mardi 22 août 2017

La radicalisation islamiste : l’excuse psychiatrique


L’islamo-gauchisme tisse sa toile autour du président Macron. Ce dernier n’a jamais été clair sur sa position vis-à-vis de l’islam politique. Les derniers évènements commencent à éclaircir la pensée dominante à l’Elysée.

Le suicide d’un homme avec sa voiture qui oublie de se suicider dans une pizzeria. Mais qui tue. Un déséquilibré fonce avec sa camionnette dans un abris-bus à Marseille avant de prendre la fuite. Mais qui tue également. Et ce matin, le ministre de l’Intérieur qui déclare chez Jean-Jacques Bourdin (BFM/RMC) qu’un tiers des radicalisés présente des troubles psychiatriques voir sont des malades mentaux.

Le joug de la pensée islamo-gauchiste, adepte de la théorie de l’excuse pour les délinquants, l’étend aux radicalisés islamistes, et donc aux terroristes islamistes. L’objectif ? Surtout ne pas parler d’islam politique, de salafisme, de radicalisation. C’est un peu comme si, après la Seconde Guerre Mondiale, on avait pris en compte les troubles psychiatriques des dignitaires nazis pour atténuer leur responsabilité.

Tout le monde est alors excusable. L’imam qui appelle a tué des femmes et des enfants aveuglément n’est-il pas un déséquilibré mental ? Arrêtons tout de suite. Ce que l’on constate c’est que les deux derniers évènements en France ont été commis par des musulmans dont la radicalisation n’a pas été démontrée (ou même recherchée). Pour preuve, les premiers éléments de l’enquête à Marseille, montre que des livres politiques islamistes auraient été retrouvés dans la camionnette.

Ne nous laissons pas manipuler. Les victimes de Sept-Sorts et de Marseille ont été victimes de deux attentats terroriste islamiste. On ne gagne pas une guerre en refusant de nommer l’ennemi. 

lundi 21 août 2017

Le terrorisme ne connaît pas la pause estivale ! (ASAF)

L’armée, cible prioritaire des terroristes

L’attaque menée il y a quelques jours, à Levallois-Perret, contre des soldats de l’opération Sentinelle, par un ressortissant algérien, vivant en France,  confirme s’il en était besoin, que notre pays demeure, plus que jamais, une cible privilégiée. Il est attaqué par des islamistes inspirés et soutenus par des organisations non étatiques qui ont déclenché une véritable guérilla urbaine obligeant nos autorités à imposer et mettre en œuvre des mesures de protection de plus en plus contraignantes.
Après avoir conduit des actions meurtrières de masse contre la population civile (Bataclan), ces islamistes mènent désormais, souvent seuls, des actions ciblées contre les forces armées, les forces de police et de gendarmerie, institutions régaliennes, chargées d’assurer la défense de la Nation, la protection de la population et de faire respecter la loi.


Cinquième colonne ?

La France est donc bien en guerre, même si la forme qu’elle revêt aujourd’hui ne ressemble guère à celle des deux guerres mondiales. Chaque guerre revêt des caractères propres, fixe des buts spécifiques, suit un déroulement et des modes d’action qui évoluent sans cesse ; la guerre de 1940 fut précédée en France par « la drôle de guerre » et se termina avec l’emploi de l’arme atomique !
Affirmer, par ailleurs,  qu’il n’y a pas eu et qu’il n’y a pas de 5e colonne en France comme l’a écrit l’ancien ministre de la Défense, dans son livre Qui est l’ennemi ? est faux et dangereux.
En effet, sur le plan historique d’abord, la France a hélas toujours hébergé et nourri sur son sol des Français ou des étrangers combattant avec ses ennemis. Pour ne parler que des trois derniers conflits, il y eut durant la guerre d’Algérie les « porteurs de valises » qui assurèrent le soutien des terroristes du FLN ; lors du conflit indochinois, ce furent les communistes staliniens, amis de Boudarel, universitaire français et commissaire politique au service des tortionnaires des camps du Viet Minh ; durant la Deuxième Guerre mondiale, il y eut les collaborateurs de la Gestapo qui traquèrent et torturèrent les résistants français.


Cette erreur historique est dangereuse car, en refusant de regarder la réalité des faits actuels, elle rend difficile l’analyse des causes de  la haine qui habite ces terroristes et perturbe la mise en œuvre de mesures efficaces pour les neutraliser.

Réorienter l’action des armées sur le territoire national

Affirmer que nous sommes en guerre exige d’en tirer toutes les conséquences d’autant que ceux qui la mènent vivent au milieu de la population, agissent en civil, et bénéficient de soutiens logistiques et financiers nombreux et puissants.

Nos adversaires ne sont pas des soldats - encore moins des commandos - qui pourraient bénéficier des conventions de Genève, mais de vulgaires tueurs, lâches et au comportement  suicidaire qu’il faut « neutraliser» au plus tôt.

A cet égard, il ne peut être question de retirer nos soldats du territoire national au prétexte qu’ils sont devenus les cibles prioritaires des terroristes. Ce serait un succès facile, au moins psychologique pour ces tueurs, alors que ces cibles en uniforme participent, de fait,  à la protection de la population en se substituant aux civils non armés et sans gilets pare-balles. S’il existe des forces capables de réagir avec efficacité à une attaque surprise, ce ne sont ni la population civile très vulnérable, ni les forces de sécurité « de proximité » généralement moins entraînées, mais les unités militaires de Sentinelle.

Encore faut-il que nos soldats soient déployés pour remplir des missions complémentaires, mais distinctes, de celles des forces de sécurité intérieure et conformes à leurs capacités. Elles doivent agir autrement, en anticipation des attaques et développer des modes d’action préventifs créant l’insécurité chez l’adversaire. Ces modes d’action sont à inventer, à expérimenter et à adapter sans tabou. Il faut sortir d’une posture exclusivement défensive si nous voulons gagner cette guerre.

Mettre en œuvre une stratégie globale dans la durée

 Dans ce conflit, il s’agit d’abord de s’attaquer à l’ennemi d’aujourd’hui, immédiat et prêt à agir. Il faut le rechercher, identifier ses réseaux, le neutraliser et exercer une pression dissuasive très forte sur ses éventuels sympathisants. Mais il faut simultanément agir sur les populations sensibles, dans les écoles et dans la vie quotidienne auprès des parents, pour éviter que les enfants et adolescents  ne deviennent l’ennemi de demain.

Pour éradiquer définitivement cette menace mortelle, nous devons non seulement identifier et désigner  l’ennemi afin de mobiliser toute la Nation , mais aussi mettre en œuvre une stratégie globale comprenant une stratégie policière et militaire (bouclage, fouille de quartiers, d’immeubles, contrôle de points clefs, surveillance de personnes,…), et une stratégie pour chacun des différents ministères concernés par cette guerre, en particulier ceux de l’Education et de la Justice.

Renforcer les institutions régaliennes et la cohésion des Français


Il s’agit enfin pour les responsables politiques d’éviter tout signe susceptible de décrédibiliser la France et ses institutions régaliennes en particulier les armées et les forces de sécurité intérieure.


Ainsi, la réduction de 850 millions € des ressources prévues pour les armées en 2017 est-elle un signal de faiblesse donné à nos adversaires. Elle est perçue comme une baisse de l’effort de Défense en pleine « guerre ».  De surcroît, la démission du chef d’état-major des Armées est considérée à juste titre comme une perte de crédibilité du chef de l’Etat, chef des Armées, et une fragilisation générale de notre armée.

Les mois à venir pourraient voir se multiplier les actions terroristes sur le territoire national dans des formes nouvelles. L’Etat doit organiser la Nation pour gagner cette guerre qui s’annonce longue et difficile. Pour vaincre, les Français ne doivent pas seulement proclamer les « valeurs républicaines » mais surtout retrouver la confiance, faire preuve de courage dans le quotidien et montrer une détermination sans faille dans ce combat permanent pour la liberté.

samedi 19 août 2017

"Nous avons besoin de la Police. La Police a besoin de nous !"


Pourquoi ? Parce que la sécurité publique est l’affaire de tous

Les policiers exercent un métier très exposé. Ils sont régulièrement confrontés à des injures ou à des menaces qui sont psychologiquement usantes. La banalisation de la violence fait qu'aucune intervention de la police n'est anodine : elles sont toujours effectuées dans l'urgence, ce qui occasionne inévitablement du stress.

Le mal-être se répand dans la profession, à cause de l'augmentation de la délinquance, de la multiplication des incivilités, mais aussi de la pression de la hiérarchie. Les policiers sont tenus à un devoir de réserve, qui les empêche de s'exprimer librement, alors que la prise de parole a déjà une vertu thérapeutique.  

Parmi les causes de ce mal-être, on peut citer :

- le manque d'effectifs, qui conduit les agents à travailler de plus en plus en horaires décalés ;

- le manque ou l'inadaptation du matériel, qui ne facilite pas l'accomplissement des missions ou de la faiblesse de leur formation continue, qui ne permet pas d'évoluer dans la carrière ;

- le manque de soutien de la hiérarchie et d'un manque d'explications sur les changements d'organisation mis en œuvre ;

- le manque de soutien des citoyens lors des interventions ou de reconnaissance lors des patrouilles de sécurité ;

- l'actuelle « politique du chiffre » est conduite au détriment de l'exercice par les policiers de leurs capacités de discernement ;

- l'absence de respect de la présomption d'innocence lorsque les policiers sont mis en cause dans le cadre d'une enquête diligentée par l'inspection générale des services (IGS). La presse parle trop rapidement de « bavure », avant même qu'une enquête soit réalisée, et sans tenir compte du contexte de l'intervention ;

- le harcèlement moral ou sexuel qui se produit dans certains services ;

- la défiance vis-à-vis des organisations syndicales (professionnalisation des représentants syndicaux, arbitraire des mesures individuelles prises en fonction de l’appartenance ou non à un syndicat ou à un autre) ;

-  des éléments affectent la vie quotidienne et aggravent le mal-être des personnels : les logements sont éloignés du lieu de travail et sont attribués d'une manière qui paraît souvent arbitraire. La garde d'enfants est difficile à cause des horaires de travail atypiques et des temps de transport élevés ;

- le mal-être des jeunes fonctionnaires de police originaires de province qui, lorsqu'ils sont affectés en banlieue parisienne au début de leur carrière, souffrent d'un isolement réel.

Comment ? Par une réaction solidaire, citoyenne, libre, volontaire et bénévole

Nous pouvons REAGIR, comme citoyen, sur certaines de ces revendications.

REAGIR AU QUOTIDIEN : le plus simple (et qui ne coûte rien) est que chacun d’entre nous soyons plus attentifs à nos représentants des forces de l’ordre dans nos villes, dans nos quartiers :

-       En saluant les patrouilles que nous croisons dans la rue,

-       En expliquant à nos enfants le rôle primordial du métier de policier,

-       En facilitant leurs missions en répondant favorablement aux opérations de contrôles routiers, aux procédures de sécurisation de lieux sensibles, en ne contestant pas l’infraction manifestement commise.

REAGIR COMME PROFESSIONNEL :

-       Vous êtes garagistes ? peut-être pouvez-vous consacrer bénévolement quelques heures de votre temps à la réparation des véhicules (ou simplement céder un bidon d’huile),

-       Vous êtes commerçants ? vous pouvez peut-être céder à prix coutant une fraction de vos stocks tombés en désuétude (ou accorder à tout le moins une remise),

-       Vous occupez une place dans le tertiaire ? vous pouvez proposer (sous réserve de l’acceptation de la Direction départementale de la Sécurité publique ou de la Préfecture) vos compétences particulières,

-       Vous êtes restaurateur ? vous pouvez proposer des repas à tarif préférentiel,

-       Vous êtes propriétaires d’un cinéma, salle de spectacle, club de fitness, etc… vous pouvez proposer aux jeunes gardiens (souvent loin de leurs familles) es séances ou des abonnements à prix réduits…

Concernant le matériel, bien sur nos impôts devraient suffire à assurer une police de qualité. Ce n’est pas le cas. Deux options : où on considère que c’est le rôle de l’Etat et on laisse la situation se dégrader ; ou on cherche, chacun à son niveau, à compenser ces carences. Car l’Etat c’est nous. Car il s’agit de notre sécurité.

Il ne s’agit pas de donner de l’argent directement, mais de faire preuve d’initiatives novatrices.

REAGIR DANS VOS QUARTIERS : collecter des produits d’entretiens ménagers ou sanitaires (aujourd’hui le personnel de police va jusqu’à acheter son propre papier-toilette faute de budget !), de l’outillage, des pots de peintures entamés, etc…

REAGIR DANS VOS ENTREPRISES : le gaspillage de matériels de bureaux dans les entreprises privées est constant. Faites une démarche auprès de votre hiérarchie, de votre direction, pour être autorisé à céder à votre commissariat de quartier des ramettes de papiers, des stylos, différents matériels de papeterie, des cartouches d’encres, des unités images, des toners pour les imprimantes et les photocopieuses.

Lors des réaménagements de vos bureaux, de vos agences, demander l’autorisation de céder les mobiliers (qui pour la plupart sont vouées à la destructions) ou les matériels informatiques d’anciennes générations (écrans, claviers, souris, unités centrales…).

Où ? Auprès de nos commissariats ou gendarmerie de proximité

La première réaction de cette opération se déroulera au commissariat de police d’Arpajon.

Au sein de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de l’Essonne, le commissariat d’Arpajon fait partie du district de Palaiseau, les deux autres districts étant Evry et Juvisy-sur-Orge. Il existe, également rattachée au district de Palaiseau, la circonscription autonome d’Etampes.

La circonscription du commissariat couvre huit communes : Arpajon, Saint-Germain-les-Arpajon, La Norville, Leuville, Brétigny-sur-Orge, Linas, Montlhéry et Longpont-sur-Orge.

Le commissariat de police d’Arpajon est ouvert 24h sur 24. Il s’agit d’une construction en béton, inauguré en 1991, sur trois niveaux, qui a remplacé sur le même site un ancien bâtiment en meulière. Il est situé à proximité du centre de la ville, non loin de la gare RER (ligne C) d’Arpajon. La signalisation conduit à la rue du docteur Babin, où est situé le commissariat. Il n’existe pas de parking pour les véhicules des visiteurs mais il est possible de stationner dans la rue. Deux emplacements, matérialisés au sol, sont réservés aux véhicules de police devant l’entrée du commissariat.

Un poste de police est ouvert à Brétigny-sur-Orge de 8h30 à 18h30 ; il comporte des cellules de garde à vue et des chambres de dégrisement. Lorsque la mesure de garde à vue n’est pas terminée en fin de journée, les personnes qui en font l’objet sont transférées au commissariat d’Arpajon pour la nuit. Un fonctionnaire est présent la nuit à Brétigny pour garder les locaux.

Un poste de police, ouvert à Montlhéry, est mutualisé avec la police municipale. Les lundis, mercredis et vendredis, un fonctionnaire du commissariat d’Arpajon est présent dans ces locaux qui ne comportent pas de geôle de garde à vue.

Les conditions ?

Vous devez tout d’abord contacter le commissaire de police pour lui faire part de votre action. Il est le seul représentant de la Police Nationale à pouvoir donner son aval à ce dispositif.

Votre réaction doit être bénévole et libre.

-       Bénévole : vous ne devez attendre aucun service en retour (vous tomberiez alors sous le coup du délit de tentative de corruption de fonctionnaire),

-       Libre : vous n’êtes tenus à aucune obligation de résultat ou vous pouvez cesser votre participation à tout moment.

Vous ne pouvez percevoir aucun argent sous quelque forme que ce soit (vous seriez alors sous le coup du délit d’escroquerie ou de tentative d’escroquerie).

Vous ne devez conserver aucun des objets, produits, meubles qui vous ont été remis (vous seriez passible de poursuites pour abus de confiance ou de tentative d’abus de confiance).
Si vous êtes salariés, vous devez obtenir l’accord de votre hiérarchie avant de remettre ou de prêter du matériel appartenant à votre entreprise (sous peine d’être accusé de vol ou de tentative de vol).

https://www.facebook.com/Les-Citoyens-avec-la-Police-111413232878370/


vendredi 18 août 2017

La "justice sociale" en France est injuste


Alors que les avis d’imposition accueillent les français de retour de vacances, de la polémique sur la réduction mensuelle de 5 € des APL et que les allocations de rentrée sont versées, il me semblait important de revenir sur quelques vérités sur le système social de notre pays.

La tentation de l’égalitarisme : est-ce cela la « justice sociale » ? Réduire davantage l’écart entre revenus du travail et ressources de l’assistanat : est-ce « juste » ?

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Selon le rapport 2016 de la DGFiP paru fin juillet, moins de la moitié des Français s'acquittent de l'impôt sur le revenu. La part de foyers imposés est en effet tombée à 42,3% l'année dernière contre 45,6% en 2015 et 50% en 2012.

10% des ménages paient 70% de l'impôt

La concentration des contribuables qui sont assujettis à l'IR est particulièrement élevée. Selon la DGFiP, les ménages qui déclarent des revenus supérieurs à plus de 50.000 euros ont supporté l'an passé 70,4% de la charge globale de l'impôt. Ces foyers représentaient 10,2% des foyers fiscaux. Cette concentration monte d'un cran dans les tranches supérieures. De fait, 40,6% de l'impôt a été payé par les 2% de foyers qui ont déclaré plus de 100.000 euros de revenus.

D'après le fisc, le nombre de foyers fiscaux dont les revenus dépassent le million d'euros s'élevait à 6.400 foyers en 2016. C'est peu. A eux seuls, ils ont rapporté plus de 3 milliards d'euros aux caisses de l'Etat.

Quant aux ménages qui affichent des revenus oscillants entre 30.000 à 50.000 euros - soit 13,6% des foyers fiscaux - ils n'ont réglé 19,3% de la facture fiscale. Enfin, la tranche 15.000-30.000 euros ne " pèse " que 10,7% du produit de l'impôt qui s'est élevé à 72 milliards d'euros en 2016. Un montant à comparer à ceux de la TVA - 145 milliards d'euros, soit la moitié des recettes fiscales de l'Etat - et l'impôt sur les sociétés dont le produit a atteint 33 milliards d'euros en 2016.

Certaines contributions augmentent, d'autres baissent


Autre enseignement de cette étude de la DGFiP, les contributions des différents foyers fiscaux varient au fil des années Ainsi, la part d'impôt réglée par les foyers au-delà de 50.000 euros n'était que de 68,4% en 2012, Elle a donc progressé de 2 points. Cette hausse est d'autant plus mesurée que ces ménages ne représentaient alors que 9,2% de la population, contre 10,2% en 2016.

En revanche, les tranches inférieures ont vu leur contribution baisser : de 1,9 point pour les ménages entre 30.000 et 50.000 euros, et de 2,2 points pour les foyers situés entre 15.000 et 30.000 euros.

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Nous sommes donc au cœur de ce que redoutait MALTHUS au début du XIXème siècle, un système égalitariste d’aides sociales qui désincitent du travail et « créent les pauvres qu’elles assistent » (Robert Malthus, Essais sur le principe de population, 1803). En effet, dans certains cas, les prestations sociales qui dépendent du nombre de personnes dans le foyer ne sont plus une simple aide ou réparation ponctuelle, mais tendent à façonner un mode de vie permanent, qui oriente l’arbitrage inactivité/travail en défaveur de ce dernier. Ce phénomène pernicieux est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit de considérer une situation avec RSA et une reprise d’activité en CDD ou en intérim, par exemple.

Dans l’exemple ci-dessous, la correction apportée par le système fiscal, la répartition des aides sociales et le « coût » de l’exercice d’un emploi à temps plein réduit l’écart de revenus entre les deux familles de 40.000 € à 23.184 € /an.

EXEMPLE : Couple marié avec 3 enfants (né les 1/12/2008, 5/10/2004 et 8/11/2001)
Dans un premier cas, seul un des deux parents travaille et perçoit un revenu de 20.000 €/an. Dans le second cas, les deux parents travaillent et perçoivent 30.000 €/an de revenus chacun.



Première hypothèse

CHARGES PÔLE HABITATION : - 9.720 €/an

Loyer : 930 € H.C. par mois, charges 200 € et Aide au logement : 320 €/mois

Exonéré de la TH et de la redevance TV

REVENUS DU TRAVAIL déduction faite du coût du trajet : + 18.800 €/an

Revenu du travail : 20.000 € /an et Prime d’activité : 150 €/mois et coût d’un véhicule : 3.000 €/an.

Exonéré IRPP.

AIDES SOCIALES : + 9.555 €/an

Allocation familiale : 360 € /mois et Complément familial : 240 €/mois

Bourse de collège : 80 €/an, Bourse de lycée : 430 €/an et Allocations de rentrée : 1145,75€/an

Aide au paiement d’une complémentaire santé : 700 €/an

AUTRES AVANTAGES OU REDUCTIONS : - 1340 €/an

Ticket cantine en région IDF après application du QF : 2,10 € x 162 jours x 3 = 1020,60 €/an (pour simplifier la part région a été étendue aux enfants en école primaire et au collège alors que ces deux établissements dépendent d’autres collectivités locales).

Chèques-vacances pour un montant de 400 € : 80 € soit un avantage de 320 €/an

BUDGET ANNUEL DISPONIBLE : 17.295 €



Seconde hypothèse

CHARGES PÔLE HABITATION : - 14.697 €/an

Loyer 930 € H.C. par mois, charges 200 € et Redevance TV : 137 €/an et TH : 1000 €/an

REVENUS DU TRAVAIL déduction faite du coût du trajet : + 52.368 €/an

Revenu du travail : 60.000 € /an et coût de deux véhicules : 6.000 €/an et IRPP : 1632 €/an

AIDES SOCIALES : + 4.320 €/an

Allocation familiale : 360 € /mois

AUTRES AVANTAGES OU REDUCTIONS : - 1512 €/an

Ticket cantine en région IDF après application du QF : 2,70 € x 162 jours x 3 = 1312,20 €/an (pour simplifier la part région a été étendue aux enfants en école primaire et au collège alors que ces deux établissements dépendent d’autres collectivités locales).

Chèques-vacances pour un montant de 400 € : 200 € soit un avantage de 200 €/an

BUDGET ANNUEL DISPONIBLE : 40.479 €                    

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Il est temps pour la France de se doter d’un système fiscal plus juste, plus simple, plus équitable !



Sources : mes-aides.gouv.fr ; caf.fr ; impôts.gouv.fr ; services-publics.fr

jeudi 17 août 2017

La police de proximité est vouée à l’échec !


Ma mère va encore dire que je suis toujours en colère.


La déclaration de ministre de l’Intérieur, M. Gérard Collomb, proposant la renaissance d’une police de proximité, est une aberration. D’une part, une expérience de la sorte a déjà été menée, avant d’être arrêtée par Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, faute de résultats probants. D’autre part, la création de cette nouvelle police n’est pas budgétée (moyens, effectifs…) dans une période où on tire sur les dépenses publiques tout azimut. 
Il est devenu pratique, pour nos dirigeants, de mettre à toutes les sauces, des corps d’état bien disciplinés (police-gendarmerie, armée). Il n’appartient pas à la police nationale de faire du social. Nombre de jeunes de quartiers, déboussolés, sans repères sociaux, ne comprendront pas d’être interpellé, pour une affaire de stupéfiants par exemple, par quelqu’un avec qui il a joué au foot la veille. Quand à croire que la proximité des forces de police permettra de « faire du renseignement » c’est prendre les bandes organisées de malfaiteurs qui pourrissent le quotidien des habitants, pour des bandes d’idiots. Le renseignement se fait si les forces de police ont les moyens de négocier quelque chose avec l’interpellé. Pour avoir quelque chose à négocier, l’interpellé doit craindre une condamnation sévère en cas d’absence de collaboration. On quitte là, la sphère « police » pour la sphère « justice ».

La politique sociale de la ville appartient aux municipalités. Pour cela, ce n’est pas en réduisant les budgets des collectivités territoriales (comme le fait le gouvernement actuel) que les communes pourront embaucher des éducateurs, des médiateurs, des coaches sportifs ou construire des maisons de jeunesse, des terrains de sports, des salles de spectacles ou rénover les quartiers.

Que chacun fasse son métier et qu’il ait les moyens de le faire.

vendredi 11 août 2017

Savoie: des détenus tournent illégalement un clip en prison et le mettent en ligne


Le procureur de la république d'Albertville, en Savoie, a demandé ce mercredi l'ouverture d'une enquête après qu'on a découvert que des détenus avaient pu tourner un clip dans la prison d'Aiton et la mettre en ligne il y a trois jours.

Sur ce clip tourné entre les murs de la prison d'Aiton, en Savoie, et dont a parlé en premier lieu Le Dauphiné Libéré, on voit des détenus, visages découverts, fumer, danser, faire la cuisine, jouer à la console, faire de la gym sur fond de morceau de rap, probablement filmés par des téléphones portables. Le fruit de ce tournage illégal a été mis en ligne sur internet il y a trois jours.

mardi 8 août 2017

Délinquance : Plan Tolérance zéro « Dura Lex Sed Lex »


Le procureur de la République de Grenoble a déclaré qu’aucune politique de répression pénale en matière de lutte contre le cannabis n’a réussi. Dépénaliser la consommation de cannabis, pourquoi pas ? En effet, les forces de l’ordre et les tribunaux sont noyés par ces procédures au dépend d’une délinquance plus grande. Mais cette dépénalisation ne doit pas être perçue comme une nouvelle reculade pénale.

La violence est quotidienne, aveugle, exponentielle… Il faut agir vite, fort et pendant longtemps. Pourtant rien ne justifie l’augmentation de la délinquance…
Le plan « Tolérance zéro » tient en trois actes :
-       Le courage et l’exemplarité citoyenne
-       L’application de la loi
-       Une politique budgétaire

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Trop souvent, par lâcheté, par manque d’exemplarité, nous encourageons la délinquance à différents niveaux.
La politique de Tolérance zéro, pour être efficace, doit concerner tout le monde quel que soit le délit.

Tout délit doit être sanctionné. Toute sanction doit être exécutée.
L’exemplarité est primordiale. Chaque citoyen doit respecter la Loi. C’est-à-dire qu’il faut en finir avec l’exception d’exemplarité.

L’exception d’exemplarité, ce sont tous ces moments où l’on critique, en public (souvent en voiture et devant ses enfants), une limitation de vitesse, un panneau de stop, l’emplacement d’un radar, mais aussi un montant d’imposition, une décision administrative, etc…
L’exception d’exemplarité c’est vouloir l’application totale de la loi pour son voisin mais pas pour soi-même ou ses proches.

L’exemplarité c’est participer au respect de la Loi. Cela demande du courage.
Faire respecter la Loi ce n’est pas prendre un risque physique. C’est faciliter le travail des forces de l’ordre. C’est ne pas participer au désordre public.

Faire respecter la Loi, c’est aussi intervenir par la parole en usant de pédagogie et sans sectarisme.
Faire respecter la Loi, c’est expliquer en quoi le comportement de la personne est délictueux ou associable ou injurieux.

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Le dispositif législatif existe. Il faut l’appliquer.

La crise de l’autorité de l’État ne date pas d’hier. Les prisons sont surpeuplées, des dizaines de milliers de personnes restent libres alors qu’elles devraient être enfermées, la délinquance des mineurs explose, les armes de guerres circulent en toute impunité dans les quartiers, les peines prononcées sont souvent inadaptées, trop légères, pas appliquées…
Les lois de la République doivent être respectées partout et par tous, sans exception. L’impunité n’est pas acceptable.

La politique de tolérance zéro s’appuie sur la théorie de la vitre brisée, dès qu’un carreau est cassé, il faut le réparer sinon c’est le signal que l’on peut tout dégrader. Cela signifie que chaque acte de délinquance doit être sanctionné rapidement et de manière proportionnée.
Les actes de rebellions, agressions, violences physiques ou verbales, injures à l’encontre d’un représentant de l’Etat, policiers, gendarmes, instituteurs, professeurs, membres de l’administration pénitentiaire, de l’administration fiscale, mais aussi éducateurs spécialisés dans les associations, encadrants d’activités sportives (notamment les arbitres), quel que soit la qualité ou la motivation de l’auteur doivent être publiquement, rapidement et sévèrement sanctionné.

La police et la gendarmerie sont chargées de maintenir l’ordre et pas uniquement de le rétablir l’ordre voir de contenir le désordre. Les compétences des commissaires de police, des commandants de gendarmerie ou de C.R.S. doivent être augmentés afin de leur permettre de décider, sur le terrain, de la conduite à tenir.
Dans les quartiers, il faut organiser des opérations coup de poing, infiltrer les bandes de cités, recourir à l’armée… Mettre "le paquet" afin d’inverser le processus d’armement des jeunes issus des quartiers défavorisés, remonter les filières de revente d’armes de guerre, multiplier les unités de la Bac.

Il faut prendre le problème à la base.
Repérer les enfants qui ont un comportement violent ou qui posent problème.
Non pas pour les punir, mais pour prévenir toute dérive délinquante.
Responsabiliser les parents (suspension des allocations familiales, suivi par les services sociaux…). Dans les écoles, des amendes doivent pouvoir sanctionner les élèves absentéistes.

Placer les enfants à problèmes dans des pensionnats afin de les éloigner d’un environnement violent.
Isoler les mineurs délinquants dans des centres éducatifs fermés et contraignants ; les suivre continuellement à leur sortie et ce, jusqu'à une réinsertion totale.

Notre pays permet à chacun de s'instruire, de se former, de s'intégrer, de travailler, d'évoluer... Nos aides sociales, notre système de santé, nos institutions sont parmi les meilleurs au monde.
Aussi, il ne convient d’enfermer que des personnes particulièrement dangereuses pour la société.
Les braqueurs à main armée, les auteurs d’agressions avec violence, les assassins, violeurs, pédophiles, récidivistes… doivent être mis en prison, et pendant longtemps.
Les peines de ces criminels ne devraient pas être compressées et la perpétuité (si elle est demandée) doit être appliquée réellement.
La libération devra être assortie d’un contrôle strict (bracelet électronique à vie par exemple).
Pour ce qui est des assassins considérés comme "malades mentaux", l'enfermement en établissement spécialisé doit être généralisé.

Par contre, toutes les personnes qui sont actuellement en prison pour des affaires de stupéfiants (petits dealers, consommateurs réguliers…), vols, escroqueries, délits mineurs sans violence… doivent être mises en liberté sous bracelet électronique, le temps de leur condamnation, et avec une obligation de suivi très contraignante (contrôle régulier de leur situation, sanctions à la moindre incartade).
En cas de manquement, il en sera fini de la liberté sous bracelet, et la peine sera commutée en prison ferme, sans remise de peine, et avec, de toute façon, la pose d’un bracelet à la sortie !

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Une politique pénitentiaire sur le long terme      

Mise en œuvre du plan de programmation pénitentiaire « 16.000 places » Urvoas complété par le programme présenté en juin 2015 par la Fondation iFRAP amendé34, soit la construction de 2.000 à 4.000 places de prison supplémentaires et de six nouveaux établissements en sus des tranches annoncées par la chancellerie en septembre 2016 (soit un surcoût de 506 millions d’euros par an en investissement par rapport au coût initial du programme Urvoas (5,4 milliards d’euros, et sans doute 2,4 milliards d’euros de coût de fonctionnement additionnel (y.c personnels) d’ici 2025), et 105,6 millions d’euros de fonctionnement/an en rythme de croisière). Il faudra y réintégrer les coûts de transition (leasing) que nous chiffrons à 530 millions d’euros/an en 2019 afin de respecter l'atteinte à cette date de l'objectif d'encellulement individuel. Passé cette date, ces derniers coûts devraient baisser si le programme complémentaire était implémenté, avec une capacité définitive de + 20.000 places opérationnelles en 2025, dont 16.000 cellules individuelles.
Un ministère de la Justice remis à niveau

La mise à niveau du budget de la mission Justice sur les meilleurs standards européens supposerait un quasi-doublement des moyens (passage de 0,2% à 0,4% du PIB). En la matière, c’est le Royaume-Uni et l’Allemagne qui pourraient servir d’exemples. Leurs budgets offrent cependant des caractéristiques très différentes. Nous proposons de réformer en effectuant un mix des deux modèles.

Augmenter les effectifs (de magistrats et de non-magistrats) : si la France compte 10,5 juges pour 100.000 habitants, l’Allemagne en détient 34,4 mais le Royaume-Uni (Angleterre et Pays de Galles) uniquement seulement 3,3. L’Allemagne choisit donc le nombre (même si les rémunérations sont plus faibles qu’en France). Les juges non professionnels en particulier sont en Allemagne quatre fois plus nombreux (120). La question de la montée en puissance des personnels non juges (greffiers, administratifs, etc.) est posée : la France dispose de 33,7/100.000 quand l’Allemagne, encore une fois, en compte près de 66/100.000 ;

En parallèle, augmenter les taxes et frais de justice afin de hausser très sensiblement les moyens accordés à l’accès au juge via l’aide juridictionnelle aujourd’hui insuffisante. Une telle mesure rendrait l’accès à la justice plus démocratique qu’elle ne l’est actuellement.
Ministère de l'Intérieur 

Remonter le temps de travail des agents de la Police nationale aux 35 heures, ce qui représente d’après nos calculs l’équivalent de 6.535 agents supplémentaires soit près de la moitié des effectifs qui ont été perdus depuis 2008 ;

Revenir sur la suppression du jour de carence au 1er janvier 2014. Le Sénat évalue le coût annuel de l'absentéisme à près de 12.000 ETPT pour la Police nationale ;

Recentrer les agents sur leur cœur de métier. De 2015 à 2016, on constate une hausse des tâches secondaires pour les policiers et les gendarmes. Pour les premiers, les tâches de commandement, de ressources humaines et logistiques avaient augmenté de 0,9 point ; pour les seconds de 0,5. De même, les tâches de mission de police judiciaire et de concours à la justice ont augmenté de 1,7 point pour la police, tandis que les missions de police des étrangers et de sûreté des transports internationaux ont augmenté de 0,8 point pour la gendarmerie. Simultanément, les proportions de missions d’ordre et de sécurité publique ont diminué pour les deux institutions ;

Réfléchir à l’externalisation de certaines fonctions qui ne font pas partie du cœur de métier des policiers et des gendarmes pour dégager des marges de manœuvre. Là aussi plusieurs solutions doivent être examinées : outre les fonctions de soutien et les tâches administratives, les gardes statiques devraient être réduites pour permettre aux forces de sécurité de se focaliser sur la surveillance de la voie publique, l’antiterrorisme et les tâches de police judiciaire. Les dernières statistiques retiennent un volume de 4.156 agents affectés aux gardes statiques à Paris et en province. Leur masse salariale ressort à 249 millions d’euros environ. Une externalisation pourrait représenter pour un volume horaire équivalent l’emploi de 5.005 agents de sécurité, soit une économie de 107 millions d’euros environ/an. Autre piste d'externalisation, les transferts de personnes arrêtées. Au Royaume-Uni, le comté de Lincolnshire a externalisé les transferts et a ainsi permis de réaliser des économies non négligeables tout en libérant des effectifs de policiers. Voir aussi la protection rapprochée de personnalités publiques mais non officielles ;

Investir largement dans des équipements d’intervention, véhicules et infrastructures modernes, et ce, en augmentant la part de l’investissement par rapport aux dépenses de fonctionnement. Les dépenses d’investissement ne représentent que 1,6% de la totalité des dépenses de la mission Sécurité. En comparaison, les dépenses de fonctionnement en représentent près de 86%, ce qui est aujourd’hui un large facteur de tension. L’investissement doit ainsi être renforcé pour redimensionner la politique de formation des agents au regard des volontés exprimées par les responsables gouvernementaux depuis janvier 2015. Pour sauvegarder encore plus les crédits d’équipements de la police et de la gendarmerie, il serait pertinent d’utiliser des crédits de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) pour les rénovations en profondeur des commissariats et des casernes ;

Repenser l'organisation des forces de sécurité intérieure. La commission parlementaire qui a enquêté sur les attentats depuis janvier 2015 a ainsi émis une série de recommandations claires dans le domaine, qu’il pourrait être pertinent de suivre. La principale est la fusion des trois corps d’élite (BRI, Raid, GIGN). Si pour des raisons culturelles il est irréaliste d’envisager actuellement une telle solution – malgré la coopération qui existe entre les services –, il faut réfléchir :


    • à la création d’un commandement opérationnel stratégique interministériel police-gendarmerie-justice-finances (douanes) qui a la charge de la conduite opérationnelle de lutte contre les menaces sur le territoire national sur le modèle de l’état-major des armées (Ema) du ministère de la Défense ;
    • à la création d’un commandement opérationnel unique tactique fédérant et conduisant les opérations d’unités spécialisées d’intervention de la gendarmerie et de la police (GIGN, Raid, BRI...) dans la lutte contre les menaces sur le territoire national sur le modèle du Commandement des opérations spéciales (COS) ;
    • à une mutualisation dans un cadre ministériel et interministériel des structures de soutien ;
    • à une politique d’achat commune complète débouchant sur une totale uniformisation, standardisation et homogénéisation des effets et matériels opérationnels individuels et collectifs communs10 ;
    • à la mutualisation de la formation des forces de sécurité intérieure civile sur un nombre restreint de sites ;
    • à la redéfinition de certaines missions spécifiques telles le maintien de l’ordre public et secours en montagne.
Renforcer l’entraînement des forces de l’ordre sur le terrain. À l’heure actuelle, les policiers et les gendarmes doivent effectuer au minimum trois séances de tir contrôlées de 30 cartouches chacune. Dans les faits, les cartouches sont rationnées pour la plupart des agents (hors unités spéciales). Les fonctionnaires tirent moins de 90 cartouches par an, ce qui est largement insuffisant pour maîtriser correctement leur arme. Il faut aussi investir dans les simulateurs de tirs réels et virtuels sur support vidéo mettant en condition et permettant de réaliser des économies notamment en achat de munitions et de maintenance des armes individuelles.

lundi 7 août 2017

Taxe sur le ski de fond, taxe sur les flippers et le baby-foot…. la loi de finances 2018 doit être l’occasion d’un grand nettoyage.

Connaissez-vous la taxe sur le ski de fond ou la redevance biocides ? Acquittées par les entreprises, elles ne rapportent que 1 à 3 millions par an. Prises isolément, ces « petites taxes », dites à faible rendement, paraissent inoffensives. Mises bout à bout, elles pèsent lourd.

Dans un rapport de 2014, l'Inspection générale des finances (IGF) a dénombré 192 taxes, dont le rendement est inférieur à 150 millions par an. Au total, elles permettent de récolter la coquette somme de 5,3 milliards. Outre qu'elles rognent les marges des entreprises, ces taxes sont source de complexité administrative. Preuve de leur absurdité, certaines, comme la taxe sur les flippers et les baby-foot, coûtent même plus cher à recouvrer que ce qu'elles rapportent.

Entre 1998 et 2012, ce ne sont pas moins de 93 taxes qui ont fait leur apparition, à un rythme moyen supérieur à 6 par an. La palme revient à l'année 2010, qui a vu naître pas moins de 19 taxes !

La mission d’inspection proposait plusieurs scénarios conduisant à supprimer ou regrouper entre la moitié et 80 % de ces taxes. Elle formulait en outre des recommandations pour empêcher qu’elles réapparaissent et se multiplient de nouveau.

Après avoir reçu ce rapport, le Gouvernement n’a pas souhaité le rendre public et ne lui a guère donné de suites, se contentant de supprimer un nombre très limité et insuffisant d’impôts de faible rendement.

L’abrogation de ces taxes ne produira pas seulement un choc de simplification. Elle atteste aussi la volonté du Gouvernement de réduire le poids des prélèvements sur les entreprises et sur les particuliers.

vendredi 4 août 2017

Peut on être une femme de couleur (noire, blanche ou tout ce que vous voulez) et conne à la fois ?

La secrétaire d’État pour l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a réagi sur Twitter à la polémique concernant Sibeth Ndiaye, conseillère en communication de l'Élysée qui, dans un SMS, a écrit à un journaliste“Yes, la meuf est dead”, après la mort de Simone Veil, a révélé mercredi le Canard Enchaîné.

“La violence en politique commence par le cyber-lynchage et étrangement, cible davantage les femmes”, a-t-elle ainsi dénoncé, mercredi, sur le réseau social, avec les hashtags “sexisme” et “racisme”.

Dans une interview accordée au JDD, la secrétaire d'État se disait, elle aussi, victime de “bashing” et dénonçait le sexisme et le mépris de classe qu'elle subit depuis sa nomination au gouvernement. 

Rien ne justifie la violence dans une démocratie, que cette violence soit physique ou verbales.
Ces derniers mois, les exemples de violences envers les politiques, qu'ils soient enfarinés (Francois Fillon) ou giflés (Manuel Valls) ou plus violement pris à parti (N.K.M. ou Laurianne Rossi), se sont multipliés.

Ils sont la cause d'abord de la bêtise humaine ensuite du laxisme généralisé  (on brûle des policiers en toute impunité ) et enfin du comportement des politiques eux-mêmes (cf l'excellent article de Philippe Bilger "Des députés comme tout le monde").

Dans le cas de Sibeth Ndiaye, l'origine de la violence est dans son SMS. Ça ne justifie pas la violence en retour mais ça l'explique.
Ce qui est critiqué ici ce sont ses propos. Ce qui est attaqué ce n'est pas sa couleur de peau ou son genre, c'est sa connerie. Le procès en racisme ou misogynie est trop facile.

On peut être une femme noire est dire des conneries voir être une conne. Marlène Schiappa est une femme, ministre, de peau blanche, rien d'incompatible avec la connerie.

jeudi 3 août 2017

Le Venezuela, la vitrine de l’échec du mélenchonisme par Eric Le Boucher

Maduro est à Mélenchon ce que l’euro est à Le Pen. Un plafond de verre. L’impossibilité de gagner. La preuve in vivo d’un programme idiot. Marine Le Pen vient de constater, en séminaire ce 21 et 22 juillet, sans le dire encore vraiment, que l’abandon de l’euro qu’elle proposait était une erreur. Le retour à «la souveraineté monétaire», en clair au franc, ne sera pas appliqué au début de quinquennat en cas de victoire à la prochaine présidentielle, mais à la fin. La souveraineté des frontières passe devant.

Cette décision est, elle aussi, idiote. Disons-le au passage, déjà entre le jour de la victoire à l’élection et le passage au franc, le délai laissait des semaines entières à la spéculation pour manipuler les taux, organiser des fuites de capitaux et se faire des profits en or. Cette fois-ci, les spéculateurs auront cinq ans entiers pour s’amuser. Le réalisme monétaire n’a donc pas encore complètement gagné les dirigeants du FN. Mais le tournant est net: l’idiot abandon de l’euro est intelligemment abandonné. Marine Le Pen admet que cette mesure faisait peur aux Français et l’empêchait de gagner. Reste à réécrire complètement le programme du parti, évidemment. Ce sera bien compliqué puisque tout reposait sur le franc et sa dévaluation. Défi impossible en vérité, on aura l’occasion d’en reparler: toute la démagogie populiste était financée par la dévaluation. Mais saluons la pas vers la raison.

L'effondrement du chavisme

Vient aujourd’hui le tour de Jean-Luc Mélenchon. L’effondrement du Venezuela est l’effondrement du chavisme, c’est-à-dire l’effondrement du mélenchonisme. La base analytique est la même: «redonner le pouvoir au peuple». La logique politique est la même, livrée par l’actualité: tout commencera par la création d’une assemblée «Constituante» pour «rendre le pouvoir au peuple et en finir avec le système de la caste»: c’est du Nicolas Maduro dans le texte. Le députés sont illégitimes comme le président Emmanuel Macron élu avec 43% des inscrits: tous sont inféodés aux banques, aux riches, aux bourgeois. 

Les principes d’action sont les mêmes: «casser les dominations financières et limiter le pouvoir des actionnaires». Et ils se déclinent en France par une démagogie du bonheur: créer 3,5 millions d’emploispar la réduction du temps de travail, bloquer l’échelle des salaires de 1 à 20 dans les entreprises, revenir à la retraite à 60 ans, arrêter la spéculation, envoyer des hommes dans l’espace et des médecins fonctionnaires dans les campagnes, arrêter l’Europe de la défense qui «prépare la guerre sous injonction des États-Unis», organiser un référendum sur la sortie de l’euro et de l’Union européenne. Toutes ces belles mesures seront payées non par le pétrole comme Chavez, la France n’en a pas, mais par une autre source magique et inépuisable: le financement à gogo de la Banque Centrale européenne, c’est mieux encore que l’or noir.  

La logique bolivarienne

On niera, on critiquera, on hurlera contre le parallèle. L’adhésion à la zone commerciale bolivarienne, prévue dans les débuts euphoriques de campagne mais ôtée ensuite car trop ridicule, était toute symbolique. Dans la forme comme dans le fond, le mélenchonisme est un chavisme. Il a le même point de départ, le refus de l’abandon de la lutte des classes, la haine viscérale du social-libéralisme, le rejet comme une trahison du compromis capital-travail. Il aura le même résultat: une faillite totale.
La logique bolivarienne a été vue à l’œuvre cette dernière décennie en Amérique latine. Le social-démocrate Lula contre le révolutionnaire Chavez. La partie, la guerre, entre la gauche réformiste et la gauche marxiste, celle qui se déclare «vraie» gauche, s’est jouée là-bas. Les médias n’ont pas retranscrit le match. Le résultat est sans appel. Le Brésil n’a pas eu un parcours parfait, loin de là, certes, la corruption et la médiocrité des dirigeants ne l’ont pas épargné. Mais le Venezuela et tous les autres petites tentatives bolivariennes locales, nationalistes, populistes ont abouti à un échec sanglant. Toutes les statistiques sont affreuses pour la cause révolutionnaire, y compris celle des morts et de la corruption sous Maduro. Le caudillo sud-américain en est arrivé à rejeter aujourd’hui la démocratie, à tenter de sauver ses finances en signant des accords de soumission avec les Russes et les Chinois (dans l’exploitation du bassin de l’Orénoque) et à laisser les mafias s’installer dans des accords obscurs et puants avec le gouvernement et ses amis militaires.

Le capitalisme doit changer, mais pas comme ça

Oui, objectera-t-on encore. C’est loin, le Venezuela n’est pas la France, et puis les dérives tropicales sont inévitables… Hum, les tortionnaires seraient-ils plus acceptables parce qu’ils boivent du rhum? Non, il eut fallu ouvrir les yeux sur l’atroce réalité du chavisme il y a dix ans, il est temps aujourd’hui de le faire sans plus d’illusion conciliante, sans merci. La fin était dans le point de départ. Elle était dans l’initiative initiale de se défier des «experts» de la compagnie nationale du pétrole PDVSA et d’y envoyer des cadres du parti pour gérer «ce bien du peuple». Tout était là: la défiance vis-à-vis des majors étrangères, la défiance vis-à-vis de la bourgeoisie capitaliste vénézuélienne, bref la lutte des classes s’imposait, celle qui force à toujours aller un cran plus loin. Les entreprises se plaignent-elles, elles n’investissent plus? Il faut les nationaliser, monter des initiatives «du peuple» pour les contraindre. Le chavisme-mélenchonisme est un engrenage. Très vite, ce n’est pas la spéculation qu’on arrête, c’est l’économie.

La vérité sur le Venezuela éclate aujourd’hui. Qu’on la montre, qu’on le regarde: voilà ce délivreront les jolis mots, les jolies promesses du «bonheur de l’homme» du chaviste français. Non que le but ne soit pas bon, le monde ne va pas bien, la bourgeoisie compradore sud-américaine met trop souvent son argent à Miami, le capitalisme est sauvage, beaucoup de choses doivent être changées. Mais pas comme ça. Surtout pas comme ça. La preuve est là. Voyez là. Admettez-là, M. l’insoumis.

https://m.slate.fr/story/149343/venezuela-melenchonisme

N'oublions pas.