dimanche 31 juillet 2016

Ce n'est pas à la France de s'adapter à l'islam mais à l'islam de s'adapter à la France !

Dans un entretien donné ce matin dans "LE JDD", Manuel VALLS en remettant en cause la loi de 1905 revient à dire que notre modèle républicain porte une part de responsabilité dans la guerre que subit la France.

La loi de séparation de l'Etat et de l'Eglise au début du 20ème siècle avait pour but de libérer la fille ainée de l'église de la pression religieuse. Mais la laïcité est remise en question par la pratique de la religion musulmane dans notre pays et par la succession d'attentats terroristes de la part d'un groupe qui se réclame de cette religion. Les risques d'implosion de la société française doivent nous pousser à repenser la laïcité à la française.

A la laïcité née de 1905, je préfère celle de Bonaparte («Une société sans religion est un vaisseau sans boussole.»). Cette laïcité respecte trois règles: contrôler la religion, protéger la religion, "franciser" la religion.
 
Contrôler la religion fait appel à une vision principalement sécuritaire. On pense immédiatement à l'islam radical (qui n'a rien à voir avec la religion musulmane). Il est du rôle de l'Etat de combattre dans nos banlieues cet islam totalitaire qui d'une part ne respecte pas les lois de la République mais appelle à la désobéissance et à l'application de la loi islamique et, d'autre part constitue un foyer de recrutement au terrorisme (et aux trafics de tout ordre pour son financement). 

Protéger la religion c'est aussi différencier la laïcité d'une part, la liberté religieuse de l'autre. Le code établi en 2011, par le ministère de l'Intérieur,  s'intitule d'ailleurs "Laïcité et liberté religieuse" (octobre 2011, La Documentation française). Ainsi le terme "laïcité" n'est plus un synonyme de contrôle de la religion. 

Franciser la religion catholique fut le fait de la Constitution civile du clergé de 1790. Sous l'influence de Jaurès, la loi de 1905 rompt avec la logique révolutionnaire. Il faut renouer avec cette "réaction révolutionnaire" en faisant d'une part du catholicisme une ressource identitaire de la France (ses "racines"), et d'autre part, exiger un "islam de France", républicanisé, au lieu de seulement le soumettre au droit commun.

La laïcité ce n'est pas la promotion de l'athéisme et le refus des religions. A elle seule, la laïcité ne peut couper la France de ses racines chrétiennes (discours de Latran, Nicolas Sarkozy).
Ce n'est pas à la France de s'adapter à l'islam mais à l'islam de s'adapter à la France !

Pour un gouvernement de combat !

Pour être un gouvernement de combat celui-ci doit respecter plusieurs règles. Le nombre des ministres doit être restreint. Les ministres doivent exercer leurs fonctions en pleine responsabilité. Les ministères doivent se concentrer sur les pouvoirs régaliens traditionnels. Les ministres doivent parler d'une seule voix.

Pour parler d'une seule voix et éviter les "couacs", il faut interdire aux ministres de s'exprimer dans les médias. Le porte-paroles du gouvernement doit être le seul à pouvoir communiquer sur l'action gouvernementale. Dès lors, le premier ministre, responsable de l'action du gouvernement, doit s'acquitter de cette fonction.

Les ministres doivent être pleinement  responsables. Cette condition a pour effet de mettre fin aux secrétariats d'Etat et autres ministères délégués. Chaque ministre est responsable de l'action de l'ensemble de son ministère.

Les compétences de certains ministères doivent être réunis au sein d'un seul. Cela a pour effet de réduire le nombre de ministères et d'homogénéiser la politique commune de plusieurs ministères.
Il existe suffisamment d'agences nationales de toutes sortes pour gérer les directions n'ayant plus de ministres de tutelle (c'est le cas de la culture, de la communication, des sports...).

Les nouvelles fonctions ministérielles s'intituleraient comme suit:

- le Premier Ministre, en plus de cette fonction, serait Porte-paroles du gouvernement et en charge du Budget (gestion de la dettes), de la fonction publique (dont la charge salariale représente une part importante du budget) et de la réforme de l'Etat (condition nécessaire à une plus grande efficacité des services de l'Etat.

- 2ème dans l'ordre protocolaire, le "Ministère de la Sécurité intérieure, des libertés publiques, des droits et des devoirs du Citoyen et de l'Etranger". Ce ministère regroupe l'ensemble des direction du Ministère de l'Intérieur et de la Justice. Il faut ajouter des directions ou délégations appartenant au ministre du budget: les douanes, Tracfin et la répression des fraudes. C'est le retour de l'autorité.

- 3ème ministère dans l'ordre protocolaire, le "Ministère des relations et de la sécurité extérieure." Il réunit les compétence du ministère de la Défense et des Affaires étrangères (moins les directions rattachées à l'Economie).

- 4ème ministère, le "Ministère du développement économique et de la promotion de la France" qui correspond au ministère actuel avec le tourisme et le commerce extérieur. L'ensemble du ministère du travail rejoint ce ministère ainsi que l'agriculture, la pêche, l'industrie, l'artisanat, le commerce, l'industrie, les professions libérales.

- 5ème ministère, le "Ministère de l'Instruction publique et de la Jeunesse". En supprimant le terme "éducation" on rappelle que l'éducation est du ressort des parents. Le terme "nationale" disparaît également afin de marquer la décentralisation dans les régions et d'entériner la place de plus en plus importante de l'enseignement privé. 

- 6ème ministère, le "Ministère de l'écologie, de l'égalité des territoires et du logement". Les compétences de ce ministère s'étendent aux collectivités locales, à la ville, à l'outre-mer...

Ainsi, le gouvernement est composé d'un premier ministre et de six ministres. Chaque cabinet voit son nombre de conseillers réduit à neuf membres (dont le ministre lui-même): 4 haut-fonctionnaires et 4 représentants de la société civile.

samedi 30 juillet 2016

"La France a besoin d'un Chef de guerre" par Eric CIOTTI

ERIC CIOTTI


Notre pays est en guerre. Il est l'une des cibles les plus exposées au monde. Même si, demain, l 'État islamique est éradiqué, nous compterons toujours sur notre territoire national, et en particulier dans les quartiers, des bombes humaines dissimulées qui présentent un risque majeur pour notre sécurité.



"Après chaque attentat, nous assistons au même scénario : l'émotion du président de la République, une dose de communication, des annonces homéopathiques et puis la banalisation jusqu'au prochain drame. Il n'y a pas de stratégie de lutte antiterroriste. On pose des rustines sur un dispositif à bout de souffle, alors que nous devrions changer de cadre, de philosophie et de dimension.

Le risque zéro n'existe pas. Notre devoir est de tout mettre en œuvre pour limiter le risque. Nous consacrons, pour les missions réunies de défense nationale, de justice, de sécurité et de diplomatie, seulement 3 % de nos dépenses publiques. Je réclame, en vain depuis 2012, que nous changions d'échelle. Il faut dégager plus de moyens et procéder à un réarmement budgétaire, juridique et moral également.

En temps de guerre, la France a besoin d'un leader, d'un chef de guerre. En temps de guerre, le pays a besoin d'être protégé. Autorité et protection, voilà ce qui nous manque."

mardi 26 juillet 2016

Pour qu'il y ait un état de droit, encore faut-il qu'il y ait un état !

Le Président de la République répète sans cesse qu'il protège l'état de droit et qu'il défend les libertés. Mais pour qu'il y ait des libertés à défendre encore faut-il qu'il y existe un Etat de droit et donc un Etat. Si pour sauver l'Etat de droit, il faut confier une partie de nos libertés aux forces de police, alors aucune hésitation ! Que je sache, la police ou l'armée, au moins depuis 1945 (et exception faite d'une partie d'entre elles lors du putsch d'Alger), ont permis de maintenir et de favoriser l'Etat de droit.

La France est en guerre. Cette guerre est violente, horrible et longue. Mais au bout du compte la France remportera la victoire. Pour cela, Elle doit se défendre. Il faut donner des moyens militaires aux armées pour leurs opérations extérieures. Pour la sécurité intérieure, l'état d'urgence a montré ses limites. Il faut donner aux forces de police et de gendarmerie, un arsenal législatif exceptionnel. Agissant avec des pouvoirs étendus mais dans le cadre de la loi, on associe efficacité policière et respect de l'Etat de droit.

Dans un pays en guerre, les citoyens acceptent une limitation des libertés individuelles notamment de circuler :
  • assouplissement de la législation sur le contrôle d’identité ;
  • couvre-feu sur tout ou partie du territoire national ;
  • renforcement des contrôles aux frontières ;
  • allongement du délai de la garde à vue de 96h à 10 jours ;
  • contrôles d'internet et des systèmes de communication.
Dans un pays  en guerre, les citoyens ne tolèrent pas la présence sur le territoire national d’ennemis :
  • il faut interdire et démanteler les mosquées salafistes et les associations qui organisent une lutte contre la République et ses valeurs;
  • emprisonner immédiatement les auteurs d'actes terroristes, leurs complices, leurs sympathisants, dans des prisons militaires dès la mise en détention provisoire et expulser les étrangers ayant soutenu ou participé à des actions terroristes;
  • il faut reprendre le contrôle des territoires perdus de la République.
Dans un pays en guerre, les citoyens de tout âge sont mobilisés et reçoivent des autorités une feuille de route leurs fixant la conduite à suivre afin de collaborer efficacement avec les forces de l’ordre.

lundi 25 juillet 2016

Quel rôle pour la presse dans le contexte d’une attaque terroriste ?

Aujourd’hui, la place et le rôle des médias dans le contexte d’une attaque terroriste ne sont pas réellement définis. Si la presse doit naturellement être en mesure d’informer le public à l’occasion d’une crise de cette nature, il ne faut pas que la présence des journalistes sur les sites concernés ou la révélation d’informations sensibles viennent troubler l’action des forces de sécurité intérieure, des secours ou des services de renseignement ou mettent en danger les personnes impliquées (policiers, gendarmes, otages, etc.).

Or c’est hélas ce qu’il s’est produit lors des attentats du mois de janvier 2015, ainsi que l’ont souligné devant la commission d’enquête de l'Assemblée Nationale plusieurs responsables de la sécurité intérieure. Le directeur général de la gendarmerie nationale a, ainsi, fait part d’une anecdote révélatrice : « Alors que je suis en mouvement entre Paris et Dammartin-en-Goële, un journaliste spécialiste des questions de sécurité intérieure m’appelle pour m’annoncer qu’il vient d’avoir Kouachi au téléphone et qu’il va le passer à l’antenne. Je lui demande de ne pas le faire, en raison de la présence d’un otage ». De son côté, le chef du RAID, M. Jean-Michel Fauvergue, a fermement soutenu, lors de son audition, que la présence des médias à proximité de l’Hypercacher de la porte de Vincennes a soulevé de réelles difficultés dans la préparation de l’assaut : « Il était impossible de mettre plus tôt les explosifs sur la porte, parce que nous étions filmés en direct. Si Coulibaly nous avait vu le faire, il aurait su que nous allions donner l’assaut ». Il a aussi expliqué à la commission que la ligne fixe du magasin sur laquelle le négociateur de la BRI de Paris tentait de joindre le terroriste « était occupée par BFM, iTélé et tous ceux qui voulaient des interviews en direct de Coulibaly en train de prendre des gens en otage ». Ce propos mérite cependant d’être nuancé car il semble que seul BFM TV ait eu un contact téléphonique – d’une durée de cinq minutes – avec Amedy Coulibaly, initié par celui-ci. Devant la commission d’enquête, M. Hervé Béroud, directeur de l’information de la chaîne, a d’ailleurs expliqué que le terroriste « a donné des informations très importantes : le nombre de victimes, le nombre d’otages encore avec lui, le fait qu’il était seul… ». Certes, ces informations ont été immédiatement transmises à la police. Mais il ne revient pas aux journalistes de recueillir, dans le contexte d’une crise aussi grave, ce type d’informations.

Les nombreux dysfonctionnements dans le traitement médiatique des événements de janvier 2015 ont conduit le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) à relever trente-six manquements dont quinze ont donné lieu à une mise en garde et vingt et un, plus graves, ont justifié des mises en demeure.

La couverture médiatique des événements du mois de novembre 2015 n’a pas soulevé de difficultés analogues. Il ne fait pas de doute que les médias ont tiré les enseignements des décisions prises par le Conseil au lendemain des attaques du mois de janvier, même si l’absence de manquement s’explique aussi peut-être, en partie, par la durée très brève de la crise du 13 novembre en comparaison de celle du mois de janvier.

Quoi qu’il en soit, l’équilibre entre la liberté de communication et la protection de l’ordre public n’a pas encore été atteint en la matière. Certes, le traitement de l’information obéit déjà à beaucoup de règles. Néanmoins la spécificité d’une tuerie de masse impose que des règles particulières s’appliquent afin que la protection de l’ordre public ne connaisse aucune faille.

Naturellement, il conviendra d’y associer les réseaux sociaux qui jouent désormais un rôle central dans la diffusion de l’information. Ce travail devra permettre d’établir des règles claires et précises sur le rôle et les obligations des journalistes et des plateformes digitales (Facebook, Twitter, etc.) mais aussi de définir les modalités de la collaboration entre les pouvoirs publics et les médias lors d’une crise de cette nature.

Pour prévenir d’éventuels manquements comparables à ceux observés en janvier 2015, il faut créer une infraction caractérisée par la diffusion – sur tout support – d’une information susceptible de causer un préjudice à toute personne présente sur le lieu d’un attentat.

dimanche 24 juillet 2016

Nice : un nouveau mensonge du ministre de l'Intérieur ?


Sandra Bertin, chef du Centre de supervision urbain (CSU) de Nice, dans un long entretien donné  en exclusivité pour le JDD, déclare avoir été mise sous pression par "un représentant" du cabinet du ministère de l'Intérieur : "J'ai été harcelée pendant une heure, on m'a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n'ai pas vu à l'écran".

Or, la responsable assure, après visionnage des images, n'avoir pas vu d'agents aux endroits indiqués : "La police nationale était peut-être là, mais elle ne m'est pas apparue sur les vidéos."

Pourtant, le ministre de l'Intérieur a affirmé dans un communiqué publié le 16 juillet que la police nationale était bien présente aux "points les plus sensibles" du périmètre de sécurité entourant la Promenade des Anglais. Version que le ministre de l'Intérieur a maintenu dans sa réponse à Libération jeudi dans un communiqué : "Le dispositif mis en place le 14 juillet était, pour ce qui concerne la police nationale, conforme en tous points aux réunions préparatoires."

Désormais, le ministère va devoir répondre aux accusations de Sandra Bertin et donner des explications aux Français. Si ces faits sont confirmés, devant ce nouveau mensonge, le ministre de l’Intérieur mais aussi le premier ministre doivent démissionner !

Les statistiques au secours des islamo-gauchistes


Quelques semaines après les attentats de CHARLIE HEBDO et de l’HYPER CACHER, le site du magazine L’OBS nous servait un article dont la rédaction de « l’ancien » NOUVEL OBSERVATEUR est seule à avoir le secret.
Dans son article, Boris MANENTI nous explique, chiffres à l’appui, que « tous les terroristes ne sont pas des islamistes et qu’il fallait relativiser ». Les familles des victimes peuvent soigner leurs chagrins en se rassurant : « mon enfant est mort, mais ça va, leurs assassins sont moins nombreux que les autres ».
La démonstration de Boris MANENTI consiste donc à additionner des choux et des carottes pour trouver le bon nombre de pommes de terre.
Ainsi nous fait-il remarquer que seul 1% des terroristes en France sont islamistes. Comment est-il arrivé à ce nombre, je ne sais pas. Toujours est-il que Boris MANENTI est plus fort que nos services secrets de contre-espionnage car il semble connaître le nombre de terroristes en France et le nombre de ceux qui se réclament de l’Islam.
« Selon la base de données GLOBAL DATABASE OF TERRORISM, il y aurait eu 2.564 attaques terroristes en France… entre 1792 et 2013 ! » nous dit l’auteur. 1792 ! Pourquoi pas depuis le début du millénaire ? Car il faut bien reconnaitre qu’il n’y a eu aucun attentat islamiste avant le VIIème siècle ! Faut dire aussi qu’avant le VIIème siècle l’Islam n’existait pas…
L’auteur de l’article poursuit : « 241 personnes ont ainsi péri dans 174 attentats. L'attaque contre "Charlie Hebdo" se positionne comme la plus meurtrière depuis 1961, lorsque l'Organisation armée secrète (OAS) avait fait dérailler un train avec des explosifs (tuant 28 personnes). » Quelle conclusion tirée de ce constat ? Que les terroristes de DAESH sont moins performants que ceux de l’OAS ?
« Toutefois, nous dit L’OBS [les victimes apprécieront le sens du relativisme], les terroristes islamistes ne sont responsables que de trois d’entre elles, soit 1% [on retrouve nos 1% justifiés mais il ne s’agit pas du nombre de terroristes en France] de l’ensemble des attaques. Bien loin des séparatistes corses qui totalisent 214 attaques sur cette période (soit 72%) ou des séparatistes basques (13 attaques, 4%). » Celui-ci doit bien reconnaitre que « Depuis 2000, 249 personnes ont été tuées en Europe par des islamistes, soit bien plus que par des séparatistes basques (56 morts) ou irlandais (27 morts). » Et d’en déduire que c’est pour cela que « les arrestations de terroristes islamistes présumés s'affichent en augmentation depuis 2009. » Mise à jour des derniers évènements du deuxième semestre 2015, l’écart se creusent en nombre de morts entre les islamistes et les autres mouvances terroristes.

Pour MANENTI un incendie égale un autre incendie : que le premier est détruit une poubelle ou le second ravagé des milliers d’hectares de forêt ça reste un incendie !
La mascarade des chiffres se poursuit lorsque l’auteur, se basant sur une affirmation de Manuel Valls selon laquelle « en janvier 3.000 personnes [étaient] surveillées par les services français pour leur radicalisation potentielle », il déduit qu’il y a de « quoi relativiser l'amalgame entre musulmans et terroristes, puisque ces Français surveillés ne représentent que 0,07% des 4,71 millions de musulmans en France. » Je fais juste remarquer que cela fait toujours plus que de catholiques pratiquants ou de moines bouddhistes !
Boris MANENTI semble, dans ses articles récents, beaucoup moins intéressé par les statistiques terroristes. Il semble plus porter sur les jeux vidéo et le hight tech. S’il est en manque de statistiques ou de sujets je lui propose de travailler sur les injustices suivantes :
- Les femmes prennent plus de congés maternité que les hommes !
- Vous avez plus de risque de mourir dans un accident de la route lorsque vous êtes sur un trottoir que dans votre canapé !
- Les addictions à internet sont plus nombreuses entre 2000 et 2012 qu’entre 1807 et 1819 !
Pourtant il n’a pas renoncé à écrire des âneries et entre un article sur « Dark Vador » et « le magnétoscope », il se risque à un article sur le Bataclan et l’attentat de Nice. J’en reparlerai dans ce blog, mais là j’ai ma dose de conneries journalistiques pour la journée.

samedi 23 juillet 2016

Nice-Munich : mensonge(s) d'Etat ?

Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l'article R642-1 du Code pénal leur demandant l'effacement «complet» de 24 heures d'images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l'attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet. Contacté par Le Figaro, le parquet de Paris a confirmé l'information et précisé: «cela a été fait dans ce cas précis pour éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images».

Mercredi soir, le quotidien Libération a publié une enquête selon laquelle aucun policier national n'était présent à l'entrée du périmètre de sécurité au moment où le terroriste Mohammed Lahouaiej-Bouhlel a foncé dans la foule au volant d'un camion de 19 tonnes. L'information est d'autant plus polémique qu'elle contredit les déclarations du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la préfecture des Alpes-Maritimes. Piqué au vif, dans la nuit de mercredi à jeudi, Bernard Cazeneuve a fait un communiqué pour «s' indigner des contre-vérités» de Libération.

Otmane Aïssaoui, le recteur de la Grande Mosquée de la ville, quelques jours seulement après les attentats, le 18/07, donnait à La Croix le chiffre de 30 victimes musulmanes dont 20 Tunisiens. Sur 84 morts au total, ce chiffre est significatif puisque cela représente plus de 35 % des victimes. Or, le 19/07, l’ambassade de Tunisie déclarait au Figaro quatre ressortissants tués. De quoi s’intéresser de plus près au traitement de cette affaire par les médias qui ont sans doute trop couru après la belle histoire de l’unité et du vivre-ensemble plutôt que de la probité journalistique. Malgré cette déclaration, il semble que seules moins de 15 victimes étaient vraisemblablement musulmanes. 

Si on ajoute à cela le fait que dès la fin des tragiques évènements du 14 juillet, l'auteur des fait est d'abord un déséquilibré sans aucun lien avec un acte terroriste, puis un individu seul qui se serait radicalisé en quelques jours sans rapport avec DAESH avant que l'attentat ne soit revendiqué par l'état islamiste, enfin que cette radicalisation est nettement plus ancrée dans le temps, Mohammed Lahouaiej-Bouhlel ayant repéré les lieux de l'attentat un an auparavant. On est en droit de s'interroger sur ce mensonge qui semble venir des plus hautes autorités de l'Etat.

Au lendemain de la fusillade de Munich, les déclarations des autorités policières allemandes laissent perplexes. Ce germano-iranien de 18 ans serait un dépressif fasciné par les tueries de masse. Surtout, les enquêteurs ont établi un "lien évident" avec le tueur norvégien Anders Behring Breivik, qui avait abattu 77 personnes, des jeunes surtout, en 2011. Bref cet iranien n'a rien à voir avec DAESH. Il se serait même converti au Christianisme récemment ! En résumé, l'auteur de ce massacre serait un chrétien radicalisé d'extrême-droite !

N'importe quoi !

Etat d'urgence... et puis rien !

Après l’attentat de Nice et la prorogation de l’état d’urgence de six mois, les députés devaient se prononcer sur plusieurs amendements, notamment celui concernant la fermeture administrative des mosquées salafistes recensées par le ministère de l’intérieur.

Dans son exposé, l’amendement précisait la possibilité pour les autorités compétentes (ministre et préfets) de fermer « toutes les mosquées islamistes qui continuent une menace pour l’ordre public ».

Au niveau national, l’amendement a été rejeté (164 suffrages contre 139) provoquant la colère de la droite.

Encore une fois, les actions ne suivent pas. Il faut criminaliser le salafisme sans tarder.

L'angélisme (ou l'irresponsabilité) de nos représentants nationaux devient lassant.

Alors il est temps de balancer les noms des députés qui ne veulent pas voir fermer les mosquées salafistes: 153 socialistes et apparentés, 3 radicaux et 8 non inscrits.

On remerciera les 120 députés républicains d'avoir votés "pour" cet amendement, mais je m'interroge sur l'absence des 78 autres à cette séance dont l'importance n'avait pas à être relevées.

Bravo tout de même au député socialiste François LONCLE d'avoir eu le courage de se dresser contre les siens en s'abstenant.

Sachez pour qui vous votez !

Groupe socialiste, écologiste et républicain (291 membres)
Contre: 153

Patricia Adam; Sylviane Alaux; Éric Alauzet; Jean-Pierre Allossery; Kader Arif; Christian Assaf; Alexis Bachelay; Guillaume Bachelay; Marie-Noëlle Battistel; Laurent Baumel; Philippe Baumel; Nicolas Bays; Marie-Françoise Bechtel ; Luc Belot; Gisèle Biémouret; Philippe Bies; Erwann Binet; Yves Blein; Patrick Bloche; Christophe Borgel; Florent Boudié; Christophe Bouillon; Brigitte Bourguignon; Malek Boutih; Émeric Bréhier; Jean-Louis Bricout; Jean-Jacques Bridey; Isabelle Bruneau; Jean-Claude Buisine; Vincent Burroni; Alain Calmette; Colette Capdevielle; Christophe Caresche; Marie-Arlette Carlotti; Fanélie Carrey-Conte; Laurent Cathala; Jean-Yves Caullet; Christophe Cavard; Nathalie Chabanne; Marie-Anne Chapdelaine; Guy-Michel Chauveau; Jean-David Ciot; David Comet; Valérie Corre; Jean-Jacques Cottel; Jacques Cresta; Pascale Crozon; Frédéric Cuvillier; Florence Delaunay; Jacques Dellerie; Pascal Demarthe; Sébastien Denaja; Françoise Descamps-Crosnier; Jean-Louis Destans; Fanny Dombre-Coste; René Dosière; Sandrine Doucet; Françoise Dubois; Jean-Pierre Dufau; William Dumas; Jean-Louis Dumont; Philippe Duron.;Olivier Dussopt; Éric Elkouby; Corinne Erhel; Sophie Errante; Marie-Hélène Fabre; Alain Fauré; Geneviève Fioraso; Hugues Fourage; Jean-Marc Fournel; Valérie Fourneyron; Michel Françaix; Christian Franqueville; Jean-Louis Gagnaire; Guillaume Garot; Renaud Gauquelin; Yves Goasdoue; Linda Gourjade; Jean Grellier; Edith Gueugneau; Élisabeth Guigou; Chantal Guittet; Joëlle Huillier; Monique Iborra; Michel Issindou; Henri Jibrayel; Régis Juanico; Laurent Kalinowski; Philippe Kemel; Chaynesse Khirouni; François-Michel Lambert; Anne-Christine Lang; Jean Launay; Jean-Luc Laurent; Jean-Yves Le Bouillonnec; Gilbert Le Bris; Anne-Yvonne Le Dain; Jean-Yves Le Déaut; Viviane Le Dissez; Dominique Lefebvre; Annie Le Houerou; Annick Le Loch; Patrick Lemasle; Annick Lepetit; Jean-Pierre Le Roch; Bruno Le Roux; Marie-Thérèse Le Roy; Bernard Lesterlin; Audrey Linkenheld; Jacqueline Maquet; Jean-René Marsac; Martine Martinel; Frédérique Massat; Sandrine Mazetier; Michel Ménard; Patrick Mennucci; Kléber Mesquida; Paul Molac; Philippe Nauche; Nathalie Nieson; Rémi Pauvros; Hervé Pellois; Sébastien Pietrasanta; Christine Pires Beaune; Philippe Plisson; Pascal Popelin; Michel Pouzol; Régine Povéda; Joaquim Pueyo; Catherine Quéré; Valérie Rabault;  Dominique Raimbourg; Marie Récalde; Pierre Ribeaud; Eduardo Rihan Cypel; Frédéric Roig; Barbara Romagnan; René Rouquet; François de Rugy; Béatrice Santais; Gilles Savary; Gérard Sebaoun; Julie Sommaruga; Suzanne Tallard; Stéphane Travert; Catherine Troallic; Cécile Untermaier;Jacques Valax; Michel Vauzelle; Patrick Vignal; Jean-Michel Villaume; Paola Zanetti

Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (18 membres)
Contre: 3

Stéphane Claireaux; Jérôme Lambert; Jean-Pierre Maggi

Non inscrits (25 membres)
Contre: 8

Laurence Abeille; Sylvie Andrieux; Isabelle Attard; Danielle Auroi; Cécile Duflot; Philippe Noguès; Jean-Louis Roumégas; Thomas Thévenoud

Terrorisme : la surveillance des frères Kouachi, interrompue pour n’avoir pas produit de résultats suffisamment rapides !


RAPPEL DES FAITS. Le 7 janvier 2015, Chérif et Saïd Kouachi entre au 10, rue Nicolas Appert, immeuble où se situe la rédaction de Charlie Hebdo, et tuent dix personnes, dont un policier, au sein de la rédaction du journal.

Les frères Kouachi avaient fait l’objet de surveillances assez poussées de la part des services de renseignement. Saïd Kouachi avait ainsi été placé, au même titre que M. Salim Benghalem (Vraisemblablement toujours présent dans les zones de combat en Syrie, il a été condamné en janvier 2016 à quinze années de prison par la justice française), sous surveillance par la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) en 2011. Son directeur, M. René Bailly, a expliqué à la commission d’enquête de l'Assemblée Nationale que ces individus semblaient « intéressants » parce qu’ils fréquentaient des « mosquées ainsi que des noyaux d’individus pouvant présenter un jour une certaine dangerosité ».

L’un des frères Kouachi et M. Salim Benghalem se sont rendus en 2011 au sultanat d’Oman, ce qui leur a certainement permis de rejoindre le Yémen limitrophe par la suite. Si M. Salim Benghalem est resté dans la région, son compagnon est, pour sa part, revenu en France quelques semaines plus tard, où sa surveillance par la DRPP a repris, par le biais de nouvelles interceptions de sécurité, puis abandonnée une première fois, les écoutes n’étant pas concluantes.

La DRPP a de nouveau mis sur écoute Saïd Kouachi en 2014 avant d’abandonner encore sa surveillance lorsque ce dernier a quitté la région parisienne pour s’installer à Reims en juin 2014. La compétence territoriale de la DRPP se limitant à Paris et la petite couronne, elle transmet alors l’intégralité du dossier à la DGSI, au cours d’une réunion de travail qui se tient au début du mois de juillet, et celle-ci s’engage alors à prendre le relais.

Interrogé sur ce point par la commission d’enquête, son directeur général, M. Patrick Calvar a répondu que la surveillance fut finalement définitivement interrompue car « aucun élément ne permettait d’établir de la part des frères Kouachi une activité terroriste ».

À l’évidence, il est toujours plus aisé de réécrire les histoires lorsque leur fin est connue. Pour autant, la surveillance de Saïd Kouachi illustre en partie le défi du changement auquel la nouvelle menace terroriste nous confronte. Formés à la discrétion voire à la clandestinité, les combattants étrangers se sont vus expliquer la nécessité et les moyens de déjouer les formes classiques de la surveillance, y compris durant des périodes longues. Certaines interceptions en apparence infructueuses peuvent ainsi constituer en elles-mêmes un indice permettant de supposer que la personne est « entrée en clandestinité » : prendre en compte ces nouveaux comportements est un défi redoutable pour nos services.

Face à une telle menace, les services spécialisés – judiciaires ou de renseignement – devront nécessairement adapter leurs grilles d’analyse pour apprécier la dangerosité des personnes radicalisées, a fortiori dans un contexte où le contingentement de l’usage des techniques de renseignement paraît confortable. 


vendredi 22 juillet 2016

Qui est le « patron » de la lutte anti-terroriste en France ?

Chacun des services ci-après énumérés, recueille de l’information et dispose de son propre fichier de lutte antiterroriste :
- la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI)
- la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE)
- le Service central du renseignement territorial (SCRT)
- la Sous-direction de l’anticipation opérationnelle de la gendarmerie nationale (SDAO)
- la Direction du renseignement militaire (DRM)
- la Direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD)
- la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP)
- la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED)
- le Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins (Tracfin)

Ces multiples structures sont censées être coordonnées de manière à assurer un partage de l’information et éviter les « trous dans la raquette ». Or force est de constater que la coordination souffre elle-même d’une complexité nuisible à ses objectifs.

Ainsi existe-t-il trois services coordonnateurs :

- l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT) qui n’a autorité que sur les services relevant de la police nationale
- l’État-major opérationnel de prévention du terrorisme (EMOPT) directement rattaché au ministre de l’Intérieur
- le Coordonnateur national du renseignement auprès du Président de la République

Pourquoi la compétence territoriale de la DGSI devrait-elle s’arrêter aux « frontières parisiennes » au profit de la DRPP ?

En 2015, Bernard Cazeneuve, dans le but d’assurer une continuité dans la surveillance des individus fichés, décidait de créer directement auprès de son cabinet un État-major opérationnel de prévention du terrorisme (EMOPT). Cet état-major s’est accompagné de la création d’un nouveau fichier de données personnelles, le FSPRT (fichier des signalés pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste). Cette décision ne fait en définitive qu’ajouter une nouvelle structure au millefeuille déjà existant.

Il faut fusionner l’UCLAT, l’EMOPT, le SCRT et la SDAO au sein de la DGSI.

Afin d'assurer la coordination du renseignement au niveau le plus élevé pour assurer une vision globale de l’antiterrorisme tant à l’intérieur de nos frontières, qu’à l’extérieur, il faut créer une Agence Nationale de lutte contre le terrorisme directement rattachée au Chef de l’État qui disposerait d’une base de données commune à l’ensemble des acteurs de la lutte anti-terroriste, consacrée exclusivement à l’antiterrorisme. Le Coordonnateur national du renseignement aurait vocation à devenir un « directeur national du renseignement » avec capacité d’arbitrage budgétaire entre les différents services.

D’autre part, sur ce chapitre « renseignement », comment ne pas déplorer l’absence de montée en puissance du renseignement pénitentiaire et ce malgré l’adoption de la loi du 24 juillet 2015 qui a encadré légalement le renseignement et créé une Commission nationale de contrôle des techniques de renseignements (CNCTR). Mais la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions par la ministre de la Justice de l’époque Christiane Taubira, a été un échec. Cette carence est d’autant plus préjudiciable à la lutte anti-terroriste que la prison reste le foyer privilégié de la radicalisation.


mercredi 20 juillet 2016

Qui sont les députés les plus absents ?

BL'année prochaine nous élirons notre président de la République, mais aussi nos députés.

S'ils étaient nombreux à l'Assemblée Nationale cette nuit pour le débat sur l'état d'urgence, les députés ne sont pas toujours exemplaires !

Jean-Christophe CAMBADELIS, député socialiste de la 16ème circonscription de Paris, n’a pu consacrer à son mandat que 5 semaines et être présent deux fois en commissions sur les 12 derniers mois. Il n’a fait aucune intervention, présenté aucun rapport, rédigé aucune proposition de loi, posé aucune question.

Son collègue Laurent CATHALA, député socialiste du Val-de-Marne, n’a rien à lui envier. Il a été présent 5 semaines également et à assister à 6 séances en commissions. Il a tout de même posé trois questions mais pas de quoi attraper une migraine !

9 autres députés ont été présents moins de 5 semaines dans l’hémicycle. Ainsi, le député communiste de la Guadeloupe, Eric JALTON, n’est jamais venu à Paris.  Cinq autres députés des DOM n’ont pu consacrer qu’entre deux et quatre semaines à leurs travaux parlementaires. On les « excusera » du fait de la distance.

Les députés socialistes, Gibert SAUVAN et Henri EMMANUELLI, respectivement députés des Alpes de Haute Provence et des Landes, ont été présents trois semaines et ont posé à eux deux 12 questions.

Chez les Républicains, Bernard BROCHAND, député des Alpes-Maritimes, n’est venu qu’une semaine et a posé 8 questions.

Un peu d’espoir quand même et félicitations à :

-          Régis JUANICO, député socialiste de la Loire, pour ses 41 semaines de présences,

-          Lionel TARDY, député les Républicains de Haute-Savoie pour ses 186 présences en commissions,

-          Hervé PELLOIS, socialiste, député du Morbihan, pour ses 39 semaines de présences et 152 présences en commissions,

-          Marc LEFUR, député républicain des Côtes d’Armor, pour ses 1214 interventions dans l’hémicycle,

-          Thierry LAZARO, député républicain du Nord, pour ses 624 questions écrites.

N'oublions pas.