lundi 29 février 2016

Hautes autorités, Hauts Conseils, Commissions nationales... visitez le mille-feuilles administratfs avec Méchant Réac !

Ces dernières années, les hautes autorités administratives indépendantes – les AAI, comme on les appelle - se sont mises à proliférer comme champignons après la pluie. Il y a des hautes autorités dans toute sorte de domaines, mais notez que les Hauts Conseils ne sont pas en reste sans oublier les Commissions nationales, qui sont innombrables. Je "comprends" qu’il faille trouver des points de chute - et aussi des revenus – aux amis de la majorité du moment qui ne peuvent pas tous être nommés ministres. Il est naturel que les dirigeants de ces structures administratives  s’accrochent à leur fonction et il est bien rare de voir démanteler une structure administrative existante – même lorsque les raisons qui ont présidé à sa création ont disparu depuis longtemps.

Mais le rajout, après chaque élection, d’une nouvelle couche de comités finit par coûter cher.

En tant qu’expression d’une logique de contre-pouvoir, les AAI traduisent une véritable défiance envers l’Etat, soupçonné de manquer de continuité – pour cause d’élections. Elles accompagnent la montée de ce qu’on appelle la « gouvernance », par quoi les politiques tentent d’échapper à leurs responsabilités en se déchargeant sur des structures non élues et faiblement contrôlées par le Parlement. Elles constituent un démantèlement de l’administration, en se substituant souvent aux organes de l’Etat. En outre, ces agences présentent l’inconvénient de chercher à justifier leur existence en s’attribuant des pouvoirs que le législateur ne leur avait pas toujours confiés.

En tous cas, une rationalisation devient urgente.

J'ai dénombré 11 autorités, 10 commissions, 5 conseils, 3 médiateurs, 1 contrôleur et 1 défenseur pour 332 membres dont des présidents, des vice-présidents, des secrétaires généraux. Il faut y ajouter du personnel, des membres suppléants, des experts...

Ces 31 autorités indépendantes s'ajoutent aux 19 ministères et leurs multiples directions générales. C'est donc un mille-feuille de 50 administrations et services nationaux que partagent les Français.

Liste et lien des 31 autorités répertoriées:
  • Autorité de la concurrence: 17 membres
  • Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires: 10 membres
  • Autorité de contrôle prudentiel et de résolution: 19 membres
  • Autorité de régulation de la distribution de la presse: 4 membres
  • Autorité des marchés financiers: 16 membres
  • Autorité de régulation des communications électroniques et des postes: 7 membres
  • Autorité de régulation des jeux en ligne: 7 membres
  • Autorité de sûreté nucléaire: 5 commissaires
  • Commission d'accès aux documents administratifs: 11 membres
  • Commission consultative du secret de la défense nationale: 5 membres
  • Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques: 9 membres
  • Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement: 9 membres
  • Commission nationale du débat public: 25 membres
  • Commission nationale de l'informatique et des libertés: 17 membres
  • Commission des participations et des transferts: 29 membres
  • Commission de régulation de l'énergie: 6 membres
  • Commission de la sécurité des consommateurs: 15 membres
  • Commission des sondages: 11 membres
  • Conseil supérieur de l'audiovisuel:8 membres
  • Conseil supérieur des programmes: 18 membres
  • Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques: 11 membres
  • Contrôleur général des lieux de privation de liberté:  1 contrôleur
  • Défenseur des droits: 1 défenseur
  • Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet: 9 membres
  • Haute Autorité pour la transparence de la vie publique: 9 membres
  • Haute Autorité de santé: 8 membres
  • Haut Conseil du commissariat aux comptes: 12 membres
  • Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur: 30 membres
  • Médiateur national de l'énergie: 1 médiateur
  • Médiateur du cinéma: 1 médiateur
  • Médiateur du livre: 1 médiateur

  • dimanche 28 février 2016

    Le César du film le plus rentable est attribué à...

    Le film de Stéphane Brizé « La loi du marché » est le film le plus rentable du cinéma français en 2015.  Amusant quand on sait combien l’industrie cinématographique française est très administrée et bien peu soumise aux lois du marché. Avec un budget de 1,7 millions d’euros et 975.222 entrées, le film avec Vincent Lindon atteint un taux de rentabilité de 180,7% (c’est-à-dire que pour 100 € dépensés, le film en rapporte 180,70 €). Suivent ensuite « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent (155% de rentabilité), « Mustang » de Deniz Gamze Ergüven (134%), « Mutch Loved » de Nabil Ayouch (130%) et « Babysitting 2 » de Nicolas Benamou et Philippe Lacheau (105,58%).

    Tous les autres films français de l’année 2015 sont en-dessous du seuil de rentabilité. Car il ne faut pas confondre « succès populaire » et « rentabilité ». Seul « Babysitting 2 » avec plus de 3 millions d’entrées réalise un succès populaire tout en étant rentable.

    Ainsi, bien qu’ayant été des succès populaires, des films tels que « Les nouvelles aventures d’Aladin » (plus de 4,3 millions d’entrées), les « Profs 2 » (près de 3,5 millions d’entrées), « Taken 3 » (2,6 millions d’entrées) entre autres sont des échecs financiers. Un des plus gros flops financiers revient certainement à EuropaCorps, producteur de « Taken 3 » qui, avec un budget de 51 millions d’euros n’affiche un taux de rentabilité que 16% (soit 16 € d’engrangés pour 100 € de dépensés).

    Le sujet ne serait pas si brulant s’il ne concernait que des capitaux privés. Mon orientation libérale me pousse à croire que le marché s’autorégule et, qu’après tout, chacun peut bien faire ce qu’il veut de son argent. Le reste est question de conscience.

    Mais tel n’est pas le cas. Le cinéma français dispose d’avantages fiscaux non négligeables qui le met en partie à la charge du contribuable. Il est tout à fait faux de considérer, comme Thomas Langmann, qu’il n’y a pas d’argent public dans le financement des films français.

    D’abord, les places de cinéma bénéficient d’un taux de TVA réduit à 5,5% depuis le 1er janvier 2014. Il était au préalable de 7% et le président Hollande avait envisagé de le remonter à 10% ! Ajoutez à cela les SOFICA, qui permettent aux particuliers de déduire de leurs impôts l'investissement dans un film, et ce sont plusieurs centaines de millions qui échappent aux finances publiques. La Cour des Comptes avait établi en 2012 que « 447 millions d'euros sont adossés à des ressources d'origine fiscale et constituent donc... du financement public ».

    Et puis, ce n'est pas tout. Ces mécanismes et ces sommes sont incomplets, car, en parallèle, la France se targue de disposer du régime des intermittents du spectacle ! Cette caisse présente un déficit chronique d’un milliard d'euros par an, comblé par le régime général de la Sécurité sociale...

    Le pauvre Vincent Maraval, coproducteur d'Asterix, avait mis les pieds dans le plat pour dénoncer les cachets mirobolants de quelques grands noms du grand écran et avait immédiatement été voué aux gémonies par ses pairs. Il faut dire que la problématique était mal posée. Car la vraie question n’est pas combien coûte un film mais combien il rapporte. De la question du cachet de la tête d’affiche doit se poser en fonction du budget de ce film. Il faut constater que les cachets des vedettes du cinéma français ont baissé ces dernières années.


    En témoigne le classement des acteurs français les mieux rémunérés en 2015. Omar Sy arrive en tête du classement avec 1,8 million d'euros. On est loin des 10 millions d’euros de cachet perçu par Dany Boom pour le film « Supercondriaque » !

    Pourtant, ces cachets ne sont toujours pas en adéquation avec le budget global du film et encore moins avec la rentabilité de celui-ci. Ainsi Jean Dujardin a touché 1 million d’euros pour le dernier Lelouch « Un plus une », soit 12% du budget total du film (8 M€) et alors que le film est un flop financié (36 euros de recettes pour 100 euros de dépenses). Kev Adams empoche un salaire de 1,5 millions d’euros pour « Aladin », soit 10% du budget. Pourtant, là aussi le film ne couvre pas les frais.

    Alors l’exception culturelle cinématographique justifie-t-elle tout ? Certainement pas dans la situation budgétaire actuelle.

    D’ailleurs de quelle exception culturelle nous revendiquons nous ?

    « Mustang » réussit, sans communication tapageuse, à réunir 555.670 spectateurs dans 130 salles, tout en rapportant de l’argent (130 euros pour 100 euros de dépenses) et a reçu deux César, celui du meilleur premier film et celui du meilleur montage. De plus il représente la France aux Oscars. Peut-on parler d’exception culturelle avec « Connasse, princesse des cœurs » ?

    La comédie est, en France, une exception culturelle quand elle produit des films (pour ne s’en tenir qu’au deux dernières années) comme « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? » (300% de rentabilité) ou « La famille Bélier » (231% de rentabilité). Néanmoins, les budgets restent encore colossaux (12 et 7 millions d’euros).
    Alors faisons confiance à la loi du marché pour réguler l’économie cinématographique française. La qualité du scénario, la précision de la réalisation et la modestie des comédiens feront le reste !

    vendredi 26 février 2016

    L'association de lutte conre la corruption ANTICOR aurait-elle des comptes à rendre avec le président SARKOZY ?

    Anticor, l’association fondée en 2002 par Eric Halphen et Séverine Tessier, s’est constituée partie civile dans l’affaire Bygmalion. Cette association, qui bénéficie d’un statut exceptionnel lui permettant d’agir en justice lorsqu’elle constate des faits de corruptions de personnages publics, a comme noble objectif de réhabiliter le rapport de confiance entre les citoyens et leurs représentants, politiques ou administratifs.

    Selon les statuts, l’association entend regrouper des citoyens et des élus de toutes tendances politiques. Fait étonnant, l’adhésion à l’association et la signature de sa charte sont interdites aux candidats de Front National ! Autre remarque, à la création de l’association, on ne trouve guère que trois élus UMP pour adhérer aux principes édictés par Anticor. Il faut avouer que, les fondateurs de l’association sont fortement ancrés à gauche. Eric Halphen, ancien juge d’instruction (affaire des HLM de Paris en 1994) n’a jamais caché sa sensibilité de gauche, au point de soutenir Jean-Pierre Chevènement aux élections présidentielle. Evelyne Tessier, assistante parlementaire pour des députés socialistes, a participé à la création du Nouveau Parti Socialiste avant de rejoindre les écologistes.

    Le renouvellement du bureau en 2015 a confirmé cette tendance (déviance ?). Le nouveau président de l’association, Jean-Christophe Picard, était, jusque là président départemental et membre du bureau national du PRG. La vice-présidence revient à Eric Alt, magistrat, membre du syndicat de la magistrature, proche du parti socialiste.

    Ses membres n’auraient-ils pas tendance à chercher les poux toujours dans la même tonsure ? D’ailleurs, dans un entretien concernant l’affaire dite des « sondages de l’Elysée », l’avocat Gilles-William Goldnadel rapporte qu’un « membre fondateur d’Anticor [l’aurait] contacté en expliquant qu’il était ulcéré par la partialité politique de l’association.Il [lui aurait] proposé de [lui] communiquer de nombreux courriels dont il était destinataire et [l’aurait] autorisé à les produire en justice. »

    Plus grave encore. Toujours dans l’affaire des « sondages de l’Elysée », il semblerait qu’à l’époque où Anticor s‘est porté partie civile, Christiane Taubira, alors ministre de la Justice, était membre du comité de parrainage de l’association. Pour le célèbre avocat le doute n’est pas permis. Christiane Taubira était en situation d’être juge et partie, constitutif du délit de prise illégale d’intérêt.

    On est en droit de s’interroger sur les réelles motivations de l’association. N’aurions-nous pas là un début d’explication de l’acharnement judiciaire dont Nicolas Sarkozy serait la victime. Mais il s’agit sans nul doute du fantasme paranoïaque d’un blogueur sarkozyste !

    jeudi 25 février 2016

    Martine dit des "Khomry"

    Vivons nous les derniers jours du nouveau gouvernement Valls ?

    La charge menée par Martine Aubry contre le premier ministre est d’une violence incroyable et irresponsable.

    Ce n’est pas la première fois que la maire de Lille tacle le gouvernement. La tribune qu'elle signe dans le journal Le Monde est d’abord un gigantesque fourre-tout de reproches non seulement vis-à-vis du premier ministre Valls mais du quinquennat de François Hollande dans son ensemble.

    Mais Martine Aubry s’attaque, avec les frondeurs, également à la loi El Khomry, du nom du ministre du travail. Si économiquement il n’y a pas grand-chose à attendre de ce texte, la loi El Khomry est tout de même une tentative de réalisme économique. Elle est, en cela, à mettre au crédit de la ministre et du chef du gouvernement, tout comme le fut la Loi Macron.

    Mais peut-être qu’une certaine gauche a intérêt à conserver certaines catégories de Français dans la précarité où elle puise son électorat ?

    Toujours est-il que la « bande à Martine » risque de nous faire entrer dans une crise politique dont nous n’avons pas besoin. La situation prêterait à rire si les socialistes n’étaient pas à la tête du pays et si nous n’avions pas près de 6 millions de chômeurs.

    mercredi 24 février 2016

    Le salarié: espèce en voie de mutation !


    La fin du salariat "à la papa"
    Depuis trente ans, toutes les politiques de lutte contre le chômage ont échoué. Et si on regardait du mauvais côté de la lorgnette ? Et si en fait, on cherchait un modèle qui n'existe plus ? Nous traversons une période de mutation. Le XIXème siècle avait vu l'ouvrier agricole journalier devenir un ouvrier spécialisé. Le XXème siècle l'avait muté en employé salarié. Le XXIème siècle transforme le salarié en entrepreneur "free-lance".
    
    Ce modèle social c'est le salariat. Et pas n'importe quel. salariat: le salariat avec un C.D.I. couplé d'une législation protectrice (réglementation stricte des causes de licenciement) et providentiel (protection sociale et indemnités chômages). Mais ce système a vécu ayant subit l'assaut des crises économiques (nous n'avons plus les moyens de ce modèle) et surtout les coups de la révolution numérique (ubérisation). Aujourd'hui ce n'est pas qu'il n'y a plus de travail, c'est que chacun doit réinventer son activité.

    
    http://mechantreac.blogspot.fr/p/pourquoi-luberisation-fait-autant.html
    Pourquoi l'ubérisation fait trembler
    les entreprises et les salariés

    Depuis la révolution industrielle du XIXème siècle, le pacte social repose sur l'échange "protection contre subordination". Aujourd'hui, les structures hiérarchiques pyramidales sont remises en cause. L'individualisme est érigé en principe. Les individus veulent être autonomes. Les liens du groupe se sont distendus. Chacun compte sur son propre réseau (Facebook en tête) pour développer son activité (souvent multiples).
    
    

    L'ubérisation,
    un drame pour l'emploi ?
    Parallèlement, l'entreprise a tendance à gérer de plus en plus ses troupes de manière virtuelle. Certains managers ne traitent plus leurs relations humaines qu'au travers de leurs tableaux excel. Cette confiance absolue du manager dans son système de contrôle déresponsabilise toute la ligne hiérarchique. Ce n'est pas moi, c'est l'autre (et dans l'autre il faut voir le "tableur excel" qui n'a pas su anticiper l'erreur ou la faute).  La conséquence est une motivation  affaiblie de postulants à une fonction sans responsabilité aucune et dans laquelle ils ne sont que de passage. L'individualisme ne s'encombre pas des notions de fidélité. L'individu ne trouve plus alors dans la relation salariale de quoi "se réaliser". Il est en perpétuelle recherche d'autre chose (surtout chez les jeunes issus de la génération "Y"). Cette évolution se constate sur toutes les strates sociales, plus ou moins accentuée en fonction du niveau d'étude et du caractère alimentaire de l'activité.

    "Et si l'avenir (...) était dans le
     travail indépendant

    En une (voir deux) génération(s), on est passé d'un modèle social où la règle était le "travail à vie" dans le cadre d'un CDI avec l'ambition de progresser au sein de l'entreprise, à un modèle où les individus ont intégrés le caractère précaire du monde du travail et la recherche d'une vie épanouie. La génération "Y" a vu, en effet, ses parents (génération née entre 1965 et 1975) se battent pour protéger leur emploi (à la différence de la génération précédente de la période des trente glorieuses) et pourtant être touchés par le chômage. L'équation était vite résolue.

    
    Le parcours du travailleur
     ne sera plus lisse
    Réinventer l'économie, réinventer son activité, c'est l'objet de ce dossier qui fera l'objet d'une mise à jour régulière. Pour allez plus loin, de nombre lien sont mis à votre disposition.


    mardi 23 février 2016

    Le ministère de la Sécurité Intérieure, des libertés publiques, des droits et devoirs du Citoyen et des Etrangers

    Suite de l'article intitulé "Le prochain chef de l'Etat devra nommer un gouvernement de combat"

    Le nouveau "ministère de la Sécurité Intérieure, des libertés publiques, des droits et devoirs du Citoyen et des Etrangers" rassemble les compétences de l'actuel ministère de l'Intérieur et du ministère de la Justice ainsi qu'une partie dévolue au ministère des Finances et des Comptes publics.

    D'importantes économies d'échelle peuvent être réalisées, permettant de distribuer le budget épargné dans des actions concrètes.

    La création de ce ministère nécessite un préalable: une réforme constitutionnelle consacrant l'indépendance effective du pouvoir judiciaire et l'élection des juges au suffrage universel indirect (collège de grands électeurs identiques aux élections sénatoriales).

    L'efficacité de ce ministre passe par plusieurs points d'attention: l'allègement du code de procédure pénal afin de réduire la "gestion administrative" des forces de l'ordre (retour sur le terrain), l'amélioration de l'équipement des forces de l'ordre (en adéquation avec la nouvelle délinquance plus violente et plus armée), la mise à niveau de la présomption de légitime défense des policiers avec celle des gendarmes, la création de prisons supplémentaires et de centres de déradicalisation, enfin la création de programmes de réinsertions obligatoires.

    Il comprend :

    * L'inspection générale de L'administration - IGA (ex-ministère de l'Intérieur)
    * L'inspecteur général des services judiciaires (ex-ministère de la Justice)
    * La Délégation aux Industries de Sécurité (ex-ministère de l'Intérieur)
    * Le Conseil supérieur de l’appui territorial et de l’évaluation - CSATE (ex-ministère de l'Intérieur)
    * Le bureau des cabinets - BDC  (ex-ministère de l'Intérieur)
    * Le contrôle budgétaire et comptable ministériel (ex-ministère de l'Intérieur)

    * Le secrétariat général - Haut fonctionnaire de défense - SGSG (ex-ministère de l'Intérieur + ministère de la Justice)

    * La Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises - DGSCGC (ex-ministère de l'Intérieur)
    * La Direction Générale de la Police Nationale - DGPN external link (ex-ministère de l'Intérieur)
    * La Direction Générale de la Sécurité Intérieure (ex-ministère de l'Intérieur)
    * La Direction Générale de la Gendarmerie Nationale - DGGN external link (ex-ministère de l'Intérieur)
    * La Direction Générale des Étrangers en France - DGEF  (ex-ministère de l'Intérieur)
    * La Direction générale des collectivités locales - DGCL (ex-ministère de l'Intérieur)
    * La Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routières - DSCR (ex-ministère de l'Intérieur)
    * La Direction des services judiciaires - DSJ (ex-ministère de la Justice)
    * La Direction des affaires civiles et du sceau - DACS (ex-ministère de la Justice)
    * La Direction des affaires criminelles et des grâces (ex-ministère de la Justice)
    * La Direction de l'administration pénitentiaire - DAP (ex-ministère de la Justice)
    * La Direction de la protection judiciaire de la jeunesse
    (ex-ministère de la Justice)
    * La Direction générale des douanes et droits indirects - DGDDI (ex-ministère des Finances)
    * La Délégation nationale à la lutte contre la fraude - DNLF (ex-ministère des Finances)
    * TRACFIN (ex-ministère des Finances)
     La direction de la coopération internationale (DCI) (ex-ministère de l'Intérieur)

    * Le Collège stratégique (ex-ministère de l'Intérieur)
    * Le bureau chiffre et sécurité (ex-ministère de l'Intérieur)
    * La mission des archives nationales - MAN  (ex-ministère de l'Intérieur)
    * Le secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance (ex-ministère de l'Intérieur)
    * Le secrétariat général du comité interministériel de contrôle de l'immigration (ex-ministère de l'Intérieur)
    * Le secrétariat général du comité interministériel à l'intégration (ex-ministère de l'Intérieur)
    * Le comité interministériel de la sécurité routière (ex-ministère de l'Intérieur)
    * La délégation interministérielle à la sécurité privée - DISP  (ex-ministère de l'Intérieur)
    * Le Délégué Interministériel à la Lutte contre le Racisme et l'Antisémitisme - DILCRA external link(ex-ministère de l'Intérieur)
    * Le ministre est membre et préside, par délégation du premier ministre,  le comité interministériel de prévention de la délinquance (ex-ministère de l'Intérieur)

    lundi 22 février 2016

    Le prochain chef de l'Etat devra nommer un gouvernement de combat !

    Tous les gouvernements sont des gouvernements de combat. C'est en tout cas comme ça qu'ils sont présentés par les premiers ministres. Et comment pourrait-il en être autrement ?
    Mais un gouvernement peut-il être de combat avec 38 ministres (comme c'est la cas dans le dernier gouvernement Valls) ? Peut-il être de combat lorsqu'il s'agit du 5ème gouvernement en moins de 4 ans ? Peut-il être de combat lorsque le ministre est désigné en fonction des services rendus et non de ses compétences ou à tout le moins de ses appétences ?

    Pour être un gouvernement de combat celui-ci doit respecter plusieurs règles. Le nombre des ministres doit être restreint. Les ministres doivent exercer leurs fonctions en pleine responsabilité. Les ministères doivent se concentrer sur les pouvoirs régaliens traditionnels. Les ministres doivent parler d'une seule voix.

    Pour parler d'une seule voix et éviter les "couacs", il faut interdire aux ministres de s'exprimer dans les médias. Le porte-paroles du gouvernement doit être le seul à pouvoir communiquer sur l'action gouvernementale. Dès lors, le premier ministre, responsable de l'action du gouvernement, doit s'acquitter de cette fonction.

    Les ministres doivent être pleinement  responsables. Cette condition a pour effet de mettre fin aux secrétariats d'Etat et autres ministères délégués. Chaque ministre est responsable de l'action de l'ensemble de son ministère.

    Les compétences de certains ministères doivent être réunis au sein d'un seul. Cela à pour effet de réduire le nombre de ministères et d'homogénéiser la politique commune de plusieurs ministères.
    La réduction du nombre des ministres passe par la création d'organe (ou agence) afin de gérer les directions n'ayant plus de ministres de tutelle (c'est le cas de la culture, de la communication, des sports...).

    Je vais lister ci-dessous les ministères qui doivent composer le nouveau gouvernement. Certains appellent des explications ou des réformes importantes. Je reviendrai sur les spécificités des périmètres de ces nouveaux portefeuilles et les réformes nécessaires à appliquer.

    Les nouvelles fonctions ministérielles s'intituleraient comme suit:

    - le Premier Ministre, en plus de cette fonction, serait Porte-paroles du gouvernement et en charge du Budget (gestion de la dettes), de la fonction publique (dont la charge salariale représente une part importante du budget) et de la réforme de l'Etat (condition nécessaire à une plus grande efficacité des services de l'Etat.

    - 2ème dans l'ordre protocolaire, le "Ministère de la Sécurité intérieure, des libertés publiques, des droits et des devoirs du Citoyen et de l'Etranger". Ce ministère regroupe l'ensemble des direction du Ministère de l'Intérieur et de la Justice. Il faut ajouter des directions ou délégations appartenant au ministre du budget: les douanes, Tracfin et la répression des fraudes. C'est le retour de l'autorité.

    - 3ème ministère dans l'ordre protocolaire, le "Ministère des relations et de la sécurité extérieure." Il réunit les compétence du ministère de la Défense et des Affaires étrangères (moins les directions rattachées à l'Economie).

    - 4ème ministère, le "Ministère du développement économique et de la promotion de la France" qui correspond au ministère actuel avec le tourisme et le commerce extérieur. L'ensemble du ministère du travail rejoint ce ministère ainsi que l'agriculture.

    - 5ème ministère, le "Ministère de l'Instruction publique et de la Jeunesse". En supprimant le terme "éducation" on rappelle que l'éducation est du ressort des parents. Le terme "nationale" disparaît également afin de marquer la décentralisation dans les régions et d'entériner la place de plus en plus importante de l'enseignement privé. 

    - 6ème ministère, le "Ministère de l'écologie, de l'égalité des territoires et du logement". Les compétences de ce ministère s'étendent aux collectivités locales, à la ville, à l'outre-mer...

    Le ministère de la culture et de la communication au profit d'une agence nationale de la culture. La communication est gérée par le C.S.A. Les Sports et la Santé ne sont plus affectés à un ministère.

    Ainsi, le gouvernement est composé d'un premier ministre et de six ministres.

    A l'occasion de prochains articles, je reviendrai en détail sur la composition de ces ministères.

    vendredi 19 février 2016

    Roselyne Bachelot: de mamie Nova à tatie Danielle

    On lui pardonnait tout à Roselyne. Ses tenues excentriques qui la faisaient ressembler à a reine d'Angleterre. Son rire insupportable et sa voix stridente. Son humour bouffon.
    On lui pardonnait tout à Roselyne. Ses mini-trahisons qui ne lui firent rejoindre le camp du vainqueur de 2007 qu'une fois la victoire acquise. Elle trahissait au passage un vieil ami, le président Chirac, même si celui-ci, perdant peu à peu la mémoire, n'allait pas souffrir de cette défection.
    On lui pardonnait tout et le président Sarkozy lui avait tout donnée. Tout jusqu'à ce ministère inédit sous la Vème République réunissant la Santé, la Jeunesse et les Sports. 
    Son air bon enfant, avec les années, transforma Roselyne en mamie Nova.

    En 2012, Roselyne décida de quitter la politique et d'assumer pleinement ses fonctions de mamie Nova. Comme elle avait peur qu'on l'oublie, elle fit de la télévision au risque de se transformer en Germaine (celle des pâtes Lustucru de mon enfance).

    Mais Roselyne n'a pas grand chose à dire. Et les premiers symptômes apparaissent. Elle commence à balancer sur tout le monde et surtout sur son ancienne famille. Impuissant et incrédule, nous assistions à la métamorphose de mamie Nova en tatie Danielle.

    La vieillesse est parfois un naufrage !

    LETTRE OUVERTE AUX PARLEMENTAIRES DU PARTI LES REPUBLICAINS


    L E T T R E   O U V E R T E   A U X   P A R L E M E N T A I R E S  
    D U   P A R T I   L E S   R E P U B L I C A I N S

    De Méchant Réac®

    A l’attention de Monsieur le sénateur Gérard Larcher, président du Sénat

    Monsieur le sénateur Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains

    Monsieur le député Christian Jacob, président du groupe Les Républicains

    Mesdames et Messieurs les sénateurs du groupe Les Républicains

    Mesdames et Messieurs les Députés du groupe Les Républicains

     

    Le 19 février 2016

    Monsieur le Président du Sénat,

    Messieurs les président de groupes,

    Mesdames et Messieurs les parlementaires,

     

    La récente mise en examen du président de notre mouvement constitue un nouvel affront pour l’ensemble de la famille Les Républicains et jette l’opprobre sur l’honneur d’un homme.

    Nicolas Sarkozy est incontestablement victime d’un acharnement judiciaire dans le but d’une part de l’empêcher d’être candidat aux primaires de la Droite de cette année et, d’autre part, d’éliminer le candidat de la droite républicaine dès le premier tour des élections présidentielles de 2017.

    Pourtant, le silence d’une très grande partie d’entre vous est choquant pour une très grande partie d’entre nous. Je ne veux pas croire que, parmi les représentants nationaux de ma famille de cœur et de pensée, il y en est qui profitent de la situation pour régler leurs comptes avec l’ancien président de la République ou pour évincer un éventuel adversaire. Si tel est le cas, cette attitude anti-démocratique est indigne du mandat confié.

    Comment abandonner l’un des nôtres surtout lorsque celui-ci nous a mené à tant de victoires ? La cohésion et l’unité de notre mouvement, la solidarité de ses membres, sont les conditions essentielles de la victoire en 2017.

    Le temps du choix des hommes n’est pas encore venu. Le temps est celui de la défense de nos idées et de la définition d’une ambition pour la France.

    Retenons, si vous le voulez bien, une citation de notre président : « il y a quelque chose de plus grand que nous, il y a la France ! »

    Je vous prie de croire, Monsieur le Président du Sénat, Messieurs les présidents de groupes, Mesdames et Messieurs les parlementaires, en ma plus haute considération.

     

    Méchant Réac ! ®

     

    Copie : Monsieur le président Nicolas Sarkozy, ancien président de la République

    jeudi 18 février 2016

    Jean-Michel Baylet, le roi du passe-passe

    Jean-Michel Baylet est le nouveau ministre de l’aménagement du territoire. Il est loin d’incarner le renouveau en politique. En effet, Jean-Michel Baylet fut secrétaire d’état aux relations extérieures en 1984 (il y a 32 ans) dans un gouvernement où il fit la connaissance de Laurent Fabius, un autre jeunot de la politique française.

    Jean-Michel Baylet est maire de Valence-d’Agen de 1978 à 2001, prenant ainsi la succession de sa mère Evelyne Baylet (maire de 1959 à 1978). Elle-même succédait au père de Jean-Michel (Jean Baylet, maire de 1930 à 1940 et de 1945 à 1958). Plusieurs fois ministres sous la présidence de François Mitterrand, député, sénateur, il est depuis 1985 président du Conseil Général de Tarn-et-Garonne où il succède… à sa mère.

    Il débute sa carrière en 1971 comme journaliste à La Dépêche, emblématique quotidien de la région toulousaine qui appartient à sa famille depuis 1925 et que sa mère dirigera jusqu’en 1995. Jean-Michel Baylet est président-directeur général du Groupe La Dépêche depuis 1995. Ce qui explique peut-être l’enthousiasme du journal La Dépêche du Midi lors de sa nomination dans le dernier gouvernement Valls.

    Jean-Michel Baylet était également jusqu’à sa récente nomination Président du Parti Radical de Gauche.

    Avant entrée de Jean-Michel Baylet au gouvernement, le Parti radical de gauche, principal parti allié du PS, était déjà représenté par Sylvia Pinel, ancienne ministre du Logement, de l'Égalité des territoires et de la Ruralité. Très proche de Jean-Michel Baylet, c'est elle qui prend sa suite à la tête du PRG. Le bureau national du parti a désigné « conformément à l'article 12 des statuts du PRG », la première vice-présidente du PRG Sylvia Pinel, pour assurer l'intérim. « Elle présidera donc le parti dans l'attente d'un congrès », est-il indiqué dans un communiqué.

    Il quitte également la présidence du groupe La Dépêche. Pour prendre sa suite, il a choisi son ex-femme Marie-France Marchand-Baylet. Elle n'est autre que l'actuelle compagne de Laurent Fabius, lui-même sortant du Quai d'Orsay. Par ailleurs la famille Baylet garde le groupe sous sa férule puisque l'un des fils de Jean-Michel Baylet, Jean-Nicolas Baylet, est directeur général du Groupe la Dépêche depuis septembre 2012. Une emprise renforcée en septembre 2015 avec la nomination de Jean-Benoît Baylet, 27 ans, au poste de directeur-délégué du groupe consacré au quotidien régional et à ses suppléments.

    Le dernier tout de passe-passe de Jean-Michel Baylet concerne une querelle de logement. De l’ancien ministère de Sylvia Pinel, c’est l’écologiste Emmanuelle Cosse qui récupère le Logement. Un maroquin qui, d'ordinaire, permet à son détenteur de s'installer au luxueux hôtel de Castries, dans le VIIe arrondissement de Paris. Jean-Michel Baylet va obtenir de l’Elysée d’occuper l'auguste lieu situé 72 rue de Varenne, tandis qu'Emmanuelle Cosse devra se « contenter » d'une adresse précédemment dévolue au secrétariat d'État à la Réforme territoriale d'André Vallini. Lequel a dû emménager dans une aile du Quai d'Orsay, où il sera chargé du Développement et de la Francophonie.

    Je n’ose imaginer les Unes de la presse écrite si ces manœuvres s’étaient déroulées sous la présidence de Nicolas Sarkozy !

    mercredi 17 février 2016

    Mise en examen de Nicolas Sarkozy: Justice ou Procès politique ?

    Incontestablement, Nicolas Sarkozy est devenu l'ennemi judiciaire n°1, celui que tout juge d'instruction veut épingler à son tableau de chasse.

    On n'a jamais vu un ancien président de la République, ou tout simplement un homme d'état, faire l'objet d'autant de procédures judiciaires. Et lorsqu'il n'est pas mis en cause, il y a toujours une âme bien pensante pour associer son nom à une affaire en cour. 
     
     
    Systématiquement, ces mises en cause coïncident avec une période où soit il remonte dans les sondages, soit il bénéficie d'une actualité positive. Le hasard fait souvent bien les choses pour les ennemis de l'ancien président. 
     
    S'il y a eu collusion entre les médias, la classe politique et le pouvoir judiciaire alors c'est très grave. Une telle pratique est digne des plus grandes dictatures. Je suis assez inquiet pour notre démocratie. Certes les juges doivent pouvoir agir librement. Mais depuis le "mur des cons" on s'aperçoit combien certains magistrats sont politisés.
     
    Alors s'agit-il de Justice ou de Procès politique(s) ? Les mises en examen pleuvent sur l'ancien chef de l'état. J'appelle les magistrats à mettre en examen leur conscience.

    mardi 16 février 2016

    Islamo-gauchistes : « mon pote » réveilles-toi, ils sont devenus fous !

    L’islamo-gauchiste se définit négativement comme le rejet de la civilisation occidentale et positivement comme un différentialisme identitaire. L’occident blanc et chrétien est considéré, du fait de son passé colonial (dont l’histoire a été revisité), comme responsables de tous les maux de notre société. L’islamo-gauchiste préfère l’Autre vu comme l’idéal, quelle que soit son attitude. L’Autre c’est le musulman, nouveau bouc émissaire qu’il faut sauver.

    En cela, comme le dit mieux que personne Gilles-William Goldnadel : l'islamo-gauchisme « a tout à voir avec le gauchisme et bien peu avec l’islamisme ». Car après la seconde guerre mondiale, le bloc communiste avait vu dans les populations islamiques un nouveau prolétariat facile à endoctriner. Mais après l’effondrement du Mur de Berlin, ces mouvements post-soviétiques vont se tromper d’Islam et collaborer avec un Islam radical.

    Hiérarchisant les discriminations au sommet desquels se trouve la lutte contre l’islamophobie, les islamo-gauchistes ont rendu fou l’antiracisme. Le féminisme défendu corps et âme par ce mouvement, doit cèder la place à la lutte contre l’islamophobie. Le racisme anti-blanc, anti-occidental, anti-chrétien, anti-juif n’a pas sa place dans la hiérarchie des discriminations.  

    Cet islamo-gauchisme a fait fuir l’essentiel des intellectuels de gauche (aujourd’hui victimes d’une chasse aux sorcières) et explique en partie la droitisation de la gauche républicaine.

    Ce mouvement bénéficie d’un puissant écho dans les médias et compte dans ses rangs : Edwy Plenel, Tariq Ramadan, Clémentine Autain, Yann Moix… et autres.

    Il est temps que les errances des partisans islamo-gauchistes prennent fin. Car face au danger qu’ils représentent pour notre civilisation, la réaction de celle-ci risque d’être violente et de nous faire sombrer dans la guerre civile. Déjà PEDIGA* est en éveille…

     

    * Les Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident (en allemand, « Patriotische Europäer gegen die Islamisierung des Abendlandes, abréviation PEGIDA)

    lundi 15 février 2016

    Des acteurs économiques de plus en plus découragés par un président de plus en plus décourageant.


    Par Laurent SAILLY

    La crise financière mondiale est de retour. Elle va atteindre l’Europe, entrainant dans sa chute les banques, la croissance européenne et certains pays de l’Europe du Sud. Depuis deux mois, la direction du Trésor et les analystes économiques alertent Matignon et Bercy. 
    Les milieux économiques français attendaient dans le remaniement du gouvernement une équipe de choc, cohérente, prête au combat. Valls et Macron semblaient prêts à réclamer, lors du prochain G7, une « entente cordiale » afin d’éviter une désastreuse guerre monétaire. Au lieu de ça, François Hollande est resté faire de la cuisine politique. Point d’équipe de choc, mais un assemblage d’individus sans conviction qui ne peut que déboucher sur une politique floue et incertaine. D’ailleurs le président de la République ne prend aucune décision montrant sa volonté de s‘attaquer à la situation économique.
    Quelle est la stratégie de la politique économique de la France ? On ne sait pas. De la réduction du déficit budgétaire, de la nouvelle économie, de l’Europe, ni l’Elysée ni Matignon n’affichent un projet pour la France. Tout laisse supposer qu’on va continuer comme avant. Chacun va défendre ses petits intérêts, ses petits privilèges, ignorant la mondialisation des échanges et le progrès technologique.
    La politique du logement, détruite en début de quinquennat pas Cécile Duflot, va à nouveau être mise à mal suite à la nomination d’Emmanuelle Cosse. Jean-Vincent Placé, nommé à la réforme de l’Etat, n’a aucun projet sur le sujet. Jean Marc Ayrault n'indique rien sur la politique étrangère et n’a rien du représentant de commerce qu’exige le périmètre de son ministère. Le président Hollande semble avoir passé en perte et profit l’expérience Macron en ne lui accordant aucune extension de son périmètre d’action, mais en plus en le rétrogradant dans l’ordre protocolaire. Enfin, la gauche de la gauche conserve ses députés frondeurs ce qui ne va que brouiller les débats parlementaires et paralyser une fois de plus l’action législative. 
    Nous allons donc perdre quatorze mois, alors que la situation économique continue de se détériorer et que la crise boursière va bloquer la reprise.

    N'oublions pas.