vendredi 28 octobre 2016

Préparez-vous à payer une nouvelle taxe... en faveur des Migrants !




Le rapport Ciotti, présenté mardi à l'Assemblée nationale, sur le coût de l’asile en 2017 met à mal la politique du gouvernement. Et notamment la gestion des migrants économiques, qui pèse lourd sur les finances de l’État. Le député azuréen le martèle: « Il faut évidemment accueillir les hommes et les femmes persécutés dans leurs pays. Mais il faut aussi faire preuve d’autorité, garant de l’humanité, quand il le faut ».

C'est l'occasion de revoir la vidéo jointe du commissaire européen Pierre MOSCOVICI, ministre des Finances et le l'Economie dans le gouvernement AYRAULT, dans laquelle il évoque une taxe sur les produits pétroliers. Corrigeant son propos, il relève qu'une taxe n'est certainement pas populaire (lucide le garçon !) mais qu'il existe d'autres "instruments" permettant le financement ("instrument" = impôt).

Toujours est-il que nous avons accueilli 80 000 demandeurs d’asile en 2015 (déjà en augmentation de 24% par rapport à 2014) et que nous serons à la fin de l’année autour de 90000 (100000 en 2017). Si on s’appuie sur les chiffres de la Cour des comptes, qui a estimé le coût de l’asile en fonction d’un demandeur (13624 euros par an) et d’un débouté (5528 euros par an), on arrive à un coût total de plus de deux milliards d’euros.

Je l'ai écrit encore hier, le droit d'asile est un principe fondamental de la République.

Mais si en 2016, 35% des demandeurs obtiendront un titre de séjour après examen de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et de la Cour nationale du droit d’asile. Les autres n’ont donc plus rien à faire en France. Ils sont des déboutés qui devraient être expulsés vers leur pays d’origine.
Or, on constate que seuls 6% des déboutés du droit d’asile font l’objet d’une procédure d’éloignement. Les déboutés perturbent le système, représentent un coût important, ralentissent les délais d’instruction.

Schengen est mort. Il faut arrêter l’ouverture des frontières prônée par certains et renforcer les contrôles. Il faut démanteler les organisations de passeurs et de leurs complices en France (dont les No Borders) qui font commerce de la détresse humaine.

jeudi 27 octobre 2016

Secrets d’Etat : François Hollande est passible de la Haute Cour !




J’ai lu avec attention et intérêt le livre dont tout le monde parle (et que tout le monde n’a pas lu) : « Un président ne devrait pas dire ça… », livre d’entretiens avec les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet.

Livre d’entretiens cela veut dire d’une part que François Hollande avait conscience de la portée de ses propos, et d’autre part qu’il ne s’agit pas d’échanges « off » (c’est-à-dire de confidences qui n’ont pas pour objet d’être public).

La plupart des commentateurs de ce livre se délecte des petites phrases humoristiques du président clown et des saillies assassines portées contre ses collaborateurs les plus proches du président dézingueur. Le coup de tonnerre des polémiques concernant la « lâcheté » des magistrats ou le maque d’intelligence des footballeurs, lancé par le président gaffeur, a fini par détourner les critiques de sujets beaucoup plus graves.

A de très rares exceptions, ont été soulignées les secrets d’Etat révélés par François Hollande. Ces révélations rendent, selon moi, passibles de la Haute Cour l’actuel président de la République. Je m’interroge alors sur le rôle des contre-pouvoirs français porté notamment par nos représentants (députés et sénateurs) :

L’ article 68 de la Constitution issu de la révision du 23 février 2007 reconnaît désormais au Parlement siégeant dans son intégralité en Haute Cour le pouvoir de destituer (et non plus de juger) le Président de la République pour « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ».

François Hollande reconnait ainsi avoir ordonné des opérations « homo » comme « homicide ». Il s'agit de l'un des domaines les plus secrets de la République. Au nom de celle-ci, le chef de l'État ordonne parfois l'élimination de personnes jugées les plus dangereuses pour la sécurité du pays. Des « opérations ciblées et nominatives », jamais revendiquées, menées dans les zones grises de la guerre contre le terrorisme. Il n’est pas question de désapprouver ce genre d’opérations. Au contraire. Mais elles n’ont pas à être rendues publiques et surtout reconnues par le chef de l’Etat. La transparence : oui mais à condition de ne pas mettre en danger la démocratie. S’apercevant de sa bourde, il affirme que « c'est totalement fantasmé », qu’on « ne donne pas un permis de tuer ».

Le 24 août dernier, Le Monde publiait un article révélant, document à l'appui, le plan d'intervention des forces françaises en Syrie si, en 2013, François Hollande et Barack Obama s'étaient mis d'accord sur des frappes. Les journalistes du Monde Gérard Davet et François Lhomme se sont en effet procuré la timeline du raid envisagé. Un document auquel n'ont accès que le chef de l'État et un cercle très restreint de militaires de haut rang.

On apprend également que le président tient des conversations confidentielles avec d’autres chefs de l’Etat en présence de journalistes ou de personnalités extérieures qui n’ont pas à être informés de ces échanges.

Déjà en 2013, lors d’un reportage sur TF1 dans le bureau du président de la République, on pouvait observer des images rares et surprenantes : sous un bloc de notes se dissimulait une feuille formalisant un "projet encore confidentiel d'invitation par le prince Mohamed ben Zayed al-Nayan", prince hériter d'Abu Dhabi ; une image de l'agenda secret de François Hollande, réservé à son équipe. La journée du lundi 2 juillet est montrée à l'écran. Si le document ne révèle en lui-même qu'un intérêt relatif, il permet de constater que cet agenda secret semble différer considérablement de celui dévoilé au public sur le site de l'Elysée. Même si ces images étaient involontaires, elles constituent une faute grave de la part de François Hollande.

A part le député Eric CIOTTI, silence complet du côté de la classe politique. A part un article dans Le FIGARO, mutisme des médias. Il est temps de se réveiller et de condamner cette situation. On peut s’interroger sur l’ensemble des confidences qu’a pu faire le président et sur des « maladresses » qui pourraient être exploitées par les ennemis de la France. Nous devons également nous interroger sur le rôle des contre-pouvoirs dans notre démocratie.

C'est mon avis : les migrants et les clandestins



Résultat d’images pour migrants

Migrants pour des raisons économiques, qui doivent être reconduits au-delà des frontières de l’Europe Schengen, suivant la législation relative aux clandestins. Car la place des clandestins n'est pas dans les camps de réfugiés mais dans les charters !
Migrants pour des raisons politiques, les « réfugiés politiques » à qui la France doit le droit d’asile. C'est la tradition et l'honneur de la France.
Migrants pour des raisons de guerre, les « exilés pour faits de guerre », qu’il faut accueillir provisoirement dans des centres adaptés dans l’attente de les renvoyer chez eux une fois la situation apaisée (femmes, vieillards, handicapés et enfants uniquement - les hommes doivent combattre pour leur liberté !).

mercredi 26 octobre 2016

Le duel Juppé/Sarkozy

Avant-hier, le site d’information Atlantico m’a interrogé sur les stratégies respectives de Nicolas Sarkozy et Alain Juppé dans le cadre des primaires de la droite et du centre. Au-delà de mes réponses ci-dessous, je pense qu’il y a une gigantesque naïveté à attendre une solution miracle d’un sauveur présidentiel. La France traverse une crise politique épouvantable, sans précédent. Nous vivons une étrange période dominée par un mélange de démence narcissique et de désintégration accélérée de l’autorité de l’Etat. L’alternance est désormais une condition de survie pour le pays. Elle n’apportera pas de remède magique à son malaise, quel que soit le futur président. Il me semble d’ailleurs que l’institution présidentielle, dans sa conception actuelle de « l’hyper président médiatique », est totalement et définitivement discréditée. Le futur chef de l’Etat, quel qu’il soit, ne fera pas la pluie et le beau temps. Ne pas comprendre et percevoir cela est à mes yeux d’une naïveté et d’une bêtise expresse. L’alternance de 2017 sera pourtant une bouffée d’oxygène pour le pays, en mettant fin à des dérives sans précédent et en portant au pouvoir de nouvelles équipes, de nouveaux visages, l’espérance simple du retour à un minimum d’honnêteté et de bon sens dans la conduite des affaires de l’Etat. C’est peu et beaucoup à la fois. Espérer davantage est n’avoir rien compris à la situation actuelle.
Maxime TANDONNET [LIRE LA SUITE]

mardi 25 octobre 2016

A quand une véritable politique migratoire européenne ?


L’évacuation des migrants de Calais met en avant l'échec de la politique franco-britannique d'immigration. L’évacuation est une solution, mais ce n’était pas la bonne. Cet échec est celui de l’ensemble de l’Europe qui n’a pas de politique migratoire commune.

Conclu en 2003 entre Paris et Londres, le "traité du Touquet" visait à renforcer les contrôles au départ de la France afin de juguler l'immigration clandestine en Grande-Bretagne. L'accord, signé à l’époque Par Nicolas Sarkozy (la majorité en place depuis près de cinq ans ne cesse de le répéter) proposait de tourner la page du centre d'accueil de Sangatte, fermé quelques mois auparavant à la demande de la Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne, qui n'appartient pas à l'espace Schengen, voulait alors interdire le passage de ses frontières aux non-ressortissants de l'Union européenne ne disposant pas d'un visa. Le traité signé au cours du 25e Sommet franco-britannique prévoyait principalement des contrôles communs dans les ports maritimes des deux pays. Mais en 13 ans, la situation a considérablement évolué : d’une part du fait de l’extraordinaire vague migratoire de ces deux dernières années et, d’autre part, par l’application de mauvaise foi des termes de l’accord par la Grande-Bretagne.

Celle-ci a décidé de quitter l’Europe ? Alors « circuler il n’y a plus rien à négocier ». Tous les accords signés depuis des années à prix d’or avec les Britanniques doivent être déclaré caduques ! Les accords du Touquet compris. La solution ne résidait pas dans la multiplication de mini-jungles sur l’ensemble du territoire français (au passage, j’aimerai en connaitre de coût : réquisitions de logements, location de bus privés – pour faire plaisir à Macron ? – etc…).

La frontière géographique de la France et de la Grande-Bretagne se situant à Douvres (et non pas à Calais comme on tente de le faire croire), il s’agissait d’affréter des bateaux à destination du Royaume Uni et de débarquer les migrants souhaitant s’y installer.

Mais la politique diplomatique du président normal a, encore une fois, consisté à se laisser marcher sur les pieds !  

vendredi 21 octobre 2016

Les policiers sont avant tout les gardiens de la paix ! Honorons-les.

La révolte, puisqu’il en s’agit bien d’une, des policiers en colère est inquiétante d’une part par son ampleur et d’autre part par sa spontanéité. La police est à l’intérieur, ce que l’armée est à l’extérieur, la garante de la paix (liberté) et de la sécurité des citoyens. Que reste-t-il d’une démocratie sans police ?


Ça fait près de cinq ans que François Hollande et ses équipes sont au pouvoir. Et la seule réponse qu’oppose la majorité actuelle : « c’est la faute de Sarkozy qui a réduit les effectifs ». Si cette mesure était une erreur, pourquoi n’a-t-elle pas été corrigée dès 2012 ? Ensuite, les policiers ne réclament pas des effectifs supplémentaires, il réclame l’affectation des effectifs existants sur le terrain et sur les bonnes missions. Enfin, la principale revendication de ce mouvement spontanée est la scission (réelle ou non) entre la base et la hiérarchie policière, entre la base et leurs représentants syndicaux.

Les demandes d’équipement en effectifs et matériels arrivent bien après.

Des mesures rapides et urgentes sont à prendre :

-          Remplacer les gardes statiques devant les ambassades, ministères, monuments, etc… par des sociétés de sécurité privées ;

-          La revalorisation des rémunérations du personnel de la Police nationale et la mise en place de services spécialisés dans la gestion des carrières et de l’accompagnement psychologique ;

-          La formation continue des personnels sur les conditions de la légitime défense (notamment sur les conditions de l’utilisation de leurs armes) et sur l’application des procédures impliquant des mineurs.

Sur plus long terme, il conviendra d’augmenter le nombre de procureurs (ou substituts) pour assurer la bonne fin des présentations devant les juges du siège. Une simplification du code de procédure pénale dans le cadre des opérations menées en flagrant délit et lors des enquêtes préliminaires doit être entreprise.

Encore une fois, la gestion de la crise par le gouvernement de Manuel Valls est catastrophique. En cinq ans, François Hollande aura fait exploser toutes les digues du pouvoir régalien :  éducation nationale (pourtant fortement ancrée à gauche), tentions dans l’armée (gendarmerie notamment), administration pénitentiaire, la justice récemment, et maintenant la police.

dimanche 16 octobre 2016

Primaires de la droite et du centre : on va droit dans le mur !


© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®

Ce n’est pas pare qu’une connerie est approuvée par la majorité que ce n’est pas une connerie. En 2012, j’avais, par curiosité intellectuelle, suivi les débats des primaires socialistes. J’avoue avoir eu peu d’intérêt pour les primaires des Verts. Après 2012, l’ex-parti présidentiel, l’U.M.P., était laminé par la défaite du président Sarkozy. Deux actuels candidats à la primaire de la droite et du centre, J.-F. Copé et F. Fillon s’étaient disputés les restes. Jouant leurs ambitions personnelles avant l’intérêt général du mouvement, ils avaient fini par le tuer. Autant dire qu’un tel comportement n’est pas digne d’une personnalité qui prétend à la fonction suprême.

J’avais regretté le retrait du président Sarkozy et loué son retour. A l’époque, il reprenait un navire laissé à l’abandon à tel point qu’avait été envisagé de fonder un nouveau parti. Par son énergie et sa volonté, le navire pu reprendre la mer. Personne ne voulait en être alors le capitaine et il fut élu largement à la tête du parti. Pour moi les dés étaient lancés et le candidat naturel du nouveau parti Les Républicains était Nicolas Sarkozy. Cette méthode de désignation était, historiquement, celle du parti gaulliste depuis le début de la Vème République.

Le vent étant revenu dans les voiles, les lieutenants avaient fait le chemin inverse des rats et étaient remontés sur le pont. Les ambitions réapparaissaient. L’idée d’une primaire à droite faisait son chemin. Pendant ce temps-là les militants établissaient à l’occasion de groupes de travail un projet pour la France sous l’impulsion du président Sarkozy. Les lieutenants imposèrent la primaire, nécessairement ouverte à tous (dans le cas contraire, la victoire du président Sarkozy aurait été trop facile).

Je ne crois pas à une participation massive des militants socialistes (qui ont une conscience politique). Mais la partie de l’électorat, qui vote un coup à gauche un coup à droite, et qui a, par sa participation aux primaires socialistes, désignée en 2012 François Hollande comme candidat socialiste (alors qu’il était loin de faire la majorité dans son parti), sévira à la primaire de droite. Aussi la primaire est un moyen de désigner le candidat le plus mou, le plus consensuel, le plus simplet, bref un Hollande de droite. Autant dire que Sarkozy n’a aucune chance.
Le prochain quinquennat est déjà foutu alors qu’il n’est même pas commencé ! Je ne participerai pas, dans le cas où Nicolas Sarkozy ne sortirait pas vainqueur des primaires, aux élections présidentielles. S’ouvrira alors une grande période de récession économique, d’appauvrissement et de recul de la France. Le communautarisme s’accentuera encore créant de plus en plus de tensions dans le pays. Les classes les plus riches quitteront le pays faisant chuter les rentrées fiscales. Le montant de la dette atteindra des niveaux historiques. Le chômage connaitra une croissance exponentielle. Les grèves et les manifestations de toutes sortes paralyseront le pays. Les petits entrepreneurs (artisans, commerçants et professionnels libéraux) déposeront leurs bilans et les fermetures des entreprises se multiplieront. Il sera alors bien temps de regretter son vote. Tant pis pour les 9 753 629 de Français qui ont soutenus Nicolas Sarkozy au premier tour de 2012. Tant pis également pour les 36 274 913 autres Français qui ont fait un choix différent. Tant pis pour nos enfants. Tant pis pour moi si on m’accuse d’avoir participé à la défaite de mon camp. Car en l’état actuel des choses,  hors Nicolas Sarkozy, point de salut !

samedi 15 octobre 2016

Ras-le-bol du "gnangnan" politicien !


© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®

Il est stupéfiant de constater à quel point le langage tenu par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, lors de l’attaque des policiers à Viry-Chatillon, n'est absolument pas adapté à la gravité de la situation. Il a parlé de "sauvageons" qui s'étaient "comportés lâchement". Or nous avons affaire à des criminels, que ce soit à Marseille, à la Grande Borne, etc. Tout comme le président Hollande qui, dans une autre affaire de violence, avait déclaré que les auteurs devaient être "punis". Un certain nombre d'hommes politiques (de gauche comme de droite) et de représentants des institutions tienne ce discours du vivre-ensemble avec un ton gnangnan accompagné d’une sauce sans saveur qu'on nous sert du matin au soir : "il ne faut pas faire d'amalgame", "il ne faut pas stigmatiser certaines populations", "il faut éviter de céder à la haine", etc. Ces expressions infantilisantes ne font qu’exaspérer la population victime de ses "sauvageons".
Nicolas Sarkozy ne parle pas cette langue et à la violence physique des agresseurs il répond par la violence verbale. Je ne sais pas si sa stratégie sera payante, mais je pense que sur le fond il a raison.

vendredi 14 octobre 2016

Le retour de la guerre froide


Depuis la fin de la guerre froide, les tentions n'avaient jamais été aussi forte entre Washington et Moscou. La cause principale: les bombardements russe sur Alep. Mais en fait, les tentions existent depuis la crise en Crimée.

Revenant au temps de la Pravda, les médias russes accusent même les américains de préparer un plan d'invasion de la Russie, 75 ans après l'opération Barbarossa.

A qui la faute ?

La diplomatie de Barack Obama aura été désastreuse. Celui-ci avait renoncé, à juste titre, d'être le gendarme du monde. Pourtant, à plusieurs reprises, la président américain a raté l'occasion de faire entendre sa voix dans le concert international:
- ainsi le retour dans le jeu international de l'Iran aurait dû s'accompagner d'un  programme de coopération avec le pouvoir islamiste en place. Résultat, les imams de Téhéran on reçu une oreille complaisante du pouvoir russe.
- les réactions molles lors de la crise de Crimée a permis à Poutine de mesurer le degré d'implication des nations occidentales à défendre les frontières. J'espère qu'on n'aura pas à regretter cette inaction et que l'annexion de la Crimée ne sera pas notre crise des Sudètes.
- la menace d'intervention en Syrie pesait sur le président Bachar El-Assad en cas d'utilisation d'armes chimiques. Là encore, malgré l'utilisation de ceux-ci sur des populations civiles, les Etats-Unis n'iront pas jusqu'au bout des résolutions. Damas c'est naturellement tourné vers Moscou dont les intérêts militaires dans ce pays son importants.
- la crise entre le pouvoir turc et le pouvoir russe cet été c'est soldé, face à l'inaction des américains, à un rapprochement entre les présidents Erdogan et Poutine.



mardi 11 octobre 2016

Que Dieu sauve la laïcité !



© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®

Soumis à la bêtise des islamo-gauchistes, à l’humanisme béat d’intellectuels bobos-parisiens, à la dictature égalitariste et l’incapacité de l’exécutif à diriger le pays, la société se délite et plus personne n’accepte la différence de l’autre.

Le port du voile (comme celui du burkini) – qui fait son retour dans la campagne électorale – devrait nous amener à nous poser plusieurs questions :

-          Quelle laïcité voulons-nous pour la République française ?

-          Quelle est la place de la religion dans notre société ?

-          La liberté de conscience est-elle le premier des droits de l’être humain ?

-          Le droit d’expression est-il sans limite ?

La loi de 1905 répond en grande partie à toutes ces questions. A la liberté de conscience, l’échos répond : ordre public. Tout est dit, chacun est libre de porter une croix, un voile, une kippa, un turban, dans le métro, pour aller voter en mairie etc… à condition de ne pas violer l’ordre public. Une exception à cette liberté : les agents de l’Etat ne peuvent manifester publiquement leur religion dans l’exercice de leur fonction (principes de neutralité de l’Etat et de l’égalité des citoyens devant la loi).

Ainsi la République laïque permet-elle à chacun d’exprimer ses convictions dans la limite du respect des autres et de l’ordre public. Aussi la loi sanctionne-t-elle les dérives intégristes et les appels à la haine.

Depuis 2004, une loi interdit aux élèves de porter ostensiblement un signe ou un symbole religieux. Ils peuvent par contre porter des symboles discrets. Cette loi ne s’applique pas aux écoles privées ni aux universités dont les étudiants sont majeurs, ni les parents d’élèves ou les intervenants extérieurs.

La loi de 2010 interdit de dissimuler son visage dans l’espace public. Ainsi le port d’un voile intégral, d’un casque ou d’une cagoule sont-ils interdits dans ces lieux. Mais cette loi ne se fonde pas sur la laïcité mais sur une base sécuritaire.

Ainsi, le port du voile ou du burkini est légal. Pour autant, il faut être vigilant sur un point. Si le port du voile est légal, il n’est légitime qu’à partir du moment où la femme qui le porte bénéficie de son libre arbitre. La religieuse catholique est un exemple de cette volonté exprimée. Mais on constate (et les témoignages sont nombreux) que beaucoup de femmes portent le voile dans les banlieues pour ne pas subir les foudres des islamistes radicaux. En d’autres termes, le port du voile ne pose pas de question lorsqu’il est la manifestation de la croyance religieuse de la femme, mais est illégitime quand il s’agit d’une marque de soumission de l’épouse à son mari, de la fille à son père, ou d’une femme à la pression sociale de la communauté.

Quant aux signes religieux au travail, il me semble qu’il faut appliquer dans le secteur privé, les règles du secteur public : la neutralité. Un médecin, un conseiller bancaire, un boulanger, un pharmacien ou un opticien etc… ne doivent pas manifester leur appartenance à une quelconque obédience au risque de mettre à mal l’ordre public au sein de l’entité. De même leurs comportements ne doivent pas laisser transparaître une idéologie religieuse. Ainsi, un homme qui refuse de serrer la main à un femme, ou d’obéir à une hiérarchique féminine doit faire l’objet d’une mesure disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement pour faute.

Aussi, la laïcité doit être redéfinie en fonction des évolutions religieuses de la communauté française. La loi de 1905 s’adaptait facilement à une religion disposant d’un clergé hiérarchisé et largement autonome de la pression vaticane. Elle s’adapte moins à une religion (l’islam) qui ne dispose pas de cette hiérarchie et dont les tentations intégristes sont fortes. Il convient de revenir à une conception bonapartiste de la laïcité (« Une société sans religion est un vaisseau sans boussole »). Cette laïcité respecte trois règles : contrôler la religion (vision principalement sécuritaire), protéger la religion (ce n’est pas la laïcité – via la liberté de conscience – qui contrôle la religion), "franciser" la religion (retour à la tradition gallicane avec le christianisme « racines cultuelles de la France » et la création d’un « islam éclairé »).
De cette mise au point, nous pourrons appliquer le principe fondamental à toute société humaine : la tolérance.

lundi 10 octobre 2016

Pour la peau d'un flic !

Combien vaut la vie d'un policier ou d'un gendarme ou d'un agent de l'administration pénitentiaire dans la République française après 4 ans de hollandisme ? Jamais il n'y avait eu autant de représentants des forces de l'ordre agressés, blessés voir tués que depuis ces quatre dernières années. Dans ce décompte macabre je comptabilise les policiers, gendarmes ou militaires victimes du terrorisme. Car que ces meurtres ou tentatives de meurtres, ces agressions de plus en plus violentes, soient le fait des racailles qui polluent nos banlieues ou de terroristes, le symbole est le même: celui du recul de l'Etat.

Parce que François Hollande n'a pas su assumer les fonctions régaliennes qui étaient les siennes, les voyous de tout genre se considèrent en totale impunité dans la République française. Autant confier la sécurité intérieure de notre pays à Croquignol, Ribouldingue et Filochard qu'à ces trois autres pieds-nickelés que sont Cazeneuve, Valls et Urvoas (dans l'ordre ministre de l'intérieur, premier ministre et ministre de la justice) et qui clament haut et  fort à chaque tragédie : "la justice passera".

La justice n'est pas en reste d'ailleurs. Sous l'impulsion laxiste de Christiane Taubira, l'ex-garde des Sceaux, la sanction pénale ne fait plus peur. Les juges eux-mêmes, dominés par un syndicat foncièrement à gauche et anti-répression, usent d'arguties pour ne pas poursuivre, pour ne pas condamner, pour ne pas emprisonner. Des interpellations vont avoir lieu, car dieu merci la police fait encore son travail. Des présentations au procureur de la République vont se succéder. Peut-être un juge d'instruction sera-t-il nommé. Un procès même aura peut-être lieu. Une cour d'assises pourquoi pas ? Mais combien de temps se sera écoulé ? Et encore, faudra-t-il pour tout ça identifié les auteurs: qui a lancé le cocktail Molotov, qui a frappé la policière, qui a empêché le jeune agent de sécurité à s'extraire de son brasier ? La justice passera ? Croyez-vous ! Certains auteurs sont peut-être mineurs et on leurs trouvera une excuse. D'autres se seront rangés et on ne voudra pas bouleverser leur vie nouvelle. Eux qui en auront détruit tellement !

Le temps passera, c'est sur. Tous nous oublierons. Mais pas les victimes ! Pas les familles !

dimanche 9 octobre 2016

"Z" comme Zemmour !


Je ne partage pas tous les points de vue d’Eric Zemmour. Mais cela ne m’empêche ni de le lire, ni de le respecter.

La dernière sortie d’Eric Zemmour fait du bruit : "Et je respecte des gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient - ce dont nous ne sommes plus capables". "...Eh oui, quand des gens agissent parce qu'ils pensent que leurs morts le leur demandent, il y a quelque chose de respectable. Et en même temps de criminel et de mauvais, c'est ainsi, les humains sont complexes..."

Une plainte pour apologie du terrorisme a été déposée contre lui par plusieurs associations.

La maladresse de la phrase de Zemmour est navrante. Je comprends le choc qu’elle a pu faire retentir dans le cœur des familles des victimes d’attentats. Mais les cris d’orfraie d’une partie de la classe médiatique est tout aussi navrante. Cette dernière cherche à bouffer du Zemmour à longueur d’éditos.

Zemmour, apologiste du terrorisme ! Ce serait drôle si ce n’était pas aussi stupide. Eric Zemmour est un polémiste honnête, franc, intelligent que sa mise régulière en accusation par ses confrères oblige toujours à flirter avec la provocation la plus extrême. Le comparer à Dieudonné ou Jean-Marc Rouillan est tout aussi ridicule. Car dans leurs cas, ils justifient l’acte terroriste comme un moyen de parvenir à une fin. Il s’agit en l’espèce d’apologie du terrorisme. Eric Zemmour quant à lui, met en garde notre société contre les djihadistes en déclarant qu'il les prenait au tragique mais que les considérer comme des fous ou des idiots revenait à ne rien comprendre et à perdre toute possibilité de victoire contre eux. On doit détester son ennemi mais il faut toujours le prendre au sérieux !

Quant aux journalistes, il ferait mieux de travailler leurs contre-argumentations. Mais il est plus facile d’embastiller Eric Zemmour que de se confronter à sa redoutable intelligence.

On ne peut pas rire de tout avec tout le monde, penser non plus !

vendredi 7 octobre 2016

Pour lutter contre le chômage, il faut que l'Etat ne s'en occupe pas.

Les récents chiffres du chômage montre une nouvelle fois l'incapacité de nos dirigeants (politiques ou administratifs) à corriger l'évolution de la courbe. Or depuis 40 ans, depuis qu'est apparu le "chômage de masse", les solutions sont recherchés par des hauts fonctionnaires,  alors que ceux qui créent de l'emploi ne sont jamais interrogé.

Il faut que l'Etat cesse de s'occuper du chômage et laisse faire les entrepreneurs.

Il faut donner de l'air aux entrepreneurs d'une part en réduisant le poids des charges qui pèsent sur eux et d'autre part, que ces charges restent stables.  

mardi 4 octobre 2016

Alstom-Belfort sauvé: en voiture les couillons !

François Hollande l'avait promis: "nous allons sauver l'usine d'Alstom de Belfort". Promesse tenue. Heureusement à la finale qu'il ne les a pas toutes tenues parce que c'est une connerie.
Car l'Etat (c'est-à-dire nous !) va acheter une quinzaine de TGV dont nous n'avons ni besoin, ni les moyens. La facture: 500 millions d'euros pour sauver 410 emplois et la campagne du candidat Hollande.

Si le Conseil Constitutionnel ajoute ces 500 millions aux dépenses de campagne du président-candidat, les 4 ou 5 millions de dépassement des frais de campagne en 2012 de Nicolas Sarkozy vont faire petits joueurs !

500 millions de dépenses publiques alors que le déficit budgétaire est abyssal semblent mal venues alors que l'économie française peine à retrouver des indices de croissance positives. La facture est lourde lors que chaque jour 150 artisans ou commerçants déposent le bilan. Il est vrai que leur capacité de mobilisation est bien moindre.

N'existait-il pas une autre solution ? Quitte à dépenser l'argent public, on aurait mieux fait alors de donner 150 mille euros à chacun des 410 salariés d'Alstom-Belfort. Tout le monde aurait été content et ça n'aurait couté que 61 millions d'euros aux contribuables.

N'oublions pas.