vendredi 29 janvier 2016

Bande de salauds

Cinq questions pour comprendre l'affaire Jacqueline Sauvage
Dans un article paru mercredi, j'expliquais pourquoi, selon moi, il n'était juridiquement pas possible de gracier et encore moins d'acquitter Jacqueline Sauvage. La justice n'est pas toujours juste. Car en la personne de Jacqueline Sauvage nous avons bien une victime et, en la personne de Norbert Marot, son compagnon, nous avons bien un salaud.Juste retour des choses. A elle seule, Jacqueline Sauvage devenait la vengeresse des 134 femmes mortes sous les coups de leurs conjoints en France en 2015. Je n'ai aucune compassion pour Norbert Marot, mais s'il faut élargir la présomption de légitime défense, il ne faut pas tomber dans l'extrême, le permis de tuer.

Au-delà du cas de Jacqueline Sauvage et de la réponse pénale à apporter, c'est un véritable examen de conscience que les hommes doivent réaliser dans leurs relations de tous les jours avec les femmes.

Car en ce début de XXIème siècle, combien d'épouses, de concubines, de "petites amies", combien de femmes supportent chaque jour la violence de leur conjoint. Cette violence a d'ailleurs plusieurs visages: physique (de la claque au passage à tabac), sexuelle (du geste déplacé non consenti au viol), psychologique (de la réflexion mesquine au harcèlement moral). Cette violence peut être systématique ou simplement occasionnelle. Elles ont toutes un point commun, elles sont inexcusables.

Hors la sphère familiale, la violence envers les femmes se manifeste au travail (de la remarque sexiste au harcèlement sexuel) comme dans les lieux publics (du regard insistant au frottement corporel).

Je ne fais pas acte ici de féminisme mais simplement d'humanité.

Le féminisme je le laisse à ces associations qui se sont accaparées le terrain de la défense des droits de la femme. Croyant bien faire, elles se trompent souvent de combats et sombrent parfois dans l'androphobie. Toujours elles interdisent aux hommes d'exprimer leur vision des choses si celle-ci sort de la doxa érigée en dogme.

Ainsi, le cas de Jacqueline Sauvage est un mauvais choix. Attention, je ne dis pas un mauvais combat mais bien un mauvais choix. Car meurtre il y a. Le meurtre, en droit, s'est donné volontairement la mort à un être humain sans préméditation. Il n'y a pas meurtre si la légitime défense est reconnue. Or un des éléments constants de la légitime défense est la concomitance de la riposte avec l'agression. A partir du moment où l'agression a cessé, il n'y a plus légitime défense C'est le cas dans notre affaire. "Dura lex sed lex". Les deux cours d'assises ne pouvaient, au risque de créer un permis de tuer, ne pas condamner Jacqueline Sauvage. Une peine inférieure à dix ans aurait permis d'adapter la peine. Egale à dix ans, la condamnée doit exécuter au moins la moitié de la peine prononcée.

L'avocat général, en charge de défendre les intérêts de la société, a insisté lors des débats sur le caractère meurtrier de l'acte. Pourquoi ? Par misogynie ?  Par sévérité ? Je crois qu'il a choisi cette position pour que s'applique la loi telle qu'elle existe dans notre droit et ouvrir ainsi le débat de société que nous connaissons. C'est une façon de dire au législateur (et très directement au président de la République contraint de se prononcer sur le droit de grâce) que la réglementation de la légitime défense doit être adaptée s'il ne veut pas être dans quelques semaines ou mois confronté au même cas d'espèces.

Plus judicieux aurait été pour ces associations de s'engouffrer dans ce qui devrait devenir le scandale des prochains mois. Il y avait en effet une sacré bande de salauds ce soir de la saint  Sylvestre à Cologne (766 plaintes déposées pour attouchements, brutalités, et viols ayant abouti à l'arrestation de dizaines d'hommes majoritairement maghrébins ou de migrants demandeurs d'asiles). Mais les féministes françaises vont rester terriblement silencieuses, niant les faits, méprisant les victimes, accusant les uns et les autres de racismes. Majoritairement d'extrême-gauche, les féministes françaises ont adoptés les  "priorités de l'extrême gauche. C'est à peu près ce qui se passait il y a 40 ans, du temps des staliniens. "Ne dites pas ceci ou cela, car vous feriez le jeu du fascisme", nous répétait-on à l'envi. Aujourd'hui ça n'a pas changé : ces femmes sont d'abord politiques, avant d'être féministes. et à chaque fois, elles vous renvoient à la figure que, si les jeunes portent le niqab, c'est parce qu'elles le veulent bien. Et que, si vous prétendez critiquer ceci, c'est une attaque de leur pratique religieuse... Donc c'est fini, on n'en parle plus. C'est devenu un sujet tabou."

Les salauds n'ont pas de classe sociale, de nationalité, de religion. Ne pas dénoncer toutes les violences dont on a connaissance nous rend coupable.

mercredi 27 janvier 2016

Jean-Jacques Urvoas : ministre et tweeter !


Taubira a donc fini par démissionner. Et appliquant l’adage selon lequel « nul n’est y remplaçable », un nouveau ministre de la Justice a été nommé dans l’instant même. Son nom : Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère, président de la commission des lois de l’Assemblée nationale. La réforme de la Constitution programmée pour les jours à venir interdisait la vacance du poste, en charge des sceaux de la République.

Un homme remplace une femme à la chancellerie. La parité, principe sacrée hollandiste, n’est plus respectée au gouvernement. Pour combien de temps ? Un remaniement est en préparation, ce qui explique en partie le départ anticipé de Christiane Taubira qui veut rester maitresse de son destin. Laurent Fabius devrait quitter le gouvernement et prendre la présidence du Conseil constitutionnel. Fleur Pellerin devrait être remerciée et sortir par la petite porte de la Culture (pour l’ensemble de son œuvre). Ségolène Royal joue de ses relations pour remplacer Laurent Fabius aux affaires étrangères.

Revenons à Jean-Jacques Urvoas. Sa qualité principale est d’être un fidèle de Valls et de connaître le dossier concernant la réforme de la Constitution dont il a eu connaissance via la présidence de la commission des lois.

Jean-Jacques Urvoas est un adepte du tweet. Et je vous invite à suivre son compte car il a tendance à tweeter avant de penser.  Ainsi, il est célèbre pour un tweet où il met en doute les capacités du RAID:
 


 



 

Christiane Taubira a démissionné. Ce n’est pas grave sauf pour Hollande !

Les réactions sont multiples à la démission de la ministre de la justice. Certains s’en réjouissent, d’autres louent son courage, personne en tout cas ne la regrette. Je suis du premier groupe. Pour moi elle était l’image de laxisme et de l’incohérence de ce gouvernement. Je ne vois pas en quoi elle fait preuve de courage. Elle était contre toutes les orientations gouvernementales dépendant de son ministère. Sa position était devenue intenable.
La question du jour est de savoir ce qui a été le déclencheur de sa décision.
Toujours est-il que les frondeurs ont retrouvé une pièce maitresse de leur jeu. Sortie du cadre gouvernemental, les déclarations de l’ex-garde des sceaux risquent de faire du bruit. Une certitude : François Hollande vient de perdre toute chance d’être réélu voir même d’être le candidat de la gauche. Chaque leader du moindre courant de gauche va pouvoir se préparer aux primaires. Car des primaires, maintenant c'est sûr, il y aura.

Faut-il gracier Jacqueline Sauvage ?

Après avoir subi 47 années de violences psychologiques et physiques, avoir assisté aux viols de deux de ses filles lors de leur puberté, Jacqueline Sauvage a tué son mari, au lendemain du suicide de son fils.

A deux reprises, les jurés populaires de deux cours d’assises ont reconnu coupable de meurtre et l’on condamné à une peine de 10 ans de réclusion criminelle. Les conditions de la légitime défense n’étant pas réunies, les conclusions des cours d’assises ne pouvaient aboutir à un autre verdict.

Cette dramatique histoire familiale est celle de la misère humaine, de l’ignorance et de l’indifférence de l’entourage direct de cette femme et de son voisinage. Tous les acteurs directs du drame témoignent des souffrances de cette mère de famille. Mais aucun d’entre eux ne lui a tendu la main. Aucun d’entre eux n’a dénoncé les faits.

Bien sûr, les mouvements féministes font de Jacqueline Sauvage une icône des violences faites aux femmes. Spontanément, des groupes d’influences se forment et réclament la grâce présidentielle. L’icône est mal choisie. Car juridiquement meurtre il y a. Ne pas prononcer une condamnation constituerait un réel déni de justice. Ses filles n’étaient pas directement en danger, sa vie n’était pas, au moment du passage à l’acte menacé. Il n’empêche que la douleur de cette famille est certaine. Plutôt qu’une grâce présidentielle, un aménagement de la peine qui lui éviterait la prison est à privilégier.

Grève des taxis: dans quel pays vivons-nous ?

En plein état d'urgence, les parisiens ont pu assister à de véritables scènes d'émeutes menées par les chauffeurs de taxi. Ceux-ci, certains d'entre eux en tout cas, ont mis volontairement la vie d'automobilistes en danger. Ils veulent que l'on reconnaisse leurs droits, mais ne respectent pas l'ensemble des franciliens pris en otage par leurs exactions.

Quant au gouvernement, il nous donne une nouvelle preuve de son laxisme et de son incapacité à maintenir l'ordre. Le ministre de l'intérieur semblait expliquer, en réponse à une question de Claude Goasguen lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, que ces manifestations n'étaient pas interdites. Mais étaient-elles autorisées ? En tout cas, je ne pense pas que le blocage de la Porte Maillot et d'une partie du périphérique ait été autorisé par la préfecture de police. 

Et comme à chaque fois le premier ministre consulte, discute avec "la rue" et cédera. Monsieur Valls ne sait jouer que du menton et froncer les sourcils. C'est d'autorité dont nous avons besoin pour réformer le pays et relancer l'économie.

Rien ne justifie la violence, le désordre, l'anarchie. Je regrette que Laurent Wauquiez n'ait pas dénoncé ces faits lors de son passage chez Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV/RMC hier matin. Second faux pas du numéro 2 des Républicains (avec celui du cumul des mandats) depuis son élection brillante à la tête de la région Auvergne.

Des condamnations exemplaires doivent être prononcées à l'encontre des personnes interpellées dans la journée ainsi qu'à l'encontre des leaders de ce mouvement qui sont responsables de ne pas tenir leurs troupes.
Le gouvernement doit s'expliquer sur les débordements d'hier. Comment se fait-il, comme cela avait déjà été le cas lors du blocage de l'autoroute A1, que l'on puisse bloquer pendant toute une journée la Capitale ?
A quoi sert le maintien de l'état d'urgence si celui-ci n'est pas respecté ?

L'ubérisation est en marche et rien ne pourra l'arrêter. La France a décidément une guerre économique de retard. Dans quel pays vivons-nous ?

lundi 25 janvier 2016

Nicolas Sarkozy n'a pas tourné la page de la France...



P
"La France pour la vie"
our quelqu’un qui est soi-disant hors course selon les sondeurs, la sortie du livre « La France pour la vie » de Nicolas Sarkozy surprend et fait parler ses adversaires qui l’avaient peut-être enterré un peu vite. Il ne s’agit pas de ses Mémoires mais d’un témoignage personnel sur la vision de son quinquennat. L’ancien président de la République ne fait pas son mea culpa mais il présente un inventaire, une autoanalyse de ses erreurs (fait rare de la part d’un homme politique). Ce n’est pas un livre programme, ni une déclaration de candidature mais une réflexion sur l’avenir.

« J'étais trop cartésien, trop anguleux peut-être même trop souvent simpliste. J'avais besoin d'être confronté aux difficultés de la vie pour comprendre et pour apprendre. Avec le recul, je perçois maintenant ce que j'ai pu avoir d'exaspérant pour les autres », avoue-t-il et d’ajouter «je suis resté quelques mois de trop l'homme alors qu'il aurait fallu être immédiatement le président ». Il « [regrette] d'avoir retardé des réformes qui auraient dû être engagées dès les premiers jours » considérant avoir « ouvert trop de sujets ». Un principe doit conduire la parole et l’action politique : « Tout dire avant, pour tout faire après ».

Au JDD, Nicolas Sarkozy explique la genèse de son livre et les trois années qui lui ont été nécessaires : « Il fallait que les choses se décantent. C’est le temps qu’il m’a fallu pour avoir un regard apaisé sur tout cela ». Son but étant de « redonner de l’authenticité à la parole politique. J’aimerais que celui qui lit ce livre se dise : 'Il m‘a vraiment parlé' ». Quant au désamour des Français il déclare : « Vous savez, dans un couple qui divorce, s’ils continuent à s’insulter, c’est au fond qu’ils s’aiment encore… C’est que la page n’est pas tournée. Peut-être que la page n’est pas tournée. »

Il regrette le « casses toi pauvre c… » et l’histoire du yacht de Bolloré qu’il considère comme « une bêtise » pour le premier et « une erreur de jugement incontestable » pour le second. Il estime qu’il aurait dû « aller au bout » de la réforme des 35 heures, de l’ISF et « faire davantage » sur la sécurité, l’immigration.

Sur le temps de travail, le président Sarkozy souhaite que « la liberté devienne la règle ». Il appelle à un « choc de confiance » dans le domaine fiscal. Il souhaite que « si le débat parlementaire devait s’enliser, alors se poserait la question du référendum ».

Concernant sa politique d’ouverture à des personnalités venant d’ailleurs que la droite, Nicolas Sarkozy « referai[t] le choix du rassemblement ». S’agissant de François Fillon, il ne regrette pas de l’avoir nommé à Matignon mais considère avoir « trop souvent pris les silences de François Fillon comme autant d'acquiescements », un trait à ses yeux « caractéristique d'un tempérament plus complexe que je ne l'avais imaginé ».

Nicolas Sarkozy affirme avec justesse avoir « eu raison avant l'heure » sur Schengen, la nationalité, l’identité et de n’avoir « jamais cédé à la rue » sur les réformes engagées.

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mardi 19 janvier 2016

Pour en finir avec les troubles de l'élection !

A chaque élection, les commentateurs de la vie politique regrettent le nombre des abstentionnistes. De l'autre côté, un certain nombre de nos concitoyens déplorent l'absence de prise en compte réel des bulletins blancs. Et on oublie peut-être un peu vite les bulletins "nuls" qui peuvent être aussi une forme de protestation et surtout les quelques 3 millions de citoyens français non inscrits (ou mal inscrits) sur les listes.

Ainsi, pour ne s'en tenir qu'aux élections présidentielles, une lecture différentes des résultats peut être obtenue en intégrant les précédentes remarques.

En 2012, le président Hollande est élu avec 51,54% des suffrages exprimés mais seulement 39% des électeurs inscrits. Ce taux passe à moins de 37% si on se base sur l'ensemble des citoyens en âge et en capacité de voter (environ 49 millions de Français de plus de 18 ans). L'exercice est semblable avec le président Sarkozy. En 2007, il rassemble au second tour 53% des suffrages exprimés, 42,7% des inscrits et 40% des citoyens de plus de 18 ans.

De plus en plus de Français souffrent de troublent de l'élection lassés par une classe politique médiocre, qui vit sur elle-même et qui ne se renouvelle pas. Face à un message brouillé, les Français s'éloignent de plus en plus de la politique, au risque de mettre en péril la démocratie.

Au travers de schémas, de définitions, de rappels historiques, Méchant Réac vous proposera jusqu'à l'élection présidentielle de 2017, des articles vous permettant de vous retrouver sur l'échiquier français.

Articles diffusés le 19 janvier 2016 (cliquez sur le titre):
 

lundi 18 janvier 2016

France Télévision : « Cachez cet homme blanc que je ne saurais voir »



Ainsi, la nouvelle présidente de France Télévision est Delphine Ernotte-Cunci. On rajeunie les cadres (elle a moins de 50 ans) et on féminise la fonction (il était temps). Deux bons points pour cette nomination. En plus elle est indépendante du pouvoir politique. Troisième bon point. Bien sûr le candidat idéal n’existe pas et le fait qu’elle ne connaisse rien au milieu audiovisuel est certainement secondaire. On regrette seulement qu’elle soit blanche. Issue d’une minorité nationale, voire même récemment naturalisée et là, ça aurait eu de la gueule !

Bien sûr, l’indépendance est toujours relative. Que Madame Ernotte-Cunci soit une amie de notre ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem et réputée proche de la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, n’a rien à voir. De même, que le président du CSA en fonction, Olivier Schrarmeck, nommé par François Hollande, soit un proche de Lionel Jospin est un hasard. Et je vous interdis de douter de l’indépendance des membres du CSA dont deux (Nathalie Sonnac et Nicolas Curien) doivent leur nomination à Olivier Schrarmeck. Que Mémona Hintermann ait été désigné par l’ancien président socialiste du Sénat, Jean-Pierre Bel, confirme l’expression populaire selon laquelle « le hasard fait bien les choses ». Que quatre des huits membres (dont le président du conseil) du C.S.A. soient directement issus du pouvoir socialiste et votent pour un candidat proche du pouvoir actuel, il n’y a là rien qui puisse créer la suspicion.

De même, les premières décisions de la nouvelle présidente de France Télévision. Que voulez-vous que je vous dise : « il y a beaucoup trop d’hommes blancs de plus de cinquante ans à France Télévision. » Exit Julien Lepers. Beaucoup trop blanc cet homme-là et beaucoup trop vieux ! Il plaît à la majorité mais il faut conduire les foules inconscientes et incultes vers la vérité (la « pravda » de l’ancienne union soviétique). Exit Georges Pernoud et Thalassa. Exit Philippe Verdier, présentateur météo climato-septique, jugé trop blanc et pas assez vert. Exit le directeur de l’information Pascal Golomer. Drucker, Patrick Sébastien et Laurent Delahousse n’ont qu’à bien se tenir (ça va être dur pour Sébastien !).

La présidente de France Télévision a bien le droit de s’adjoindre un collaborateur. Ce sera Stéphane Sitbon-Gomez dont la principale qualité est d’être vert (donc pas blanc ce qui est l’essentiel). Il est en effet l’ancien directeur de cabinet de Cécile Duflot, leader du mouvement Europe Ecologie Les Verts et ancien directeur de campagne de la candidate écologiste Eva Joly à la présidentielle. Elle aa également le droit de choisir son directeur de l’information. Ce sera Michel Field, désigné en décembre en pleine campagne électorale pour les Régionales (et en plein Etat d’urgence). ex-ligue communiste révolutionnaire, classé beaucoup plus à gauche que son prédécesseur.
Bref, rien qui ne puisse inquiéter le quidam sur la liberté de l’information et d’expression sur France Télévision !

dimanche 17 janvier 2016

Aux Français qui croient encore être défendus

Le 17 décembre 2014, quelques semaines avant les attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l'Hyper Cacher et, quelques mois avant la terrible soirée du 13 novembre, le Général de division (r) Vincent Desportes est auditionné devant la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.
 
Rompant avec le principe de mutisme de l'armée française qui veut d'une part qu'un militaire en uniforme ne s'exprime pas sur les sujets militaires dont il a connaissance, et d'autre part qu'un militaire en civil oublie les sujets dont il a eu connaissance, le général Desportes s'exprime ouvertement devant nos représentants nationaux.
 
Le général met en garde nos élus et le ministre de la Défense contre "la réalité de la menace directe pour nos intérêts vitaux, dont notre territoire et notre population". Il insiste aussi sur la puissance de "Daech (...) premier mouvement terroriste à contrôler un aussi vaste territoire (...) qui représente 200 000 km² (...) et une population de l'ordre de 10 millions de personnes. Ce territoire est imparfaitement mais réellement « administré » par un « ordre islamique », fait de barbarie et de rackets. Daech dispose d'un véritable « trésor de guerre » (2 milliards de dollars selon la CIA), de revenus massifs et autonomes, sans comparaison avec ceux dont disposait Al-Qaïda. Daech dispose d'équipements militaires nombreux, rustiques mais aussi lourds et sophistiqués. Plus que d'une mouvance terroriste, nous sommes confrontés à une véritable armée encadrée par des militaires professionnels.
 
Vincent Desportes lâche alors une bombe en révélant que les créateurs de Daesh sont les Etats-Unis. Par intérêt politique à court terme, d'autres acteurs - dont certains s'affichent en amis de l'Occident - d'autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les Etats-Unis.
 
Il appelle alors à détruire Daech afin de "le faire disparaître avant que le mal soit irréversible, avant que ses braises dispersées n'aient fait de ce départ de feu un incendie universel. Il faut agir, de manière puissante et déterminée, avec tous les pays de la région."
 
L'homme de guerre rappelle à la représentation nationale que le "rêve du politique, c'est l'intervention puissante, rapide, ponctuelle, qui sidère. C'est le mythe cent fois invalidé du « hit and transfer », du choc militaire qui conduirait directement au résultat stratégique et, dans un monde parfait, au passage de relais à quelques armées vassales immédiatement aptes et désireuses d'assumer elles-mêmes les responsabilités". Et d'insister sur le fait que c'est toujours la guerre "qui impose son calendrier et ses évolutions".

 
Aussi, dans le cadre d'une intervention extérieure "il ne faut « pas faire le premier pas sans envisager le dernier »" selon la formule de Clausewitz. "Cela veut dire qu'il faut évaluer sans idéologie, sans aveuglement, les conséquences d'une intervention, surtout si l'on n'a pas l'intention d'aller jusqu'au bout". Car il "ne s'agit pas « d'avoir les moyens de ses émotions ». Il s'agit de « consentir les investissements nécessaires à la sécurité des Français », selon le mot du ministre Le Drian. Cela n'a rien à voir !".

"Aujourd'hui dès qu'une opération est décidée, les planificateurs ont pour ordre strict de limiter au maximum les moyens, non en fonction des exigences opérationnelles mais selon une stricte logique budgétaire. Puis, dès que l'opération est lancée, la seule préoccupation des planificateurs est de rapatrier au plus tôt le maximum des moyens déployés." Une telle approche budgétaire met d'abord en danger nos soldats. Ensuite la mission assignée, aux forces armées, "exécutée à moyens comptés, tarde à produire ses effets et coûte finalement beaucoup plus cher." Enfin, "nos armées ont été déjà transformées en « kit expéditionnaire », donc capables de gagner des batailles mais pas de gagner les guerres (...). Aujourd'hui, on accélère leur retrait, gâchant leurs succès initiaux qu'elles ne peuvent plus transformer en succès stratégique et politique."
 
"La dégradation de nos capacités militaires ne peut durer"
 
Le général Desportes met alors en parallèle "d'une part, l'embrasement du monde à nos portes, à notre est, à notre sud-est, à notre sud, la multiplication de nos interventions et, d'autre part, la détérioration profonde et rapide de nos capacités budgétaires avec, en aval, celle de nos capacités militaires. Tout le monde le sait, à droite et à gauche. Certains, trop peu nombreux, le disent."

 
15 jours avant les fusillades de novembre 2015, le général Desportes pousse un cri d'alarme dans son livre: "La dernière Bataille de France".  Tandis que les menaces de toute nature se multiplient à l'échelle internationale et que le territoire national est désormais directement menacé, la France peut-elle se permettre de ne plus compter que sur des armées aux capacités très fortement dégradées à cause d'une politique d'économies à courte vue ?
 
 
Interview : le général Desportes sur France-Info Vincent Desportes – Parlons Net – france info
 

 

 


 

 

samedi 16 janvier 2016

François Hollande, président de la commémoration française...

François Hollande commémore; Il commémore même à tour de bras. L'actualité historique lui offre de multiples occasions de remplir son agenda du centenaire de la première guerre mondial ou 70ème anniversaire de la seconde (qui risque d'ailleurs de devenir la deuxième) en tête. Puis il y a tous les tristes anniversaires des attentats de 2015. Enfin, il y a les évènements secondaires tel la mort du président Mitterrand ou le bicentenaire de la Caisse des dépôts et consignation. Ajoutez à cela la dizaine de cérémonies des vœux (pour commémorer la nouvelle année) et vous transformez un président de la république en "grand maître des cérémonies"*.

Certes, le devoir de mémoire est important. C'est un moment de recueillement et d'union nationale où se tait les polémiques et les critiques. Mais le devoir de mémoire doit s'ouvrir sur un droit à la compréhension pour les victimes et les citoyens.

Or, depuis les évènements tragiques de janvier 2015, l'accumulation des commémorations diverses empêche l'ouverture de ce droit à la compréhension. François Hollande, spécialiste de l'évitement, cherche ainsi à fuir les questions et ses responsabilités.

Car les victimes des attentats et les citoyens français s'interrogent d'une part pour permettre le travail de deuil de se faire et d'autre part pour que les responsabilités soient miss à jour :

- dans quelle mesure la rupture des relations diplomatiques avec Damas a empêché la collaboration entre services de renseignements français et syrien ? 

- des informations provenant des services secrets marocains ont-elles été ignorées ? Si oui, pourquoi et par qui ?

- pourquoi  les inquiétudes du policier en poste à Charlie Hebdo ou les alertes lancées par certains hauts gradés de l'armée ou de la gendarmerie ont-elles été ignorées ?

- pourquoi l'état d'urgence n'a pas été déclenché dès le début d'année ?

- quelle est la réelle efficacité du plan Vigipirate et du suivi des fameuses fiches "S" ?

- dans quelle mesure les autorités françaises avaient connaissance du foyer de terroristes de Molenbeek en Belgique et de Saint-Denis en France ? et dans les prisons françaises ?

- l'armée française a-t-elle les moyens des missions qui lui sont confiées ? et la police ?

- quelle est la part de responsabilité de certains de nos "alliés" dans le financement de Daesh ? Quelle est notre part de complicité ?

Toutes ces questions doivent obtenir une réponse. Il sera inutile de se cacher derrière une ultime commémoration : début de la bataille de Verdun, 80ème anniversaire du Front Populaire, 250éme anniversaire du rattachement de la Lorraine au royaume de France... et autres "journées" nationales ou internationales.

*Merci à Patrick D. de m'avoir soufflé la formule.

jeudi 14 janvier 2016

Les évènements de la Saint Sylvestre : faits divers ou actes de terrorisme ?

A Cologne, Francfort, Stuttgart, Hambourg mais aussi à Malmö, Zurich, ou en Autriche, des femmes rapportent les violences à caractère sexuel dont elles ont fait l'objet la nuit de la Saint Sylvestre. Il semble que dans un premier temps, les autorités allemandes, suédoises ou autrichiennes aient cherché à étouffer l'affaire. Mais devant l'afflux de plaintes et l'agitation des réseaux sociaux, il fallait bien se rendre à l'évidence.

Le deuxième temps est celui de la négation. Pour les élites bien-pensantes, telle la bourgmestre de Cologne, Henriette Reker déclare même "absolument inadmissible les supputations reliant les réfugiés aux coupables". Elle ira jusqu'à reprocher, avant de s'excuser, le comportement provocateur des jeunes allemandes ! Sur twitter, Caroline de Haas écrit : "ceux qui disent que les agressions sexuelles en Allemagne sont dues à l'arrivée des migrants: allez déverser votre merde raciste ailleurs." Les mouvements féministes restent silencieux, tenus par le politiquement correct et refusant de voir dans les "gentils migrants" de "méchants violeurs".

Or la plupart des victimes semble désigner des individus d'origines étrangères et plus spécialement les réfugiés. L'enquête avance et douze jours après, les enquêteurs concluent que "les personnes qui ont commis ces crimes étaient presque exclusivement d'origine immigrée", notamment des demandeurs d'asile arrivés ces derniers mois en Allemagne selon une déclaration du ministre régional de l'Intérieur de Rhénanie du nord-Westphalie, Ralf Jäger. Et de préciser que les suspects "sont originaires d'Afrique du Nord et du monde arabe...". 

Arrive alors le troisième temps, celui des excuses et de la déresponsabilisation. Parmi les excuses, Michèle Cotta déclare, le plus sérieusement du monde que les "migrants n'ont pas l'habitude de boire de l'alcool" alors... Alors quoi ? On peut lire au travers de la presse française de gauche dus justifications de viols ou violences faites aux femmes sous couvert de "misère sexuelle" ou d'un "choc culturel".
Pour déresponsabiliser on cherche un autre coupable. Et on trouve la police présentée comme incapable de maintenir l'ordre. Le chef de la police de Cologne est mis à pied. Les agressions sexuelles seraient autant de bavures policières. La classe politique s'engouffre dans ces accusations pour se dédouaner de leur pitoyable gestion de la crise des migrants de l'année passée.

La concomitance de ces actes sur plusieurs sites appelle à réflexion. Réflexion menée par Heiko Maas, ministre allemand de la justice, qui explique dans Bil am Sonntag qu'il est "probable qu'une date précise ait été recherchée". Il ajoute que pour qu'une "telle horde se retrouve pour commettre des délits" il faut une préparation, une organisation. Par qui ? N'oublions pas qu'au Danemark, un mufti a déclaré publiquement que les femmes qui refusaient de porter le voile s'exposaient au viol. Il est malheureusement connu que le viol est une pratique connue de toutes les armées en guerre. Le viol peut alors être soit l'expression de soldats criminels agissant seuls, soit organisé par les états comme arme d'épuration ethnique. Si nous devions conclurent à cette interprétations dans les évènements du 31 décembre dernier, ce ne sont pas des viols qu'il faudrait juger mais des actes terroristes.

Et en France ?

Les frontières avaient mis en leur temps le territoire national à l'abris du nuage de Tchernobyl. Elles ont mis la France à l'abri des hordes de criminels. En tout cas selon le ministre de l'Intérieur. En effet, selon un communiqué du 1er janvier 2016, "les festivités et rassemblements de la Saint-Sylvestre (...) ont été marqués par une forte baisse des violences urbaines".

Un calme à la française bien relatif qui, en fait de "forte baisse", voit le nombre des interpellés augmenter de 101% par rapport à 2014 et de 46% pour les gardes à vue (chiffres du ministère). Ajoutez à cela 804 véhicules incendiés, 8 membres des forces de l'ordre blessées, des camions de pompiers caillasses, des vols avec violence et vous aurez une idée de la conception sécuritaire de Bernard Cazeneuve. Mais pas un viol, pas une agression à caractère sexuel cette nuit là.

Tant mieux ! J'espère simplement qu'il n' a pas de cadavres dans les armoires.




mercredi 13 janvier 2016

Christiane Taubira insulte la République depuis trop longtemps !

Christiane Taubira aura donc appliqué le principe chevènementiste selon lequel un "ministre ça démissionne ou ça ferme sa gueule". Elle aura choisit de fermer sa gueule. Opposée à la déchéance de la nationalité, elle laissera le premier ministre, seul, défendre le texte voulu par François Hollande.

La caution gauchiste du gouvernement préfère renier ses convictions et rester ministre. L'ancienne indépendantiste guyanaise n'a rien de la rebelle redoutée. Elle est à l'image du gouvernement dont elle est issue: lâche, inconsistant, méprisant. Elle est à l'image d'une grande partie de la classe politique: prétentieuse, irresponsable, médiocre. Je ne suis pas surpris. Au contraire. Plus je vois fonctionner la gauche, plus je suis content d'être de droite. Plus je fréquente les hommes politiques, plus je suis sarkoziste.

Je pourrai considérer que c'est le problème de la "hollandie". Mais Christiane Taubira occupe un poste régalien et c'est l'Etat qui est affecté. Sa politique pénale aura été un désastre. Son comportement l'est tout autant. En charge, symboliquement, des sceaux de la Constitution, insultera t elle la République en refusant de sceller la réforme constitutionnelle en cours de discussion et que la droite s'apprête à voter ? Le président Hollande doit réagir et démissionner son ministre de la Justice sans délai.

lundi 11 janvier 2016

"La vie était moins chère avant ? Pas sûr !"


http://static.ide.fr/webdoc/pouvoir-achat/#



En 1970, avec un smic (593 Fr), on peut acheter 1040 baguettes. Il faut plus de 10 mn de travail pour s’offrir une baguette. En 1980, le smic est à 2392 Fr, la baguette à 1.67 Fr. On peut acheter 1432 baguettes et il faut un peu plus de 7 mn de travail. En 1997, le smic est à 6664 Fr, 6 mn suffisent pour s’acheter une baguette (à 3.97 Fr). En 2011, le smic est à 1365,03 Є et la baguette à 0.90 Є. On peut acheter 1436 baguettes. On passe à moins de 6 mn de travail pour une baguette.

Depuis le 12 août 1978, les prix du pain sont complètement libres.
Si le prix de la baguette était encore réglementé, elle serait passée à 1,25Є au 1er janvier 2011.
http://www.dailymotion.com/video/xn0ync_les-prix-et-le-pouvoir-d-achat-en-questions_news

dimanche 10 janvier 2016

La vraie question n’est pas celle de la déchéance de nationalité mais celle de l’acquisition de la nationalité ! par Jean-Paul Garraud (in ATLANTICO)

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développe la question que se posait « Méchant Réac ! » dans un article paru le 26 décembredernier sur le lien entre la déchéance et acquisition de la nationalité.


Déchéance de nationalité :pourquoi l’opposition devrait poser la vraie question qui fâche, celle del’acquisition de la nationalité

Publié le - Mis à jour le 1 Janvier 2016

Jean-Paul Garraud

"La vraie question n’est pas celle de la déchéance de nationalité mais celle de l’acquisition de la nationalité! Et la droite doit absolument s’en saisir en osant se positionner sans complexe. Personne n'est là pour faire de la surenchère sur un sujet aussi grave mais la droite doit trouver les réponses dans le cadre d'un projet de gouvernement en faisant aussi son mea culpa car elle a été au pouvoir alors que les communautarismes et les fanatismes montaient en puissance. Aujourd'hui, la gauche est en lutte interne entre ceux, assez rares au demeurant, qui suivent le Premier ministre dans une sorte de realpolitik nationale et d'autres, aveuglés par leur idéologie, incarnée par la Ministre de la Justice, totalement à contre emploi et dont les silences sont assourdissants en la matière.

La nationalité ne doit pas se distribuer automatiquement. Une remise en cause du droit du sol est urgente.
Le droit du sang avec l'ouverture de la nationalité française à ceux qui la souhaitent et qui la méritent est une nécessité. L'appartenance à la Nation Française conditionne son unité et son devenir. La multiplication des communautés fera éclater la République. Quelles que soient, nos croyances, nos origines, nos opinions, nous sommes tous,avant tout, des Français. Et la France sera généreuse avec ceux qui l'aiment. Avant 1973, si on voulait devenir Français, il fallait renoncer à sa nationalité d'origine,  il n’y avait pas de binationaux en France. Maintenant, on est allé si loin dans le droit du sol que des gens deviennent Français sans le vouloir et même sans le savoir! Certains possèdent plusieurs nationalités à la fois... (...)".
 

... motifs de condamnation peuvent mener un individu à la déchéance de nationalité : Le code civil précise en outre que les faits doivent s’être « produits antérieurement à l’acquisition de la nationalité …Le Monde · 04/01/2016
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Elle s'appliquera de la même manière aux binationaux nés Français, et plus seulement aux binationaux par acquisition. Manuel Valls "Même si elle ne concernera heureusement qu'un nombre limité de personnes, laLe Nouvel Observateur · 02/01/2016
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"Quant à l'acquisition de la nationalité française, c'est une vraie différence entre la gauche et nous. Pour l'exécutif, c'est le début d'un parcours d'intégration, pour nous, à droite, c'est un aboutissement. Quand …francetvinfo · 05/01/2016

N'oublions pas.