lundi 5 juin 2017

Comparaison fiscale entre la France et l’Allemagne


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Budget et fiscalité 

05 juin 2017 • Samuel-Frédéric Servière


Il peut être intéressant à la veille d’un nouveau quinquennat de faire le point sur les divergences et les convergences fiscales entre la France et l’Allemagne.
Un regard sur la publication de la Commission européenne Taxation trends in European Union (2016), permet de mettre en exergue que le niveau des recettes fiscales de la France est en 2014 de 45,9%[1] du PIB, tandis que celui de l’Allemagne apparaît à hauteur de seulement 38,1%. Ces chiffres s’entendant des ressources fiscales nettes[2].
Ces chiffres validés par Eurostat, sont à rapprocher également de ceux publiés dans le cadre de la base de données de la Commission européenne (AMECO database) et qui permet également d’afficher des prévisions pour les années à venir (2017, 2018). Il apparaît à cette occasion que si l’on retient l’indicateur UTAT (total tax burden excluding imputed social contributions[3]), les P.O en France atteignent 45,6% en 2014 et 2017, pour ne fléchir qu’à 45,4 en 2018 (soit une baisse de 0,2 point), tandis que l’Allemagne oscillerait entre 38,5% en 2014 et atteindrait 39,6% en 2017 et 2018 (soit +1,1 point). Pour mémoire, le Danemark, fiscalité la plus importante de l’Union, passerait entre 2014 et 2018 d’un niveau de P.O de 50,1% à 45,4%, soit une baisse de 4,7 points de PIB pour rejoindre le niveau de taxation anticipé français. 
Les écarts sont donc considérables entre le niveau des P.O en Allemagne et en France. Ils évoluent selon un couloir compris entre 5,8 et 7,8 points de PIB. Il importe donc de comprendre où ces écarts se produisent et de mettre en évidence la complexité intrinsèque de chaque fiscalité dans le processus.

N'oublions pas.