vendredi 2 octobre 2015

La Grenouille française veut se faire aussi grosse que le Bœuf russe


La grenouille Hollande veut se faire aussi grosse que le bœuf Poutine. Et comme dans la fable, l’image internationale de la France va imploser pendant que la Russie continuera d’agir comme bon lui semble en Syrie.

Je ne m’explique pas ce besoin qu’à notre président de jouer les gros bras devant le chef de l’état russe ? Que ce soit en Ukraine ou ailleurs, la France ne fera jamais la guerre à la Russie. La communauté internationale ne peut intervenir en Syrie sans l’assentiment des russes. L’actualité de ces derniers jours nous prouve que l’inverse n’est pas vrai. François Hollande adore revêtir l’habit de chef de guerre qui  lui permet de faire oublier les résultats de sa politique intérieure. Mais quelle médiocrité d’exploiter le drame qui se joue dans les régions contrôlées par Daech.

La France ne doit pas perdre de vue l’objectif poursuivi. Il s’agit d’anéantir Daech et ses réseaux terroristes, de rétablir des structures étatiques en Lybie et en Irak et de rétablir l’équilibre socio-économique au Proche-Orient. Le sort du président syrien n’est pas une priorité et son sort politique se jouera dans un deuxième temps.

Pourquoi ? Le président Poutine ne peut abandonner Bachar El-Assad au risque de se décrédibiliser aux yeux des autres chefs d’état qui ont le soutien de Moscou et la Russie a besoin des ports syriens pour désenclaver sa Marine (cela constituait déjà un des enjeux de l’affaire ukrainienne).

La déstabilisation de l’Europe est liée aux risques terroristes qui pèsent sur elle et à l’afflux de migrants qui fuient la guerre en Syrie ou l’anarchie qui règne en Libye ou en Irak.

Les occidentaux ne veulent pas intervenir au sol, or hormis les troupes gouvernementales du président Bachar el-Assad et les milices kurdes en Syrie, personne ne se bat contre l’État islamique.

Alors que notre président de la République mette de côté ses stratégies électorales et retrouve la raison en acceptant les conditions du président russe. A défaut, la grenouille française va se retrouver isoler sur son nénuphar au milieu de la mare diplomatique onusienne.