Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy


Paris, le 12 novembre 2015

Monsieur le Président,

Je vous écris aujourd'hui pour vous faire part de mes inquiétudes et de mes espoirs.

Je dis égoïstement "mes", je devrais plutôt dire "nos" car nous sommes nombreux à partager ces inquiétudes et ces espoirs. Si vous vous "promenez" sur le "web", vous verrez nombre de blogs ou de sites comme le mien défendre vos positions et diffuser vos propositions. Encore plus nombreux sont les pages Facebook consacrées à votre action.

Nos inquiétudes vous les connaissez. La France est dans la tempête, et en période de gros vent, nous n'avons pas besoin d'un capitaine (président) normal.

La situation internationale nous mène au bord du gouffre et les répercussions nationales sont importantes avec l'arrivée des migrants. Notre influence au sein des organes internationaux (conseil de sécurité à l'ONU, conseil de l'Europe, OTAN) diminue chaque jour et les choix diplomatiques de François Hollande ne cessent d'étonner.

La situation économique est catastrophique, et ce n'est pas le maquillage des chiffres du chômage qui entraînera la croissance actuellement en berne. Les 35 heures ont été une erreur que nous payerons longtemps.

Le déficit budgétaire est abyssal et ne peut se justifier par une quelconque crise financière comme ce fut le cas sous votre magistrature. Cette dégradation des finances publiques contraint un peu plus nos marges de manœuvre.

L'autorité de l'Etat est mis en cause sur l'ensemble du territoire français. L'école ne joue pas son rôle. La justice est laxiste. Ces deux institutions sont gangrénées par des syndicats passéistes et dangereux. Les forces de l'ordre répondent encore présent. Pour combien de temps ?

L'unité que vous reconstruisez dans notre famille politique est fragile. Les ambitions se dévoilent. Aucun d'entre eux ne mesurent réellement, à mon sens, l'ampleur de la tâche. Aucun n'est assez lucide pour s'apercevoir de leur incompétence ou manque d'expérience. Le général De Gaulle avait dit qu'après lui ce qui était à craindre s'était le trop plein. Ce trop plein nous l'avons déjà dans notre famille: beaucoup d'hommes (de femmes) politiques, quelques hommes (de femmes) d'état, mais aucun chef de l'Etat !

Cette division, l'incapacité du pouvoir exécutif à prendre une décision (sauf à jouer au Dux Bellorum) font le lit de Marine Le Pen. Les positions du Front National reçoivent, même parmi vos troupes, des échos favorables. Elles n'apporteront que haine et division du peuple français. Votre position à l'égard du Front National a été un réel soulagement pour beaucoup d'entre nous.

Vous l'avez compris, nous mettons beaucoup d'espoir à vous retrouver à la tête de l'Etat. Les primaires sont un danger pour notre pays. Je regrette que les instances dirigeantes des Républicains aient opté pour cette solution. L'exemple nous avait pourtant été donnés par la gauche. Des primaires écologistes est sorti le pire des candidats. De primaires socialistes est sorti le pire des présidents. Que nos compatriotes veillent à ne pas désigner un "Hollande de droite" (j'ai des noms qui me viennent spontanément en tête; vous aussi je pense).

Vous êtes le seul à pouvoir nous sortir du bourbier dans lequel nous sommes. Vous êtes l'homme providentiel dont nous avons besoin. Il faut maintenir votre discours de clarté et de fermeté. Le temps n'est plus au consensus. Le temps est à la réforme voir à la révolution. Les Français doivent prendre leurs responsabilités. Soit ils restent assis sur leurs acquis et il perdront tout. Soit ils consentent à des sacrifices et ils sauveront l'essentiel: leur liberté. Il faut leur dire.

A la relecture je m'aperçois de la prétention de mes propos à votre égard. Je tenais à vous faire savoir que nous sommes nombreux derrière vous et conscients des sacrifices à consentir. Les cinq prochaines années sont déterminantes pour la France. J'espère qu'elles se feront avec vous.

Soyez assuré, Monsieur le Président, de mon dévouement le plus sincère.

Laurent Méchant Réac !

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