mercredi 1 novembre 2017

Abnousse Shalmani : la langue non "sexuée" pour lutter contre le sexisme ?

On n'en finit plus de nier les différences. Après la théorie du genre, la procréation sans papa, les progressistes de gauche inventent l'écriture inclusive. Chaque jour j'apprécie un peu plus d'être réac ! Mais je désespère de ces combattants à la petite semaine qui seraient bien plus inspirés à lutter contre les violences physiques ou psychologiques faites aux femmes (dans le couple, au travail, dans la rue, les transports), contre l'inégalité salariale, etc...

Mais peut-être ne savez-vous pas ce qu'est l'écriture inclusive ?

L'écriture inclusive est l'ensemble "des attentions graphiques et syntaxiques permettant d'assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes". Ainsi, dans le manuel d'Hatier de CE2, avons nous pu découvrir : "Grâce aux agriculteur-rice-s, aux artisan-e-s et aux commerçant-e-s, la Gaule était un pays riche".

"D'autres langues - comme le farsi ou le turc - n'ont ni masculin ni féminin et cela ne rend pas ces sociétés spécialement égalitaires", persifle Abnousse Shalmani, écrivain (sans "e", elle y tient) universaliste d'origine iranienne.
"Le nouveau féminisme, intersectionnel, racisé, ou autres expressions issues de la novlangue, me fait frémir. Il sépare les femmes, il cloisonne les luttes, il affaiblit le féminisme. L'écriture inclusive n'est que le dernier rejeton d'un nouveau séparatisme. J'entends, par exemple, parler de "safe spaces", idée qui considère qu'il faut offrir des "lieux sécurisés" aux femmes pour qu'elles ne se sentent pas agressées. Mais enfin ! Qu'est-ce que ce séparatisme qui a des relents sexistes ?"  (Le Point n° 2355 du 26 octobre 2017).

Effectivement, ce "séparatisme" homme-femme pourrait à terme justifier le niqab comme "safe space". Au secours !