jeudi 9 novembre 2017

Avec la France Insoumise, le "PIR" est à venir !

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®
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Dimanche 5 novembre, la députée La France insoumise Danièle Obono a pris la défense de la porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR), Houria Bouteldja, parfois accusée par ses adversaires de favoriser l'antisémitise :

« Je respecte la militante antiraciste. C'est dans le mouvement antiraciste que je l'ai connue, c'est dans ces luttes-là que l'on s'est battues », a-t-elle déclaré au micro de Radio J. nterrogée sur le fait de savoir si les propos d'Houria Bouteldja - qui affirmait en mars 2015 que « Les Juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe » - étaient des propos racistes ou antiracistes, la députée de Paris a répondu : « Je ne sais pas ». 


Quant à la photo présentant la porte-parole du PIR à côté d'une pancarte « Les sionistes au goulag », Danièle Obono a jugé qu'il s'agissait d'une « photo de très mauvais goût », qui n'était « pas acceptable ». « Houria Bouteldja, je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'elle dit, mais c'est une militante antiraciste (...) Je considère Houria Bouteldja comme une camarade, parce qu'elle fait partie de ce mouvement-là. Et dans ce mouvement-là, on se bat sur la question de l'égalité », a insisté l'élue de Paris.

Alors que la France insoumise est exposée à la critique de complaisance avec le Parti des indigènes de la République (PIR) depuis des semaines, que la députée de Paris est accusée d’être elle-même complaisante avec le combat de l’auteur de Les Blancs, les Juifs, et nous, elle vient apporter une preuve matérielle à son dossier d’accusation.

Le PIR, fondé en 2005 par des « militants issus de l'immigration post-coloniale », est décrié par des associations antiracistes traditionnelles (notamment en 2015 par le Mrap), qui lui reprochent d'attiser la concurrence des mémoires.

En choisissant de soutenir des candidats aux opinions violemment anti-républicaines, Jean-Luc Mélenchon a pris le risque de la complaisance avec des idéologies nauséabondes.

Dans un texte paru sur son blog le 11 janvier 2015, Danièle Obono affirmait : « Je n'ai pas pleuré Charlie », mais qu’elle pleurait « Toutes les fois où des camarades ont défendu, mordicus, les caricatures racistes de Charlie Hebdo ou les propos de Caroline Fourest au nom de la « liberté d’expression » (des Blanc-he-s/dominant-e-s) ou de la laïcité « à la Française ». Mais se sont opportunément tu-e-s quand l’Etat s’est attaqué à Dieudonné, voire ont appelé et soutenu sa censure… »

Déjà en octobre dernier, interrogée sur l'opportunité qu'il y aurait à renvoyer un chauffeur de bus qui refuserait de prendre le volant à la suite d'une femme, la députée (LFI) de Paris avait appelé à la prudence avant de désigner des comportements « radicalisés », relevant que des comportements discriminatoires et notamment sexistes peuvent être le fait de quelqu'un de « religieux, ou pas croyant » :

 « Est-ce que je crois que quelqu'un qui refuse de conduire un bus après une femme doit être mis sur écoute, perquisitionné, mis en centre de rétention comme le proposaient y compris des députés de la droite ? non ! » ajoutant « Quelqu'un qui refuse ce que vous dites là, est-ce que c'est le signe d'une radicalisation ? (...) je ne sais pas (...) on peut être sexiste et religieux, ou pas croyant ».

Visiblement débordé sur son extrême-gauche, le tribun de l’élection présidentielle s’enferme dans son personnage et radote. Il semble même baisser les bras et fin octobre déclare :

« On est obligé de le constater : M. Macron s'en est d'ailleurs vanté dans son interview. Il a dit : 'J'y suis arrivé en cinq mois'. Bon, il y est arrivé. Pour l'instant, c'est lui qui a le point. Faut pas chercher à le cacher, parce que si on raconte des histoires, on n'est pas crédible ».
Jean-Luc Mélenchon a créé un monstre politique (La France Insoumise) dont il a perdu le contrôle. Ce n’est certainement pas en soutenant Danièle Obono ou Clémentin Autain, ou encore en nous resservant ses diatribes contre le drapeau européen qu’il reprendra la main.