samedi 31 octobre 2015

Front contre Front: ni Front National, ni Front de Gauche, ni Front Républicain !

Les ténors du parti socialiste, sans idée, sans courage, cherchent à rassembler leurs troupes "contre les réactionnaires" (dans le jargon gauchiste: la droite frontiste et tous ceux tentés par celle-ci) n'arrivant plus à rassembler "pour un projet commun". Il faut dire que rassembler une gauche qui va de Mélenchon à Macron, de Hollande à Duflot, de Valls à Montebourg, n'est pas chose facile.

Aussi, toutes les interventions de ces derniers jours ont pour seul objet de connaître la position de la droite républicaine en cas de triangulaire lors des élections régionales. Pour autant, on ne connaît pas clairement la position du parti socialiste, même si le premier ministre appelle à tout faire pour empêcher la prise d'une région par le F.N.

Le Front Républicain est une pratique qui m'a toujours dérangé. L'alliance contre nature des forces de gauche (que je détaillais plus haut) est encore plus flagrante en y associant les forces de droite. En voulant s'opposer ainsi au Front National et à sa diabolisation, la classe politique s'éloigne un peu plus encore d'une partie des électeurs français. Sans compter, que la démarche est un déni de démocratie.

Car qu'on le veuille ou non, le Front National (même à l'époque de Jean-Marie Le Pen) a toujours été un parti démocratique ayant sa place dans le jeu politique français. Aucun gouvernement de droite ou de gauche n'a jamais cherché à dénoncer son inconstitutionnalité. Aucun fait n'a montré que le parti frontiste était antidémocratique en cherchant à accéder au pouvoir autrement que par les élections.

Depuis, à la faveur des manœuvres politiques multiples des socialistes (qui à partir de1986 se sert du Front National comme variable d'ajustement), le parti frontiste est le premier parti de France (en nombre d'électeurs), Jean-Marie Le Pen a été mis en "retraite", les dérapages linguistiques sont inexistants, les théories négationnistes et racistes ont été abandonnées (en tout cas au niveau de l'état major) au profit de la préférence nationale (qui semble s'étendre au-delà des "français de souche").

Aussi, il ne faut pas céder aux manipulations de diabolisation du "bloc réactionnaire". Tout d'abord dans ce blog nous nous revendiquons "réac" c'est-à-dire ayant une forte capacité à "réagir" face au politiquement correct. Ensuite, parce que plus que tout nous devons respecter la démocratie et ne pas tronquer artificiellement les résultats. Enfin, je ne vois pas comment le droite républicaine pourrait s'allier au parti gouvernemental alors qu'elle critique à longueur de journée les orientations politiques et économiques (que dire si le Front de gauche est présent).


La position de la droite classique, rappelée par Nicolas Sarkozy, me paraît claire: ni Front National, ni Front Républicain, mais pour la démocratie. Au second tour des élections régionales, les socialistes s'opposeront-ils à une fusion de leurs listes avec celles du Front de gauche manifestement anti-européen, anticapitaliste, antiélitiste ?

vendredi 30 octobre 2015

VIDEO: Nicolas Sarkozy, 3 mai 2012 - Ecoutez, il l'avait annoncé !

 

Nicolas Sarkozy : « La Russie est un partenaire incontournable dans le règlement du conflit en Syrie. »


Vidéo Nicolas Sarkozy: "Nous ne devons pas accepter une nouvelle guerre froide"

En déplacement à Moscou (Russie), le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, a fait part, jeudi matin, de ses convictions et de son analyse tant sur le conflit syrien que sur la crise ukrainienne aux 800 étudiants de l’Institut d’Etat des relations internationales de Moscou (MGIMO) devant qui il intervenait.

Aux futurs diplomates auxquels s’était jointe une délégation de parlementaires Les Républicains composée de Rachida Dati, Christian Jacob, Alain Joyandet, Pierre Lellouche, Thierry Mariani et Philippe Meunier, l’ancien chef de l’Etat a fait un plaidoyer pour la réunion des deux coalitions en une seule, invitant tout autant Moscou que Washington à unir, en Syrie, leurs forces dans le cadre d’une coalition internationale pour « frapper Daech en priorité ».

« C’est le seul moyen d’aboutir », estime Nicolas Sarkozy pour qui « on ne pourra continuer avec deux coalitions parallèles, comme si la situation n'était pas déjà assez compliquée, qu'il fallait deux coalitions internationales qui ne partagent qu'une partie de leurs objectifs et s'affrontent sur les autres ».
Invitant Moscou à « laisser vivre l’opposition syrienne nationaliste », Nicolas Sarkozy, pour qui « la Russie est un partenaire incontournable dans le règlement du conflit en Syrie », a également demandé à ce que le droit et la coopération soient respectés et que la force et l'affrontement ne soient pas privilégiés.

« Le destin de la Russie est d'être une grande puissance mondiale et non pas régionale mais ce statut implique des responsabilités», a souligné Nicolas Sarkozy pour qui l’action de Vladimir Poutine, « au-delà de nos désaccords, a été plus positive que négative ».
L’avenir de la Syrie, Nicolas Sarkozy le voit sans le président Bachar al-Assad. « Quelqu’un qui a sur la conscience la mort de 250.000 compatriotes ne peut pas représenter l'avenir de son pays. A un moment, il devra partir, mais son départ ne doit pas être un pré-requis avant toute solution politique », note Nicolas Sarkozy pour qui des « éléments actuels» du régime peuvent être associés à « une solution politique durable ».

Sur l’Ukraine, Nicolas Sarkozy a appelé à un « respect intégral » des accords de Minsk et plaidé pour la levée « au moins progressive » des sanctions, notamment celles qui touchent l'agriculture européenne. « Il faut sortir de la crise maintenant. La Russie souffre, l’Europe aussi. Entre nous, il faut choisir le rapprochement et le dialogue. La France et la Russie ont besoin de travailler ensemble. Dans le monde qui est le nôtre nous ne devons, à aucun prix, accepter une nouvelle guerre froide », a souligné Nicolas Sarkozy pour qui « nous devons créer un nouvel espace économique et humain entre l’Europe et la Russie. Isoler la Russie n’a aucun sens », a estimé Nicolas Sarkozy qui s’est ensuite entretenu avec Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie.

Lors de son déplacement, Nicolas Sarkozy a déjeuné avec des représentants de la chambre de commerce franco-russe. Il a également rencontré des expatriés français, membres des Républicains. De leur côté, la délégation de parlementaires des Républicains s’est rendue au Parlement de Russie (la Douma) pour échanger avec une délégation de parlementaires russes

jeudi 29 octobre 2015

Pourquoi François Hollande va être réélu en 2017 ? Si on ne fait rien...

A cette question, tout professeur de français vous dirait qu'il faut répondre par une phrase commençant par :"parce que".

Alors je cherche à satisfaire mes anciens professeurs:
"Parce qu'il a inversé la courbe du chômage...": mauvaise réponse !
"Parce qu'il a redonné confiance aux entreprises...": encore une mauvaise réponse !
"Parce qu'il a fait de la France un acteur majeur des relations internationales...": réponse grotesque.
"Parce qu'il a sécurisé et apaisé les banlieues...": toujours pas bon.
"Parce qu'il a réduit le déficit budgétaire...": non vraiment pas.

J'ai beau cherché, la réponse ne peut commencer par "parce que". Le question est peut-être (volontairement) mal posée. Si vous transformez la question en : "Comment François Hollande va être réélu en 2017 ?" Là je sais répondre.

Prenons le calendrier électoral tel qu'il est prévu. En décembre, à la suite des Régionales, le PS se prend une claque et le FN emporte une ou deux régions. L'année 2016 est entièrement consacrée aux primaires de tout bord. Le début de l'année 2017 se déroule l'élection présidentielle suivie des législatives. Faisons un peu de politique fiction: Nicolas Sarkozy est élu président de la République face à Marine Le Pen. Les législatives dégagent une faible majorité (mais suffisante pour gouverner) pour une alliance Centre-UDI-Républicains. Le députés FN sont nombreux (assez pour constituer un groupe). Nicolas Sarkozy met en place son programme de réformes. La situation du pays se redresse et s'apaise. A la fin du quinquennat le candidat de la majorité présidentielle a toutes les chances d'être élu à la présidence. Le Front National a perdu une grande partie de ses électeurs revenus dans le giron de la droite républicaine. Le Parti Socialiste repart pour cinq nouvelles années de traversée du désert (soit dix années en tout, soit une génération de socialistes perdue).

Retournons vers le futur. Décembre 2015, les Régionales sont perdues par le parti gouvernemental et le FN réalise le score attendu. François Hollande profite de son allocution du nouvel an pour annoncer la dissolution de l'assemblée nationale. Les trois premiers mois de l'année sont consacrées à la campagnes des législatives. Une "vague bleue" déferlent sur l'hémicycle. François Hollande se déclare alors "au-dessus des partis". Comme chef du plus grand parti de la droite, Nicolas Sarkozy devient premier ministre. Les ambitions personnelles des leaders de droite et a forte représentation des députés frontistes compliquent la constitution d'une majorité stable. Les réformes nécessaires et attendues ne viennent pas. Les primaires sont quasiment inorganisables à droite. Début 2017 débute la campagne présidentielle. La droite arrive en ordre dispersée au premier tour de l'élection présidentielle et aucun d'eux n'est présent au second tour. Au parti socialiste (ou tout le monde veut redevenir député ou/et ministre) le seul candidat  "consensuel" est François Hollande, désigné candidat à sa propre succession. Au second tour, il se retrouve face à Marine Le Pen. Il est réélu. Il provoque de nouvelles élections législatives. La droite est en lambeau. La gauche est majoritaire et doit faire face à un important groupe "bleu marine". La démocratie vient d'être confisquée !

mardi 27 octobre 2015

Qu'avons-nous fait de nos banlieues ?

Le triste anniversaire des dix ans des émeutes de Clichy-sous-Bois, est l'occasion de s'interroger sur 40 ans de politique de la Ville. La situation des banlieues s'est dégradée, certaines cités sont devenues des zones de non droit où règnent l'insécurité et les trafics de tout genre.


A qui la faute ?

Bien sûr, nos hommes et femmes politiques n'ont pour la plupart rien compris aux banlieues (qu'ils ne connaissent qu'en période électorale). Trois hommes d'état ou de gouvernement sortent du lot sur ces 40 dernières années:
1. Bernard Tapie qui a compris l'importance d'amener les entreprises au cœur des cités et de créer du lien via le sport;
2. Jean-Louis Borloo qui a engagé un grand plan de rénovation des "barres" tout en associant lutte contre la délinquance et lutte contre les discriminations;
3. Nicolas Sarkozy qui a su faire passer un message fort aux banlieues en ne s'adressant pas aux fouteurs de troubles mais à leurs victimes. Il associera à ce discours de fermeté les éléments économiques nécessaires au développement des cités.

Nous sommes, comme électeurs, responsables également de cette situation. En 40 ans, l'alternance gauche-droite s'est produite à 8 reprises laissant la droite au pouvoir 22 ans et la gauche 18 ans. L'instabilité politique voulue par les électeurs français est un frein à la conduite de mesures qui ne prennent leur sens qu'avec le temps.

Enfin et surtout, il y a ces hordes de voyous qui mettent en coupes réglées des quartiers entiers profitant de la peur et de la détresse de leurs habitants. Sur ce terreau fertile, nourri de trafics de stupéfiants, d'armes et de recels de toutes sortes, prospère et se développe l'islamisme radical, seule réponse offerte à une jeunesse en perdition.

Des dizaines de milliards d'euros (entre 100 et 200 milliards selon la Cour des comptes qui n'y retrouve même plus ses petits) ont été dépensés sans réel résultat.

Que faire ?

1. Réaffirmer la position "tolérance zéro" de Nicolas Sarkozy sur la délinquance (renforcer les effectifs de police urbaine dans les commissariats afin de doubler les BAC - et non combler le manque avec des CRS, augmenter le nombre d'officiers de police judiciaire spécialisés dans la lutte contre le trafic de drogues) et interdire les imams radicaux (organiser un islam de France avec un enseignement institutionnalisé; rendre obligatoire les prêches en langue française); imposer un couvre-feu pour les mineurs de 13 ans; interdire les rassemblements de plus de 10 personnes sans déclaration préalable.

2. Reprendre le plan Borloo dans son ensemble et faciliter l'installation de petits commerces et de très petites entreprises (via le micro crédit et des taux bonifiés - utilisation des ressources excédentaires du Livret A); faciliter l'accès à la propriété en proposant des prêts sur très longues durées et à taux non margés aux locataires de HLM afin qu'ils rachètent leur appartement (plutôt que de consentir des prêts aux offices HLM).

3. Revaloriser l'école et rendre perméable l'enseignement suivi avec la réalité économique afin d'encourager les vocations et les ambitions personnelles. Développer l'apprentissage et faciliter l'accès aux études supérieures via des bourses au mérite.

*** 

ANNEXE - RETOUR VERS LE FUTUR
 
Dans les années 60, les grands centres urbains, véritables dortoirs géants, sont une réponse apportée par un marché en pleine croissance à l'arrivée sur le marché du travail (et donc de l'équipement et du marché immobilier) de la génération du baby boom. Cet afflux de populations est accentué par l'arrivée massive des rapatriés consécutifs à la décolonisation et par celle d'immigrés qu'absorbe sans difficulté une économie florissante.
En 1973, né de la politique des années 60, une "crise urbaine" amène les pouvoirs publics à abandonner la construction de grands ensembles. Le premier plan banlieue apparaît en 1977. Suite aux émeutes à Vaulx-en-Velin de 1979 et des incidents (très médiatisés) de la cité des Minguettes à Vénissieux (1981), le gouvernement d'union de la gauche lance les programmes de développement social des quartiers (DSQ) afin de lutter contre la "ghettoïsation" et crée les Zones d'éducation prioritaires (ZEP).
En 1983, sensible à la Marche des "beurs" (pour l'égalité et contre le racisme) François Mitterrand lance le programme "banlieues 89" pour rénover et désenclaver les quartiers défavorisés. Après de nouveaux troubles à Vaulx-en-Velin, François Mitterrand annonce la création d'un ministère de la Ville. Des lois importantes sont votées pendant cette période (loi "anti-ghettos" et instauration d'une solidarité financière entre les communes.
En 1992, ministre de la Ville, Bernard Tapie présente un plan pour les banlieues proposant un partenariat avec les grandes entreprises et des projets d'intégration. Alain Juppé, premier ministre, met en place le pacte de relance de la ville qui met l'accent sur le développement économique et la lutte contre le chômage et redéfinit les quartiers considérés comme prioritaires. En 2000, la loi SRU (loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain) oblige les communes de plus de 3.500 habitants à disposer d'au moins 20% de logements locatifs sociaux sur leur territoire.
 
La loi du 1er août 2003 d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, dite "loi Borloo", marque un tournant: 
- programme national de rénovation urbaine (PNRU) avec pour objectif la construction de 200.000 logements sociaux et la démolition de 200.000 logements vétustes entre 2004 et 2008.
- création de l'Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU) pour sélectionner et financer les projets.
- mise en place de l'Observatoire national de la délinquance et de l'Observatoire des zones urbaines sensibles chargé d'évaluer les politiques sont mis en place. En 2004, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité des chances voit le jour.
 
Octobre 2005 débutent des émeutes à Clichy-sous-Bois où deux adolescents qui tentaient d'échapper à la police, trouvent la mort. Les troubles gagnent plusieurs villes de France. L'état d'urgence est proclamé le 8 novembre. Le gouvernement promulgue la loi pour l'égalité des chances du 31 mars 2006 (emploi et éducation). Fin 2007, pour la première fois, des armes à feu sont utilisées contre les policiers.

Persona non grata dans les banlieues défavorisées, Nicolas Sarkozy n'oublie pas les banlieues une fois élu président de la République. La dynamique "Espoir banlieues" en  juin 2008 vise à mobiliser plus largement l’ensemble des politiques de droit commun de l’Etat au service des projets locaux : l’emploi, le désenclavement, l’éducation et la sécurité ont été identifiés comme les champs prioritaires de l’action du gouvernement mais d'autres dispositifs visant à l’amélioration de la vie des habitants portent sur le cadre de vie, la sécurité, la vie associative, le logement, la santé, la culture... Mais le projet est trop lourd pour Fadela Amara, alors secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville. Préoccupé par la situation internationale et la crise financière mondiale (subprimes, dettes souveraines, crises bancaires), Nicolas Sarkozy ne peut se consacrer au sauvetage du plan qui est un demi-échec.

Depuis 2012, la banlieue, terrain de jeu des socialistes, est à l'abandon. Connaissez-vous le nom de la personne en charge de la ville au gouvernement ?


Discours de Nicolas Sarkozy - 27 Septembre 2015

Discours de soutien à Valérie Pécresse prononcé par Nicolas Sarkozy lors du Grand Rassemblement de l'Alternance en Ile-de-France le 27 septembre 2015 à Nogent-sur-Marne

 

samedi 24 octobre 2015

La Turquie ne doit pas adhérer à l'Union Européenne

Dans les conclusions du Conseil européen du 15 octobre 2015, consacré à la question migratoire, évoque la nécessité de "revigorer le processus d'adhésion" de la Turquie à l'Union européenne.

C'est une erreur politique et stratégique grave.

Certes, un partenariat privilégié doit se poursuivre entre l'U.E. et la Turquie. Il est important pour les Européens de s'assurer de la stabilité de cette région du monde. Confronté aux vagues migratoires provenant de la Syrie et de l'Irak, en contact direct avec des territoires contrôlés par Daech, la Turquie doit pouvoir compter sur la solidarité de l'U.E. y compris financier.

Mais l'U.E. et particulièrement le gouvernement français ne doivent pas faire preuve de complaisance à l'égard des autorités turques. La politique ambiguë du président Erdogan dans la lutte contre Daech, les violations manifestes des droits de l'homme, la répression menée contre les journalistes et les opposants, les exactions contre le peuple kurde sont autant de freins à l'adhésion de la Turquie.

Pour une révolution libérale de l'Ecole !

Il faut mener une révolution libérale de l'école dont les missions priment sur les principes.

L'Ecole doit faire de l'enfant un Citoyen éclairé et autonome capable de raisonnement  d'abord, lui offrir une compétence professionnelle adaptée à ses aspirations et à ses compétences intellectuelles et physiques ensuite, et le respect de l'autorité et des valeurs couronnant le tout enfin.

Cette révolution libérale de l'Ecole doit s'articuler autour de trois axes:

1. les établissements scolaires (écoles primaires, collèges, lycées) doivent être autonomes à l'image de nos universités. Les chefs d'établissement doivent devenir de réels supérieurs hiérarchiques du corps enseignants avec des compétences élargies (possibilité de recruter eux-mêmes les profs).

2. Les acteurs de l'établissement doivent être responsabilisés: services modulables, enseignements de plusieurs matières, élargissement des heures de présence dans l'établissement, heures de formation hors des horaires de cours.

3. Les métiers d'enseignants doivent être revalorisés: augmentation salariale, primes au mérite, mise à disposition dans les locaux de l'établissement d'un bureau individuel (permettant le travail personnel et la rencontre en toute confidentialité des parents), modernisation des outils mis à leur disposition (ordinateur portable, smartphone, abonnement internet).

Les grands principes de l'Ecole doivent être aménagés:

1. La liberté d'enseignement, qui consiste en la cohabitation du public et du privé, ne doit pas être contraint par la carte scolaire.

2. La gratuité de l'école doit être assurée par la mise à disposition des fournitures scolaires au sein de coopératives sous la responsabilité du chef d'établissement en lieu et place du versement de la "prime e rentrée".

3. La neutralité de l'enseignement doit simplement consister en l'absence de prosélytisme du corps enseignant. Une neutralité complète est incompatible avec l'objectif de formation de citoyens éclairés.

4. De même, la laïcité n'est pas la promotion de l'athéisme et le refus de la religion. La laïcité c'est le "vivre ensemble" dans le respect mutuel et avec la reconnaissance des origines chrétiennes de la nation française.

5. L'enseignement public jusqu'à 16 ans est un frein au développement personnel des jeunes adolescents en échec scolaire dont l'absentéisme important n'est jamais sanctionné. La présence de ces jeunes adolescents dans les classes complique la tâche des enseignants et est nuisible pour l'ensemble des élèves. Obligatoire dans un unique souci d'égalitarisme totalitaire, ce principe doit être amendé et ramené à 13 ans.

vendredi 23 octobre 2015

Rétablissons l’autorité en France !

Les symboles de l’autorité en France sont mis à mal : sentiment d’insécurité de la population, zones de non droit, malaises de la Police Nationale, de la Gendarmerie et de l’administration pénitentiaire, laxisme présumé des autorités judiciaires, absence de reconnaissance des victimes…



Résumé de l’article :

  1. Création d’un ministère unique Police, Gendarmerie, Douanes et Justice
  2. Réforme constitutionnelle consacrant l’indépendance du pouvoir judiciaire et élections des juges
  3. Simplification du code de procédure pénale et durcissement de la législation anti-terroriste et anti-stupéfiant.
  4. Couvre-feu pour les mineurs de 13 ans. Création d’une police des transports rattachée à la direction générale de la police nationale. Création d’une législation répressive contre les émeutiers.
  5. Privatisation des maisons d’arrêt et rénovation par l’Etat des établissements pour peine
  6. Conditions d’exécution de la peine réaménagées
  7. Expulsion dans leur pays d’origine des condamnés étrangers ayant effectués leur peine
  8. Revalorisation des fonctionnaires du ministère (logement, heures supplémentaires)

La première décision à prendre est la création d’un grand ministère de la Sécurité Intérieure, de l’Immigration, de la Justice et des Libertés. Ainsi, le ministre de tutelle des magistrats, de l’administration pénitentiaire et des forces de l’ordre (police et gendarmerie auxquelles seront ajoutées les douanes) serait un ministre unique. Ces compétences seraient élargies aux Cultes, aux Collectivités territoriales et Outre-Mer.

Une grande réforme constitutionnelle consacrerait l’indépendance de la Justice. Les juges seraient désormais élus au suffrage universel indirect par un collège d’élus locaux (maires, conseillers municipaux, conseillers territoriaux) dans une circonscription correspondant à un département. Ce système de désignation les rend indépendant du pouvoir exécutif et responsable devant le suffrage universel. Pendant l’exercice de leur fonction, les magistrats sont inamovibles.

Un travail de modernisation, d’allègement et de simplification du code de procédure pénale (notamment pendant la période de l’enquête préliminaire) doit être réalisé afin d’éviter toutes les remises en liberté liées à des erreurs de procédures. Les mesures de privation de liberté dans les enquêtes liées au terrorisme ou au trafic de stupéfiants doivent être portées à 14 jours.

Un couvre-feu pour les mineurs de 13 ans est instauré sur l’ensemble du territoire national. Une politique « tolérance zéro » contre la fraude dans les transports en commun est appliqué permettant notamment le contrôle d’identité, la fouille au corps, la rétention administrative par la police des transports créée à cet effet en remplacement des agents SNCF ou RATP. Face aux dégradations commises dans les banlieues à certaines périodes de l’année, et pour lutter contre le hooliganisme (notamment lié au foot), une législation spécifique « anti-émeutiers » doit être proposée alourdissant les peines encourues.

Les maisons d’arrêts (personnes présumées innocentes en détention provisoire ou détenus condamnés dont le restant de la peine à exécuter est inférieur à 2 ans) doivent être privatisés. Le personnel conserve sa qualité de fonctionnaire et est rattaché à la direction de l’administration pénitentiaire.

Rénovation par l’Etat des établissements pour peine.

Chaque détenu ou condamné doit pouvoir bénéficier d’une cellule individuelle avec toilette et douche. Les détenus sont rassemblés au sein de quartiers en fonction de leur dangerosité potentielle et les motifs de leur détention. Les détenus poursuivis pour des infractions d’ordre sexuel sont rassemblés au sein d’un quartier spécifique bénéficiant d’un encadrement psychiatrique. Renforcement des mesures de réinsertions sociales, de maintien des liens familiaux et du suivi administratif et psychiatrique des anciens détenus.

Aucune permission ou remise de peines ne peut être accordé si les deux tiers de la peine n’ont pas été exécutées.

Instauration de la double peine permettant l’expulsion des condamnés étrangers ayant purgé leur peine vers leur pays d’origine.

Les fonctionnaires dépendants du ministère doivent se voir proposer à chaque mutation des logements décents hors des banlieues pour la sécurité des familles. La réalisation d’heures supplémentaires et les conditions de paiement de celles-ci doivent être soumises aux condition du droit du travail.

Dans un prochain article, nous étudierons l’aspect budgétaire de ce ministère.

jeudi 22 octobre 2015

Pour en finir avec la lâcheté de nos hommes politiques

Maxime Tandonnet dans « Mon blog personnel » déplore dans un billet en date du 22 octobre (« Le chaos et l’espérance ») que la « France dite d’en haut, dirigeante, médiatique, politique, se montre profondément désemparée, pataugeant dans une apparence d’impuissance. Non qu’elle ne dispose pas des moyens d’action, mais elle est empêtrée dans une lâcheté sans nom qui l’empêche d’esquisser le moindre geste. » Le 13 octobre, dans « Ma pensée politique la plus sincère… », l’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy relève « la médiocrité ambiante » de la classe politique dans son ensemble. Le 21 octobre, Ivan Rioufol nous expliquait combien « la politique de l’apaisement est une lâcheté » constatant que « l’autorité de l’Etat (…) se délite chaque fois un peu plus, sa tolérance affichée ressemblant trop souvent à une faiblesse. »

Il faut bien l’avouer, la pauvreté des débats et l’absence de réformes de fonds gangrènent la vie politique. L’opposition n’est pas en reste, la plupart de ses soi-disant leaders se contentant d’aboyer avec la meute.

Comment expliquer cet immobilisme général ?

Je distingue plusieurs facteurs :

-       La mégalomanie de notre classe politique qui se rêvent tous en président de la République.

-       Le raccourcissement du temps politique lié au quinquennat renouvelable et aux primaires.

Il faut dire que la mégalomanie est devenue la règle essentielle du caractère de nos hommes politiques ! De la droite à la gauche, tous les candidats à la présidentielle ou à la primaire (pour les partis qui en organisent) sont persuadés d’être élus et de faire un bon président de la République.

Tout à changer en 2002 lorsque Jean-Marie Le Pen s’est retrouvé au 2ème tour. De ce jour-là, tous les seconds couteaux de la politique se sont demandés : « pourquoi pas moi ? » Ce sentiment a été renouvelé en 2012 avec l’élections de François Hollande (qui ne s’attendait même pas à être candidat d’où l’impréparation de sa magistrature). Avant cette date, une grande majorité des candidats à la présidentielle savaient qu’ils n’avaient aucune chance d’être élus mais se présentait pour faire valoir une opinion, une idée, une idéologie.

Le quinquennat renouvelable et les primaires sont les deux sous-facteurs du raccourcissement de la vie politique.

Le quinquennat renouvelable place le président en fonction à « penser » sa réélection très tôt dans l’exécution de son mandat et raccourcit d’autant la « période de grâce » (tout doit se jouer dans les trois à cinq premiers mois estiment plusieurs commentateurs de la vie politique).

Ce temps est en plus accélérer par l’organisation de primaires. Jusqu’avant les primaires, les candidats se déclaraient une bonne année avant les élections ; le président attendait lui le dernier moment soit 4 à 5 mois avant le premier tour (même si sa « campagne » débutait réellement 2 ou 3 mois avant cette déclaration). Aujourd’hui, pour contrer l’organisation de primaires dans sa famille politique, le président Hollande est obligé de se dévoiler comme candidat à sa propre succession alors qu’il reste encore près d’un tiers du mandat à réaliser ! L’opposition n’est pas mieux lotie. Son champion doit être élu au moins 1 an avant la présidentielle (comme avant) mais il faut ajouter 6 à 8 mois de campagne supplémentaire.

Contre la mégalomanie, on ne peut pas grand-chose si ce n’est un accompagnement psychiatrique. La suppression de l’usine à mégalo qu’est l’ENA pourtant participerait grandement à cet effet.

Contre le raccourcissement de la vie politique, il existe des solutions :

Ø  Rallonger le mandat du président de la République (fourchette de 7 à 10 ans) et interdire son renouvellement afin de libérer le titulaire de la pression de sa réélection.

Ø  Supprimer purement et simplement les primaires qui ne correspondent pas aux pratiques démocratiques de notre pays.

mercredi 21 octobre 2015

Emeutes à Moirans: à qui profite le crime ?


« Je ne serai pas un nouveau Fabrice Del Dongo ! ». Fabrice est le héros romantique de Stendhal dans la Chartreuse de Parme. Je ne veux pas être un nouveau Del Dongo qui assista, sans rien comprendre, à la bataille de Waterloo et à la fin de l’empire français. Je ne suis pas un nouveau Del Dongo dans le sens où je n’assisterai pas à la fin de mon pays, de ma nation, sans réagir.

Les évènements d’hier après-midi en Isère sont, avec tant d’autre,
la preuve du laxisme socialiste et de la disparition de l’autorité. On peut s’étonner en voyant les images de l’absence de réactions des forces de l’ordre. Mais les forces de l’ordre n’utilisent, dans une démocratie, la force que s’ils en ont l’ordre ! L’ordre a-t-il été donné ? Je ne pense pas.


Je veux bien comprendre qu’en démocratie, l’usage de la force doit être mesurée. Mais aujourd’hui il n’y a plus rien à mesurer. On laisse faire ! La France est devenue un gruyère de zones de non droit : la Calaisie avec les réfugiés ; les camps des gens du voyage ; les cités des banlieues ; et je passe le site de construction du nouvel aéroport de Nantes aux mains de terroristes écolo !

Le président de la République prône l’apaisement. Le premier ministre fronce les sourcils. Le ministre de l’intérieur constate. Le garde des sceaux… (je ne sais pas trop ce qu’elle fait).

Tous ces braves gens ne feraient-ils pas de la politique politicienne sur notre dos ?

Je m’explique. A qui profite le crime ? En laissant dégénérer la situation (dans ce cas mais comme dans beaucoup d’autres) le parti socialiste fait le jeu… du Front National ! A 18 mois des élections présidentielle, François Hollande est convaincu de la porosité de la frontière qui sépare la droite républicaine du mouvement de Marine Le Pen. Selon ces calculs, en offrant un boulevard aux électeurs lepénistes, il affaiblit la droite classique. Ainsi, François Hollande joue la carte d’un 21 avril 2002 où il serait au second tour face à Marine Le Pen. A quelques semaines des régionales, la déroute étant annoncée pour le P.S., l’exécutif veux vérifier, grandeur nature, sa stratégie.
Minable et dangereux !

 

mardi 20 octobre 2015

Réforme de la carte scolaire : tous nuls mais égaux !

"L'égalitarisme doctrinaire s'efforce vainement de contraindre la nature, biologique et sociale, et il ne parvient pas à l'égalité mais à la tyrannie." Vous l'avez compris, j'ai relu récemment Raymond Aron. Et c'est par une citation tirée de son "Essai sur les libertés" que je voulais introduire mon billet sur la nouvelle réforme de l'éducation nationale.

Plus important budget de l'Etat avec ses 900.000 fonctionnaires, le ministère de l'éducation nationale est certainement celui qui, tous gouvernements confondus, a connu le plus de réformes. Pour quel résultat ?  Un jour je m'attèlerai à la tâche pour voir si le "mammouth" a bougé.

Toujours est-il que, pour ne pas déroger à la règle, Mme VALLAUD-BELKACEM souhaite réformer la carte scolaire. La ministre serait venue à la conclusion suivante : dans les quartiers pauvres, les élèves sont nuls alors que dans les quartiers riches, ils sont bons. Des études auraient été faites par ses services lui permettant d'en tirer ses conclusions. Mais quelles études ? Revenus ? Catégories socio-professionnelles ? Origines sociales ? Horreur ! ses services n’ont pas eu recours à des statistiques ethniques j’espère !

L'idée est de mélanger tout le monde. En langage énarque cela s'appelle "mixité sociale". En fait, c'est une connerie. De la diversité naîtrait une nouvelle génération de "bêtes à concours" sur la simple volonté d'un égalitarisme forcené ! Et pour tout égaliser : on rabote. On rabote les bourses au mérite, on rabote l’enseignement de l’histoire, de la culture générale, des langues étrangères… jusqu’à ce qu’on ait une génération au même niveau : un niveau de nuls. Tous nuls mais tous égaux !

Et la liberté dans tout ça ? On reproche aux parents de ne pas jouer leur rôle d'éducateurs et on leurs interdit de "choisir" l'établissement scolaire de leur progéniture (qui au passage, ils ont payé de leurs impôts). Ce qui va se passer, c’est que les classes les plus riches et les classes moyennes supérieures (quitte à se saigner), vont envoyer leurs enfants dans des établissements privés. Comme ça, plus besoin de raboter.

lundi 19 octobre 2015

Sommes-nous à la veille de la troisième guerre mondiale ?

A Raymond Aron (1905-1983) – 32ème anniversaire de sa mort le 17 octobre.

L’accroissement des inégalités entre le continent africain et le reste du monde, la pression démographique de l’Afrique et l’aspiration d’une jeunesse à une vie meilleure provoquent un flux migratoire en Europe sans précédent.

La déstabilisation du régime syrien et de l’Irak par Daech, le retour en grâce de l’Iran dans les relations internationales et les tentations islamistes dans les émirats de la péninsule arabique augmentent les tensions et la généralisation des conflits au Moyen Orient. Ajoutez à cela, les conflits ancestraux entre Israël et ses voisins arabes, eux-mêmes en prise dans une guerre de religion entre sunnites et chiites, et vous aurez les ingrédients d’une poudrière prête à embraser l’ensemble du Moyen-Orient du Sinaï aux frontières indiennes, de la Turquie à l’Arabie Saoudite, en passant par les anciennes républiques soviétiques (aujourd’hui indépendantes) du sud de la Russie.

L’Afrique et le Moyen Orient alimentent les réseaux mafieux de migrants, offrant aux populistes de toutes sortes, un terreau favorable à leur développement.

Les tensions territoriales se ravivent entre la Chine et le Japon, entre la Chine et l’Inde, entre l’Inde et le Pakistan, entre la Russie et l’Europe de l’est. Face à l’expansion de l’OTAN née de la chute du mur de Berlin, la Russie réarme.

Les conflits économiques ne sont pas en reste : monétaires entre les Etats-Unis et la Chine, commerciaux entre les Etats-Unis et l’Europe. La récession économique qui touche aujourd’hui la Chine remet en cause le système du parti unique et la légitimité de ses classes dirigeantes. Les monarchies du Golfe sont confrontés à la perte inévitable de leur source de revenus uniques, le pétrole, par le remplacement progressif des énergies fossiles (ce qui explique la multiplications des investissements à l’étranger de ces états dont le plus symptomatique est le Quatar).

L’Europe, servie par une classe politique peu talentueuse dans son ensemble, n’arrive pas à peser au niveau international. Les Etats-Unis se replient sur eux-mêmes, ne souhaitant (et n’ayant plus les moyens) de jouer les gendarmes du monde. Quant à la Russie de Poutine, maladroitement déshonorée dans l’affaire de Crimée, cherche un second souffle et à retrouver sa grandeur passée (Poutine se rêvant en un nouveau Pierre le Grand).
 

Pourtant, l’espoir existe toujours :

1.       Il faut alimenter en capitaux l’Afrique afin de lui permettre de rattraper le retard (le plan Borloo d’électrisation de l’Afrique est plus que jamais d’actualité).

2.       Il faut réunir la communauté international autour d’un ennemi unique et commun : Daech. La France doit cesser de jouer les vierges effarouchées face aux agissements de Bachar El-Assad, alors qu’elle ne dit mot sur les actes du pouvoir turc ou des exécutions capitales de l’Arabie Saoudite.

3.       Le règlement de ces deux premiers points endiguera par construction les flux migratoires et fera reculer les tentations populistes.

4.       L’Europe doit prendre en main son économie en uniformisant les règles de politiques budgétaires, en instaurant une fiscalité commune (impôts directs et indirects – un seul taux de TVA) et en légiférant un droit du travail européen (et pas seulement en le nivelant par le haut, n’en déplaisent aux salariés et fonctionnaires français). Ce développement économique doit se faire avec (et non contre) les B.R.I.C. (Brésil, Russie, Inde, Chine) auxquels il faut ajouter le Moyen-Orient.

5.       La France doit prendre la tête d’une Europe de la défense (construction d’une flotte européenne – porte-avions et sous-marins à propulsion nucléaire ; troupes d’élites au sol – type forces spéciales) et emmener les états européens à prendre des dispositions de politique internationale commune (réintégrant notamment la Russie dans le jeu européen, garantissant à Israël une coexistence pacifique et aux Palestiniens un état indépendant – Jérusalem étant placée sous mandat international de l’ONU).
En écrivant ce très long article, je me rends compte de l’utopie des solutions proposées. Mais elles sont réalistes pour tout être humain qui veut éviter une troisième guerre mondiale ! Je me rends également compte combien nos politiques sont à côtés de la plaque et qu’ils seraient bien avisés de relire (pour certains de lire) Raymond Aron.

Lire la série d'articles dans Courrier International

dimanche 18 octobre 2015

Soutenons Ivan Rioufol le 29 octobre 2015

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CLIQUEZ SUR LA PHOTO POUR SOUTENIR IVAN RIOUFOL

Retrouvons nous sur les marches du Tribunal correctionnel de Paris

- XVIIe chambre - le 29 octobre prochain

pour soutenir Ivan RIOUFOL et défendre la liberté d'expression !


Ivan RIOUFOL, journaliste au Figaro est poursuivi par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) pour des propos tenus en 2012 sur RTL. Le CCIF poursuit le journaliste pour avoir notamment déclaré, le 15 novembre 2012 dans l’émission On refait le Monde, au sujet d’une campagne d’affichage du collectif intitulée : "Nous sommes la nation" et représentant le détournement du Serment du Jeu de Paume :
 
"Ce collectif est en train de démontrer ce qu’on reproche précisément à cet islam radical, c’est-à-dire de refuser de s’intégrer et de s’approprier la nation. Il refuse de s’intégrer dans la mesure où il représente des femmes qui affichent leur religiosité, si je puis dire, et naturellement il s’approprie la nation  à travers ce slogan qui est en train de dire : La France, c’est nous ; et ça donne argument à tous ceux qui disent qu’il y a effectivement une sorte de grand remplacement, de substitution de population et qu’il y a une sorte d’offensive islamiste, et on en voit l’illustration dans cette campagne"
 
A l’issue de trois heures et demi de débats, le procureur de la République a requis la relaxe, en estimant que les critiques relevaient de la libre opinion et n’étaient pas diffamatoires. Le jugement sera rendu le 29 octobre.

samedi 17 octobre 2015

Primaires de 2016: Tous candidats !

 

Nicolas Sarkozy, François Fillon, Alain Juppé, Nadine Morano, Xavier Bertrand, Hervé Mariton, Christian Estrosi, Jean-François Poisson, Bruno Le Maire, Henri Guaino, Jean-François Coppé, Nathalie Kosciucko-Morizet, Michèle Alliot-Marie, Hervé Morin, Jean-Christophe Lagarde ont déclaré leur candidature ou sont pressentis candidat à la primaire de l'opposition pour l'élection présidentielle de 2017.

Mais ce ne seront pas les seules. Nicolas Dupont-Aignan et François Bayrou feront-ils cavalier seul ou grossiront-ils les rangs des primaires ? Valérie Pécresse et Laurent Vauquiez probablement élus à la présidence de "super-régions" pourraient bien, légitimés par le suffrage universel, entrer dans le jeu !

Et c'est sans compter sur la mégalomanie narcissique de nos femmes et hommes politiques (aidée par des conditions de participation étonnantes). Si les conditions sont contraignantes pour les candidats encartés chez Les Républicains, les autres définissent eux-mêmes les conditions de leur participation ! Tout le monde pourrait bien être tenté de jouer leur carte. L'expérience de la primaire à gauche en 2012 leurs donne raison. Sans la primaire, le P.S. n'aurait jamais désigné François Hollande. Sans la primaire, Manuel Valls n'aurait jamais été désigné candidat à la présidentielle, lui ouvrant les portes de l'Hôtel Matignon.

Alors pourquoi ne pas être candidat ? C'est un excellent moyen de
tenir par la barbichette le candidat élu (Valls est premier ministre en ayant rassemblé que 5% des voix). Et ainsi, on négociera le perchoir, un ministère, une place au soleil... A côté de ce "Yalta" post-primaire le candidat élu de la droite présentera un message brouillé et confus. Bref l'inverse de ce qu'attendent les Français et de ce dont à besoin notre pays.

La primaire est une erreur. C'est une violation de la Constitution de la Vème République où le rôle de "primaire" est tenu par le premier tour.

Il faut revenir à la raison. Notre pays a besoin d'un chef, d'un leader charismatique, doté d'une forte expérience d'homme d'état d'envergure internationale: Nicolas Sarkozy !

vendredi 16 octobre 2015

Monsieur Météo est-il un Méchant Réac ?

Dans un article paru dans LIBERATION du 5 octobre dernier, Laurent Joffrin criait « stop à la réac academy ».  Selon l’auteur, il n’y aurait pas de dictature du politiquement correct. Au contraire même, il accuse en bloc les ONFRAY, POLONY, DEBRAY, MENARD, FINKIELKRAULT, ZEMMOUR et ELISABETH LEVY d’être les chantres de la pensée unique ! Leurs échos se retrouvant chez des hommes politiques comme CIOTTI, ESTROSI, DE VILLIERS,  DUPONT-AIGNAN, WAUQUIEZ et SARKOZY naturellement.
Dans une grande machination, les tenants de la « réaction » diffuseraient leurs mensonges du soir au matin au point que cela deviendrait vérité pour le peuple que, Laurent Joffrin, prend visiblement pour des imbéciles (le paragraphe intitulé « Du peuple tu seras le héraut » est pour cela édifiant).
Mais ce qu’il y a de bien chez les socialistes c’est que dès qu’ils affirment une chose, l’actualité prouve le contraire. Les « réacs » paranoïaques ? Peut-être pas !
La preuve de l’existence d’une « police de la pensée » (sic Maxime Tandonnet) nous vient d’un bout inattendu de la lorgnette. En effet, cette semaine l’ordre moral national a été mis à mal. Pis que les propos de Nadine Morano, pis que les déclarations de Nicolas Sarkozy sur l’immigration, pis que les derniers éditos de Zemmour ou Tréhard, pis (et c’est tout dire) que les propos d’Eric Brunet sur le général De Gaulle, il y a le livre subversif de… Philippe VERDIER !
Philippe VERDIER n’est pas député de l’opposition, ce n’est pas un élu de la République, il n’est pas (pas encore) candidat à la primaire du centre et de la droite. Philippe VERDIER ne remet pas en cause la politique internationale du gouvernement. Il n’a pas comme bouc émissaire la Garde des Sceaux. Il ne s’attaque pas à la politique économique de Bercy.
Philippe VERDIER est bien plus dangereux que ça.
Philippe VERDIER c’est LE « monsieur Météo de France Télévision ». Et il a osé. Osé défendre, dans un livre intitulé « Climat Investigation », une idée divergente sur le réchauffement climatique. Immédiatement, la direction de France Télévision l’a mis à pied et privé d’antenne.
Philippe VERDIER un Méchant Réac ? Oui si on en croit la « police de la pensée ». Alors cher(e)s ami(e)s réactionnaires, vous n’aviez déjà plus le droit de dissertez sur l’immigration (forcément une richesse culturelle pour notre pays), sur la sécurité intérieure (puisqu’il n’y a pas d’insécurité), sur la religion (nous sommes dans un pays laïque), sur la nationalité (l’obtention étant automatique), sur l’économie (celle-ci étant impérativement administrée). Vous êtes informés désormais que l’opprobre sera jeté sur vous si vous parlez de la pluie et du beau temps !

jeudi 15 octobre 2015

Quelle ligne suit le gouvernement  ?

On refuse de vendre nos Mistrals aux russes au motif qu'ils ne respectent pas les droits de l'homme mais on les vend à l'Arabie Saoudite alors qu'elle exécute son 134eme condamné depuis le début de l'année.
On fait la guerre à la Syrie parce que son armée bombarde sa propre population et on ne réagit pas lorsque la Turquie massacre sa minorité kurde.
On veut accueillir 24000 migrants et on s'enlise avec les réfugiés de Calais.
On allége la fiscalité sur les grandes entreprises et on accroît la pression fiscale sur les PME.
Dans l'anaphore de François Hollande, celui ci aurait été bien inspiré d'ajouter : "MOI, président de la République, je chercherai à donner de la cohérence à la politique de mon gouvernement."

Le coup de gueule de Laurent MéchantReac

Parce qu'un dossier a été mal numérisé, deux détenus condamnés pour braquage et pour avoir tiré sur des policiers vont être libérés!
J'en appelle à la conscience professionnelle des magistrats et au sens des responsabilités des avocats  !

dimanche 11 octobre 2015

Aujourd'hui quelle est la vision laïque de la République française ? Dieu seul le sait !

Ce qui est certain, c'est que le début de notre siècle est religieux (la prédiction de Malraux est en train de se réaliser...).
La loi de séparation de l'Etat et de l'Eglise au début du 20ème siècle avait pour but de libérer la fille ainée de l'église de la pression religieuse. Plus de cent ans après, les relations sont normalisées. Mais la laïcité est remise en question par la pratique de la religion musulmane qui prend de plus en plus d'importance dans notre pays. Le réactions négatives qu'elle suscite de la part des autres communautés religieuses ou de certains partis politiques (ou de leurs membres) et les risques d'implosion de la société française doivent nous pousser à repenser la laïcité à la française. Interrogation d'autant plus pressante que les musulmans vivent toute mesure laïque comme une tentative de mise à mal de leur croyance. Ce sentiment, dans d'autres proportions, est vécu par tous les croyants qui ne trouvent pas leur place dans cette société qui veut nier, depuis 2012, le fait religieux. La solution ne viendra pas de l'extérieur mais de notre Histoire nationale.
A la laïcité née de 1905, je préfère celle de Bonaparte («Une société sans religion est un vaisseau sans boussole.») et de ses prédécesseurs (au moins jusqu'à Philippe le Bel sauf les fils de Catherine de Médicis et Louis XIV) jusqu'à Emile Combes. Cette laïcité respecte trois règles: contrôler la religion, protéger la religion, "franciser" la religion.
 
Contrôler la religion fait appel à une vision principalement sécuritaire. On pense immédiatement à l'islam radical (qui n'a rien à voir avec la religion musulmane). Il est du rôle de l'Etat de combattre dans nos banlieues cette islam totalitaire qui d'une part ne respecte pas les lois de la République mais appelle à la désobéissance et à l'application de la loi islamique et, d'autre part constitue un foyer de recrutement au terrorisme (et aux trafics de tout ordre pour son financement). Le rattachement du "Bureau des cultes" au ministère de l'Intérieur, répond à cette attente surtout depuis Nicolas Sarkozy, comme ministre de l'Intérieur d'abord, président de la République ensuite. Mais si l'islam est particulièrement concerné, la politique suivie est plus globale. Et "l'Eglise de France", souvent juger "trop remuante" par la papauté, a pu craindre, suite au discours de Latran de Nicolas Sarkozy, une certaine "reprise en main". Dans cette optique sécuritaire, Nicolas Sarkozy prenait le contre-pied des tenants de la séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905 menés par Aristide Briand.
Protéger la religion c'est aussi différencier la laïcité d'une part, la liberté religieuse de l'autre. Dans cette vision, la liberté religieuse n'est plus soumise à la laïcité en extirpant la première de la liberté de conscience qui, elle, est partie intégrante de la seconde. Le code établi en 2011, par le ministère de l'Intérieur,  s'intitule d'ailleurs "Laïcité et liberté religieuse" (octobre 2011, La Documentation française). Ainsi le terme "laïcité" n'est plus un synonyme de contrôle de la religion, ou du moins de certaines de ses manifestations dans la vie publique. 
Franciser la religion catholique fut le fait de la Constitution civile du clergé de 1790. Ce "catholicisme éclairé" français prenait comme modèle le catholicisme gallican dont on ventait l'indépendance vis-à-vis de Rome. Sous l'influence de Jaurès, la loi de 1905 rompt avec la logique révolutionnaire et confirme, dans son article 4, "l'enterrement républicain de tout gallicanisme" (E. Poulat, Scruter la loi de 1905, Fayard, 2010, p. 259). Aussi, il faut renouer avec cette tradition gallicane en faisant d'une part du catholicisme une ressource identitaire de la France (ses "racines"), et d'autre part, exiger un "islam de France", républicanisé, au lieu de seulement le soumettre au droit commun.
La vision laïque du gouvernement français est-elle toujours celle de notre ancien ministre de l'éducation Vincent Peillon ? Celui-ci avait défini, dans un entretien au JDD en septembre 2013, l'objectif de la morale laïque comme devant "arracher l'élève à tous les déterministes, familial, ethnique, social, intellectuel". Bref, il faut nier l'éducation des parents, faire un lavage de cerveau aux élèves et, les reformater. La laïcité ce n'est pas la promotion de l'athéisme et le refus des religions. A elle seule, la laïcité ne peut couper la France de ses racines chrétiennes (discours de Latran, Nicolas Sarkozy). Les prénoms de votre serviteur font état de ses racines chrétiennes: Laurent (un martyr), Paul (un apôtre), Jean (un évangéliste). L'éducation religieuse que j'ai reçu ne m'a pourtant pas empêché de sortir de mon "déterminisme", me revendiquant aujourd'hui d'une certaine forme d'agnosticisme. J'en reparlerai un jour.

mercredi 7 octobre 2015

Supprimons l’impôt sur les revenus du travail


 
En période de débat sur la loi de finance, je m’interrogeais sur l’opportunité de réformer l’impôt sur le revenu du travail. Mon orientation intellectuelle me pousse à préférer, à notre système actuel, la « flat tax ».

La « flat tax » est un impôt à taux unique. La « flat tax » est appliquée dans un grand nombre de pays. Elle existe déjà en France au travers de la TVA. Je cherchais alors le taux à appliquer en faisant de subtils calculs. Puis me vient la révélation : supprimons l’impôt sur les revenus du travail. Il va de soi que toutes les niches fiscales disparaissent.

En 2014, les recettes de l’IRPP ont rapportée environ 75 milliards d’euros sur un montant de recette de 290 milliards. Comment compenser ces recettes en moins dans le budget de l’état ?

Mécaniquement, la disparition de l’IRPP entraîne la caducité des mesures suivantes : prime pour l’emploi, crédit d’impôt pour les employés à domicile et suppression de l’abattement de 10% pour les pensions (soit un gain pour le budget de l’état de 7,7 milliards d’euros).

Ces 75 milliards vont avoir trois destinations : la consommation, l’épargne ou le désendettement. Les ménages français sont peut endettés, le désendettement sera une part minime de cette réorientation. Plus certainement, les Français accentueront leur effort d’épargne (prenons une base de 17% qui est la part du revenu disponible épargnée aujourd’hui) et par soustraction la consommation récupérera les 83% restant. C’est-à-dire qu’environ 60 milliards vont être réintroduits dans la consommation, soumise à TVA. Sur la base d’une TVA à 20%, l’état récupère 12 milliards d’euros via cet impôt indirect.

Le manque à gagner passe de 75 milliards à 55,3 milliards.

En faisant passer le taux  de TVA normal de 20 à 22% et le taux de TVA réduit de 10 à 11%, on récupère 15,5 milliards d’euros supplémentaires. La suppression de la taxe préférentielle sur le diesel et l’application, pour ce carburant de la taxe sur les produits énergétiques permettent de rapporter 1,5 milliards d’euros. C’est donc un total de plus de 17 milliards d’euros récupérés.

Reste à trouver 38,3 milliards.

N’ayant pas fait l’ENA, ne sortant pas de l’inspection des finances, mon esprit est forcément basique. Et à un esprit basique, quand on lui demande comment gérer un budget déficitaire, il répond : « en faisant des économies ». Ainsi, en ne compensant les départs à la retraite qu’à hauteur de 90% dans la fonction publique territoriale, notre budget économise 7,5 milliards d’euros. Avec la même recette on réalise une économie de 1 milliard au ministère des finances (la disparition de l’IRPP libère des agents). La dégressivité des allocations chômage nous fait gagner 3 milliards de plus. La diminution de 20% de la prestation d’accueil du jeune enfant permet de réaliser une économie de 2,7 milliards d’euros. Les allocations familiales ne seraient versées que sur condition de ressources – les familles avec les plus hauts revenus peuvent accepter cet effort en contrepartie de la disparition de l’impôt sur le revenu (5,6 milliards d’économie). On est à 19,8 milliards d’euros d’économie.

L’écart à combler est encore de 18,5 milliards.
En baissant de 20% les investissements civils publics, l’état réalise une économie de 13 milliards d’euros. La privatisation de Pôle Emploi permet de réaliser une économie de 3 milliards et la suppression du Sénat et du CESE rapportent 500 millions. A la marge, il conviendra de trouver encore 2 milliards d’économie pour arriver à nos fins.

samedi 3 octobre 2015

Par la parole ou par les armes, les femmes sauveront le monde !




Hommes du monde entier, nous sommes des lâches, des minables devant ces femmes, devant nos femmes, épouses, mères, filles !

Les femmes sont les premières victimes de Daech: vendues comme esclaves, lapidées, violées, torturées, mutilées, assassinées. Dans certaines banlieues de France, sous la coupe d'imams radicaux, elles sont humiliées, raillées, maltraitées.
Et nous que faisons-nous ? Au mieux nous rédigeons des articles (comme MéchantRéac !) bien protégés derrière nos claviers sous couvert de l'anonymat. Au pire nous ne réagissons pas aux vomissements pseudo-intellectuels de Yann Moix  qui se réjouie du jour où la France «pourra être musulmane».

Alors, devant l'impuissance des hommes, "elles" prennent les armes: kalachnikov dans les zones de combats, la plume ou le micro en Occident.
Au travers de photos les montrant au combat (et non pas victimes) je veux leur demander pardon de notre lâcheté !


N'oublions pas.