de travail à durée indéterminée,  l’allègement des conditions de rupture du contrat. La libération du temps de travail c’est l’abrogation de la loi sur les 35 heures, la possibilité sous conditions de travailler le dimanche et le développement du travail à temps partiel.
Ce n’est que sous ces conditions que l’économie française trouvera le terreau favorable à sa croissance permettant le retour du plein emploi.

mardi 25 août 2015

Avez-vous connaissance du scandale François BROTTES ?


A partir du 1er septembre, François Brottes remplacera Dominique Maillard à la tête de RTE.

Député PS de l'Isère, la désignation d'un parlementaire à la tête d'une entreprise publique - RTE est filiale à 100 % d'EDF -  est rare.

Cette nomination aurait du entraîner un vote pour désigner un successeur au poste de député de la 5e circonscription d’Isère. Mais par décret, le gouvernement, profitant de la torpeur estivale, a prolongé la mission temporaire du député sur la sécurité d’approvisionnement électrique. Du coup, c’est son suppléant à l’Assemblée qui le remplace, Pierre Ribeaud.

Donc pas d’élections partielles, ce qui est pratique, le parti socialiste ayant perdu 12 des 14 élections partielles depuis 2012.
Mesdames et Messieurs les électeurs de la 5ème circonscription de l’Isère : taisez-vous !

dimanche 23 août 2015

« Au secours ! les Grecs retournent aux urnes ! »


Alexis Tsipras a démissionné de son poste de premier ministre. Jeudi dernier, la Grèce a remboursé en temps et heure une échéance de 3,4 milliards d’euros à la BCE. Encore heureux, il ne faut pas oublier que la veille, la Grèce avait reçu un virement de 13 milliards d’euros des européens… J’ai plus d’un de mes clients qui apprécieraient qu’à la veille de leur échéance de prêt, leur banque leurs verse 4 fois le montant de cette échéance.

Alexis Tsipras avait réussi à faire cracher aux créanciers de son pays (l’Union Européenne et le FMI)
la somme de 86 milliards sur trois ans pour éviter une sortie de la zone euro. En échange, il s’était débarrassé de Varoufakis, son encombrant ministre des finances, et avait accepté de signer un accord où il s’engageait à mettre en place un certain nombre de réformes. Tout le monde faisait semblant d’y croire. A peine de retour dans la patrie d’Homère, ses amis s’éloignèrent de lui. Le pays n’était plus gouvernable. La démission s’imposait.

Alors les Grecs vont retourner aux urnes. Ce qu’il y a de fou avec les électeurs grecs, c’est qu’on ne s’attend jamais à rien et qu’on est quand même déçu.

C’est qu’ils sont capables de rappeler Varoufakis ! Que deviendra l’accord signé le 13 juillet ? Depuis cette date, celui-ci conteste publiquement les termes de ce qu’il nomme « traité de Versailles ».
Ce qui est fou, c’est qu’on espère presque que Tsipras soit réélu !

samedi 22 août 2015

Dans un pays en guerre...


Au lendemain de l’attentat raté dans le train Thalys, plusieurs sentiments se bousculent : abasourdi par la nouvelle ; écœuré par la lâcheté de l’auteur de cet acte ; admiratif envers le courage de ces passagers qui sont intervenus ; en colère contre la politique de sécurité menée dans notre pays. Mais je n’ai pas peur !

Nous sommes un pays en guerre.

Dans un pays en guerre, il convient de désigner et de nommer les ennemis : les islamistes salafistes, les islamistes radicaux.

Dans un pays en guerre, les citoyens acceptent une limitation des libertés individuelles notamment de circuler : assouplissement de la législation sur le contrôle d’identité ; couvre-feu sur tout ou partie du territoire national ; renforcement des contrôles aux frontières ; allongement du délai de la garde à vue de 96h à 10 jours.

Dans un pays  en guerre, les citoyens ne tolèrent pas la présence sur le territoire national d’ennemis : il faut interdire et démantelé les mosquées salafistes et les associations qui organisent une lutte contre la République et ses valeurs; emprisonnement immédiat des Français revenant du djihad ; expulsion des étrangers ou binationaux ayant soutenu ou participé à des actions violentes ; création de centres de rétention.

Dans un pays en guerre, les citoyens exigent la plus grande sévérité envers les ennemis identifiés : exécution stricte des peines et isolement des islamistes radicaux en prison ; placement des islamistes radicaux en centre de déradicalisation à leur sortie de prison.

Dans un pays en guerre, les citoyens de tout âge sont mobilisés et reçoivent des autorités une feuille de route leurs fixant la conduite à suivre afin de collaborer efficacement avec les forces de l’ordre.

« Il faut terroriser les terroristes ! »

vendredi 21 août 2015

A quoi sert France Télévision ?





Historiquement, la télévision est, dès son invention, perçue par les gouvernants comme un moyen de propagande au service de l'Etat. La censure y est maître. Les dirigeants totalement asservis au pouvoir en place.

Puis, la disparition de l'ORTF, la privatisation de TF1, la création de chaînes privées (Canal +, La Cinq, TV6
puis M6), le coût des programmes, ont modifié l'approche des responsables politiques du rôle de la télévision publique française. Le développement ces dernières années des bouquets satellites et numériques, puis l'apparition de la T.N.T. et de la télévision H.D. ont encore bouleversé la donne.

La question du rôle de la Télévision publique se pose de manière encore plus aujourd'hui à l’heure des restrictions budgétaires, de l’augmentation de la redevance et de la baisse des audiences.

Où est-il écrit que la France ne peut se passer de cinq chaines de télévision publiques (sans compter Arte) ?
La réponse généralement apportée est celle du soutien à la création et promotion de la culture. Mais en quoi le service public a-t-il le monopole de la culture ?

A regarder de plus près, je mets au défi un téléspectateur non aguerri de faire la différence entre des chaînes du type TF1, M6, D8, TMC (chaînes dites généralistes) avec des chaînes comme France 2 et France 3 voir France  4 (si ce n'est la publicité après 20h). France 5 et France Ô se différencient par le contenu de leurs programmes mais qui les regardent encore.

ARTE joue toujours son rôle de la "chaîne du savoir", elle est identifiée comme telle et fait des pointes d'audiences capable de rivaliser avec beaucoup de chaînes généralistes de la TNT.

Enfin, la TNT gratuite, dans son lot de chaînes qui poussent à la désolation, nous réserve de bonnes surprises (BFM TV, RMC Découverte).

Alors à quoi sert France Télévision si elle n'est pas cette vigie de la qualité que l'on célèbre dans les diners en ville ? A pas grand chose malheureusement si ce n'est à absorber 66% de la redevance audiovisuelle.

Et encore sans réussir à atteindre l'équilibre budgétaire ! Déficitaire chaque année, l'Etat, actionnaire à 100%, n'en tire aucun revenu.

Alors VENDEZ ! L'Etat devrait trouver preneur. Avec des capitaux propres inférieurs au capital social, une rentabilité inexistante, un chiffre d'affaire en baisse et un total de bilan qui se dégrade nous pouvons en tirer 350 millions d'euros.

Ca fait 350 millions d'euros de plus dans les caisses de l'Etat et permet de réduire la redevance audiovisuelle pour chaque contribuable de 83 euros par an (part allouée à France Télévision).

jeudi 20 août 2015

Migrants : tout cela pourrait bien mal finir…


Comment rester insensible à la détresse des migrants ? A la mort de ces milliers de candidats à une existence meilleure en Méditerranée ? Aux conditions de vie de ces pauvres âmes soumises aux mafias à Calais ?

La situation géographique de la France, carrefour de l’Europe, met notre pays au cœur de tous les trafics. Or, nous n’avons ni la vocation et encore moins les moyens financiers d’accueillir ce flux incessant. Mais sans politique migratoire européenne commune et sans un renforcement de notre politique intérieure nous n’arriverons à rien.

Tout cela pourrait bien mal finir…

D’ailleurs, la « question de savoir comment nous agissons avec les migrants [...] va nous occuper, bien plus que la Grèce ou la stabilité de l'euro », a déclaré cette semaine la chancelière fédérale marquant une nouvelle fois son leadership en Europe.  « Nous avons besoin d'une politique commune européenne en matière d'asile ». Ce thème qu’elle devrait partager avec le président Hollande aujourd’hui « pourrait être le prochain projet européen où nous verrions si nous sommes vraiment capables d'agir ensemble » précise-t-elle.

Il faut rapidement une politique européenne commune qui combine fermeté au niveau extérieur et respect des règles du droit à l’asile.


Fermeté extérieure en reprenant le contrôle des frontières du sud de l’Europe, véritable passoire, notamment en Grèce et en Italie qui ne peuvent faire face seules aux flux migratoires venus d’Afrique et des Balkans. Il faut aider nos deux partenaires européens en hommes, en moyens technologiques et en aides financières.

A défaut nous allons voir se multiplier les tentatives d’entrées sur le sol européen et continuer d’assister en direct à la mort de ces hommes, de ces femmes et de  ses enfants (2400 depuis le début de l’année) embarqués à prix d’or sur des embarcations de fortune.

Tout cela pourrait bien mal finir…

Le respect du droit à l’asile doit être assuré. Mais il convient de redéfinir la liste des pays dont les ressortissants sont réellement en danger notamment à cause de leurs opinions politiques. A ne pas limiter l’application du droit à l’asile, nous risquons l’engorgement des services compétents  et des erreurs de traitement pourraient arriver comme la reconduite à la frontière de migrants qui avaient réellement besoin de notre protection.

Tout cela pourrait bien mal finir…

Il faut que la France reprenne le contrôle de son territoire. Il est inadmissible qu’une partie de la Calaisie soit sous le contrôle des mafias afghane ou albanaise. Chaque jour la Police Nationale effectue sa mission dans des conditions inacceptables. Les autorités compétentes doivent donner à ces hommes et à ces femmes des ordres clairs et précis, qui ne laissent pas la place à l’interprétation où à l’improvisation. Il faut augmenter les effectifs en ayant recours à l’armée. Il faut donner plus de moyens financiers afin que cette mission puisse être accomplie dans des conditions de confort dignes de notre démocratie. Nous, Citoyens, devons manifester notre soutien aux forces de l’ordre. A ne pas accompagner notre police, un accident risque d’arriver. On parlera de « bavure ». Derrière ce mot se cache la douleur d’une victime et de sa famille. Il faudra aussi penser à la douleur de l’auteur de cette « bavure » et à sa famille dont le destin aura basculé.

Tout cela pourrait bien mal finir…

Il faut revenir sur les mesures des différents gouvernements Hollande qui attirent les candidats à la migration et font de la France un miroir aux alouettes. Dans un précédent article, intitulé « Il faut d’urgence définir une politique d’immigration (lire l’article sur mon blog), j’expliquais en quoi la politique du gouvernement allait à l’inverse du bon sens. A vouloir simplifier la régularisation des clandestins, à vouloir banaliser la naturalisation, à permettre l’accès aux soins pour tous, le gouvernement réveille les plus bas instincts de beaucoup de nos concitoyens : xénophobie et peur de l’étranger. Il suffit ainsi de peu pour que les groupuscules d’extrême droite passent à l’action et multiplient profanations, actes xénophobes, crimes racistes.

Tout cela pourrait bien mal finir…

Alors on me dira que tout ça ne serait pas arrivé si nous n’étions pas intervenus en Lybie (point de départ des migrants en Méditerranée) et que nous n’avions pas ainsi déstabilisé l’équilibre fragile des nations d’Afrique du nord et du Moyen-Orient. Bref, « que c’est la faute à Sarko ! ». D’abord, tous, les éléphants du PS compris dont François Hollande, tous (à quelques exceptions près) avions revêtu nos uniformes de la démocratie et des droits de l’Homme pour destituer le colonel Kadhafi. Ensuite, un élan démocratique, porté par une jeunesse en quête de liberté, a soufflé sur l’ensemble de l’Afrique du nord lors du printemps arabe. Ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui est à l’origine de ce mouvement que je sache ! Enfin, nous ne sommes pas intervenus en Syrie (les fantômes des victimes du président El Assad viendront encore longtemps hanter nos nuits), cela n’empêche pas les syriens de migrer pour fuir la tyrannie de leurs gouvernants et la violence de Daech !

Dans sa tribune à « Valeurs Actuelles », Éric Brunet lançait un cri, « Sauver l’Afrique, c’est maintenant. »  Tout est dit. L’Occident ne peut pas continuer à s’accaparer toutes les richesses mondiales et à s’étonner de la réaction des « crève-la-faim » ! L’une des premières actions à mener, c’est de permettre à l’ensemble de l’Afrique d’accéder à l’électricité.

Dans la Bible, Dieu fit la lumière avant l’humanité. « La lumière en Afrique combat l’obscurité » (sic E.Brunet). La démocratie combat l’obscurantisme.

Combien ça coûte ? 50 milliards d’euros.

50 milliards d’euros, c’est 100 € par européens !

50 milliards d’euros, c’est à peine le quart du gaspillage alimentaire des français sur 1 an !

 Il faut lutter contre notre égoïsme, car tout cela pourrait bien mal finir…
 

mercredi 19 août 2015

Manuel Valls, prochain ministre du chômage ?


Soyons rassurés François Rebsamen ne sera pas au chômage en mai 2017. En charge du ministère du Travail et de l’Emploi depuis à peine 18 mois, François Rebsamen a préféré redevenir maire de Dijon à la suite du décès prématuré du premier magistrat de la ville des ducs de Bourgogne. Il faut avouer que l’actuel ministre a mieux réussi dans sa ville qu’à la tête de l’hôtel du Châtelet.
Parce qu’avec la politique menée par le Président Hollande, le rôle du ministre du travail consiste à expliquer, sans rire, pourquoi la courbe du chômage ne s’inverse pas. Il est évident que dans cet exercice, son prédécesseur, Michel Sapin, semblait prendre un plaisir non dissimulé à justifier l’injustifiable.

François Hollande a lié son destin à celui de l’emploi. Après 36 mois de Hollandisme le record du  nombre de demandeurs d’emplois est battu (plus de 3,5 millions), soit une hausse de +21%. Difficile de mettre cet échec sur le dos de son prédécesseur à l’Elysée à l’heure du redémarrage des économies européennes… Si on prend tous les catégories, on assiste à une hausse quotidienne de 1000 chômeurs depuis son arrivée à la présidence. Pendant ce temps, le premier ministre anglais se félicite de créer 1000  emplois par jour depuis 2010.

« On va y mettre toute notre énergie parce qu’il n’y a pas d’autre enjeu » déclare-t-il en 2014. Tout à fait d’accord ! Moins de chômeurs ce sont plus de rentrées fiscales et sociales (charges salariales, impôts sur le revenu, TVA). Mais François Hollande s’est trompé sur son diagnostic en sous-estimant la crise de 2008 et en voulant faire de la politique de Nicolas Sarkozy la cause de tous les maux. Le président ressort alors les vieilles recettes socialistes des emplois subventionnés par l’argent public.

L’emploi est une cause nationale. Il faut en faire le ministère le plus important des deux dernières années du quinquennat. Il faut un symbole fort avec un ministre puissant. Manuel Valls doit prendre la tête de la rue de Grenelle. Manuel Valls doit cumuler les postes de Premier ministre et de ministre du travail et de l’emploi !
Tiendra-t-il le pari ? Animal politique de premier ordre, le résident de l’Hôtel Matignon, fort de l’exemple fourni par François Hollande, ne liera pas son avenir présidentiel à l’inversion de la courbe du chômage.

lundi 17 août 2015

« Tout va très bien Madame la France ! »


OU « Pourquoi la promotion Voltaire aurait dû s’appeler la promotion Ray Ventura ! »






« La France avance » affirme le premier ministre ;
« La croissance se maintient » précise le ministre des finances ;
« La reprise est là » confirme le Président de la République !

 
Je veux bien que nous ayons à faire avec la promotion Voltaire, mais même l’optimisme de Candide n’allait pas jusqu’à nier la réalité. A ce degré d’optimisme, la promotion de notre Président de la République aurait mieux fait d’être baptisée « Promotion Ray Ventura », célèbre pour la chanson « tout va  très bien Madame la Marquise ! ». Il est vrai que zéro de croissance économique au second trimestre, un taux de chômage dont la courbe ne s’inverse pas et une dette publique qui frôle les 100% du P.I.B., tout cela « vaut mieux que d’attraper la scarlatine » (autre chansonnette de Ray Ventura).

Ce ne sont pas les 300 articles de la loi Macron qui, passés sous les fourches caudines des frondeurs, changeront quoi que ce soit. Nous avons déjà perdu trois. L’économie n’en supportera pas deux de plus à ce niveau-là !

 

Pendant ce temps, la dette a augmentée de près de 3000€/seconde !

Dette publique de la France : 2.092.895.611.455 €

Déficit public de la France : 55.195.611.363 €


 

dimanche 16 août 2015

"Je crie pour les Chrétiens d'Orient !"

 
 
"En ce lendemain de 15 août, l'assourdissant silence de la communauté internationale autour du massacre  des Chrétiens d'Orient me devient insupportable.
 
Chrétiens, Musulmans,  Juifs,  Bouddhistes, Hindouistes,  Confucianistes, Taoïstes, Shintoïstes, Animistes, athées, agnostiques, philosophes criez votre soutien aux Chrétiens d'Orient afin de rompre ce silence ! "
 

Chrétiens d'Orient : les insupportables hésitations de la communauté internationale


FIGAROVOX/TRIBUNE - Les troupes de l'Etat Islamique contrôlent désormais Karakosh, la plus grande ville chrétienne d'Irak. Maxime Tandonnet s'étonne qu'il ait fallu attendre le pire pour que la communauté internationale commence enfin à réagir.
 

samedi 15 août 2015

"Cher (trop chère) Médicament !"

Tous les jours, en podcast, j’écoute l’émission d’Eric Brunet sur RMC (« Carrément Brunet » de 13h à 14h). En fait, en ce moment c’est plutôt « Carrément Perri » puisque Pascal Perri assure l’animation de l’émission pendant les congés de mon animateur-chroniqueur-essayiste préféré.

Un des sujets de la semaine traitait du prix des médicaments et du monopole des pharmaciens. Pascal Perri défendait la thèse permettant la commercialisation, notamment dans les grandes surfaces, des médicaments non remboursés par la Sécurité Sociale et sous la responsabilité d’un pharmacien salarié par cette même grande surface. Les pharmaciens sont contre (comme toujours en France où chacun défend son petit prés carré) ; moi j’étais pour  (comme chaque fois où il est question de faire disparaître un monopole) ; et les français sont…. CONTRE à 65% !!! Mais contre quoi sont-ils ? Contre une libre concurrence qui leurs permettrait d’assouvir leur consommation excessive de médicaments ?

A la réflexion je crois que la question était mal posée. La question n’était pas la remise en cause du monopole des pharmaciens mais du monopole des officines de pharmacie d’une part et, il s’agissait d’autoriser la vente des médicaments non remboursés nullement de tous les médicaments.

Toujours est-il que nous assistions là à une belle réaction corporative comme seule la France en a le secret ! Pourtant la question du coût des médicaments en France reste d’actualité.

Cette introduction un peu longue m’éloigne en partie de mon sujet.

Depuis quelques jours vous voyez sur ce blog la mise à jour de la dette de la France (presque 2.100 milliards d’euros). Cette dette s’entend au sens de « Maastricht », c’est-à-dire qu’elle intègre la dette générée par les déficits successifs de la Sécurité sociale. Elle est tellement bien intégrée qu’on ne parle plus du « trou de la sécu » comme il était d’usage avant ce tour de passe-passe comptable. Mais je vous l’annonce : la Sécurité sociale est toujours déficitaire ! Colbert peut continuer à se retourner dans sa tombe.

Quand on sait que chaque français dépense en moyenne 504 € de médicaments (40% de plus que nos voisins européens) et que beaucoup d’entre eux finissent à la poubelle (1/2 selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) de novembre 2007), ces médicaments prescrits, remboursés et non consommés coûteraient 2 à 3 milliards d’euros à la France.

L’autre facteur de perte est lié au conditionnement : les laboratoires sortant des boîtes grands modèles pour des traitements de courte durée et les pharmaciens ne respectant pas toujours leur obligation de délivrer le conditionnement le plus économique. Les pays anglo-saxons, en particulier les États-Unis, ont recours depuis des années à ce mode de dispensation. Outre-Atlantique, le pharmacien reçoit les médicaments en vrac et il prépare de petits flacons contenant le nombre exact de comprimés ou de gélules, sur lesquels il colle une étiquette comportant le nom du malade, celui du médecin, le détail de la prescription, etc.

La généralisation du tiers payant, l'absence de ticket modérateur et d'avance des frais n'incitent pas à la modération. Il faut responsabiliser les malades pour chaque comprimé qu'ils prennent : 13 % des patients demandent le rajout de médicaments sur leur ordonnance (rapport de l'Inspection générale des affaires sociales de novembre 2007). Il faut responsabiliser les médecins afin qu’ils prescrivent raisonnablement : les prescriptions médicales excèdent les normes de 30 à 70 % et selon les entreprises du médicament (Leem) 90 % des consultations médicales se concluent par une ordonnance, contre 43 % aux Pays-Bas. Il faut mieux former les médecins, les labos l'ont bien compris : ils consacrent chaque année 25 000 euros par médecin généraliste pour faire la promotion de leurs produits par le biais de visites médicales.


TEMOIGNAGE

Ce sujet m’interpelle car étant atteint d’une maladie neurologique, la maladie de Parkinson, je me réjouie d’être couvert par un  système de protection sociale qui me rembourse l’intégralité des mes frais de médicaments (330€/mois) sans oublier les 0,51€/ ordonnance au titre des « honoraires dispensations complexes » (nous y reviendrons), de mes séances de kiné (120€/mois) et des honoraires de mon neurologue (23€/ consultation à La Pitié Salpêtrière). Je vous passe l’examen ayant permis le diagnostic de la maladie et de la nécessaire (mais efficace) opération chirurgicale d’ici 4 à 5 ans.

Si on ne s’en tient qu’aux médicaments, avec une espérance de vie de 75 ans, je devrais couter à la Sécurité sociale encore 120.000 € (en euros constant).

 La difficulté du traitement est de trouver le juste dosage, sachant que pour certains d’entre eux, une adaptation progressive (ou dégressive en cas d’arrêt du traitement) est nécessaire. C’est le cas notamment pour le SIFROL et pour le STALEVO (avec des dosages multiples), le premier par quantité de 30 comprimés, le second par 100, le tout correspondant à peu près à un mois de traitement.

Or les périodes d’adaptations durent en moyenne une semaine.

Ainsi, en juin 2015, ma consommation de SIFROL entraînant plus d’effets néfastes que de résultats positifs,  il fut nécessaire de passer d’un dosage de 2,1 mg à 0,52 mg en 4 étapes : 1,57 mg pendant une semaine ; 1,05 mg la semaine suivante ; à 0,76 mg la troisième semaine puis 0,52 mg. Le SIFROL n’existe qu’en dosages 0,26 / 0,52 / 1,05 et 2,10 (bien sur, on ne peut pas les couper). Mon pharmacien, à la vue de mon ordonnance me remis : 1 boite de 30 comprimés 1,05 mg (je n’en ai besoin que de 14), 1 boite de 30 comprimés 0,26 mg (je n’en ai besoin que de 7), 1 boite de 0,52 mg (que j’utiliserai en entier). Au passage je n’utilisais pas les 15 comprimés au dosage 2,10 mg qui me restait de ma précédente prescription. Au total la perte financière s’élevait pour cette catégorie de médicament à 64 € (soit près de 50% de la facture).

Pourquoi mon pharmacien ne m’a-t-il pas proposé 2 boites de 0,52 à la place d’un boite de 1,05 mg (il n’y aurait eu aucune perte sur la première semaine) ; et me conseiller de prendre 2 comprimés de 0,26 mg à la place d’un de 0,52 mg le temps d’épuiser la boîte (ce que je ferai à mon initiative) ? La perte n’aurait alors portée que sur le dosage à 2,10 mg (perte de 36 € versus 72 €).

La même démonstration peut être faite sur la prescription de STALEVO (vendus par 100) et dont je vais me retrouver avec 300 comprimés avec 3 dosages différents pour un montant total de 280 € et où, sans un minimum de civisme j’aurai pu être amené à jeter 80 € de comprimés (correspondant à une boite de STALEVO 50 dont je n’ai besoin que de 14 comprimés sur les 100 vendus et n’ayant pas reçu le conseil du professionnel de consommer 2 comprimés de 50 !).

Pourtant, à chaque ordonnance, je règle (pardon vous réglez pour moi via la Sécurité sociale), 51 centimes au titre d’ « honoraire de dispensation complexe » !

 Je pose alors les questions suivantes : 1/ pourquoi je n’ai pas reçu d’information de mon pharmacien, 2/ pourquoi faire des conditionnements de cette quantité.

De réelles économies pourraient être réalisées si ce conseil était fait (évalué dans notre cas d’espèces à 116 € (sur une facture de 350 €) ; si on passait au conditionnement unitaire (36 € dans notre cas) ; et enfin, si on s’interrogeait sur l’utilité d’intégrer systématiquement la notice du médicament dans chaque boîte (dans notre cas d’espèces j’ai reçu 3 fois la notice du STALEVO et 3 fois la notice du SIFROL), notices qui me sont remises chaque mois avec le renouvellement de mon traitement. Ces notices qui représentent à elles deux 6 feuilles format A4 alors qu’elles sont accessibles sur internet ou qu’elles pourraient être remises sur demande par le pharmacien (le coût du papier, de l’impression, du pliage, de l’insertion dans la boîte et le coût du transport lié au poids de celles-ci n’ont pas été évalués – je suis preneur si l’un d’entre  vous est capable de le faire).


Longue, trop longue peut être démonstration, mais c’est de l’argent public dont on parle.
 
 
 
 
 
 
  




N'oublions pas.