vendredi 24 novembre 2017

Le Père Matrie

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Décidé à traquer les signes d'oppression patriarcale dans les moindres recoins du dictionnaire, le groupe Europe Ecologie-Les Verts au Conseil de Paris a proposé de rebaptiser les Journées du Patrimoine en "Journées du Matrimoine et du Patrimoine". Le but étant de revaloriser "l'héritage des femmes artistes et intellectuelles d'hier". Après la théorie du genre et l’écriture inclusive, nous assistons à un nouveau combat inutile des féministes de l’extrême gauche française. A quoi pourrait ressembler la langue française si on en arrivait à cette extrémité ?
Exemples au travers des étapes de la vie :
Les enfant.e.s continueront à naître dans une maternité (les hommes ne pouvant accoucher ce qui représente une inégalité à dénoncer), sous la responsabilité d’une sage-femme ou d’un sage-homme, et porteront  aussi bien du rose que du bleu qu’ils/elles soient filles ou garçons. Ils/Elles iront à la crèche. 
Les professeur.e.s des écoles maternelles et paternelles (qui ont remplacé nos instituteur.trice.s de notre enfance) veilleront à ce que leurs élèves jouent aux mêmes jeux sans distinction de genre.
A l’école primaire, l’éducation civique permettra à tou.te.s les enfant.e.s de devenir de futur.e.s citoyen.ne.s averti.e.s  et écairé.e.s, amoureux.reuses de leur Mère Patrie et de leur  Père Matrie. Ils/Elles devront apprendre l’hymne nationale :
« Aux armes, citoyen.ne.s !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !
« Allons ! Enfant.e.s de la Patrie et de la Matrie !
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé ! (Bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldat.e.s ?
Ils/Elles viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils/filles, vos compagne.gnon.s
Les professeur.e.s enseigneront aux collégien.ne.s la déclaration des droits de la femme et de l’homme et du citoyen.ne de 1789 :
« Les femme et les hommes naissent et demeurent libres et égaux.ales en droits.
« La Loi est l'expression de la volonté générale. Tou.te.s les Citoyen.ne.s ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentant.e.s, à sa formation. Elle doit être la même pour tou.te.s, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tou.te.s les Citoyen.ne.s étant égaux.ales à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.
« Nul.le femme ou homme ne peut être accusé.e, arrêté.e ni détenu.e que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux/Celles qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être puni.e.s ; mais tout.e citoyen.ne appelé.e ou saisi.e en vertu de la Loi doit obéir à l'instant: il/elle se rend coupable par la résistance.
« Tout.e femme ou homme étant présumé.e innocent.e jusqu'à ce qu'il/elle ait été déclaré.e coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.
Les lycéen.ne.s étudieront l’appel du 18 juin 1940 :
« Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officier.ère.s et les soldat.e.s français.es qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieur.e.s et les ouvrier.ère.s spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Tout au long de la scolarité, l’enseignement des institutions politiques sera assuré. Ainsi, les électeur.trice.s en  devenir connaitront le rôle et les fonctions assigné.e.s à un.e député.e, à un.e sénateur.trice, au/à la président.e de la République et au/à la premier/ère ministre. Femmes et hommes vivront ainsi dans un esprit fraternel et sororternel.
Ils/Elles fonderont alors une famille avec ou sans mariage et femellage. Le patrimoine et la matrimoine de chacun.e des époux/épouses seront régi.e.s par le régime matrimonial et patrimonial de leur choix. Les familles recomposées seront la règle avec des fratries et des sorortries de plus en plus complexes.
De ce débat je ne saurai rester neutre (comme le genre grammatical) et je pense, qu’alors que 219 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints ou ex-conjoints en 2016, la théorie du genre, la chasse à l’oppression patriarcale du « verbe », l’écriture inclusive cherchent à exclure plutôt qu’à unir.
Les hommes de ma génération (celle des enfants de la génération du baby-boom) ont su remiser le machisme paternel (pour preuve #balancetonporc concerne essentiellement la génération précédente). Alors les sociologues feront valoir que les femmes sont le plus souvent aux taches ménagères et les hommes au bricolage. C’est vrai. Mais de plus en plus d’hommes passent derrière les fourneaux et les allées des magasins de bricolage sont de plus en plus fréquenter par des femmes. De grands progrès sont encore à réaliser : l’égalité salariale, la sexualisation à outrance de l’image de la femme (pornographie, mépris du corps féminin dans les quartiers à dominante islamiste), contraception masculine (pilule pour les hommes), parité dans les organes dirigeants des entreprises. Parallèlement, les droits du père restent à renforcer lors des divorces ou séparations (garde partagée fondé en principe de la dissolution du couple), refus de la PMA pour les femmes non stérile qui poussent à la création d’une génération sans filiation paternelle. 
Quoiqu’il en soit, nous ne sommes plus dans une société patriarcale, pourquoi vouloir fonder une société où l’on veut émasculer la moitié de la civilisation occidentale ? Ces intellectuel.les d’extrême gauche qui paraissent avoir un problème avec le pénis (et avec le clitoris car je ne vois jamais de dénonciation de l’excision de leur part) portent un projet politique pour les uns, la fin de l’Occident, la connerie pour les autres.

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ® 

jeudi 23 novembre 2017

Actuellement, sur Méchant Réac !


« Si vous n’êtes pas en danger, vous pouvez retourner dans votre pays » 
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Mardi 21 novembre 2017
OUI, le président Emmanuel MACRON a d’une part eu raison de répondre ainsi à cette jeune femme et d’autre part, il a raison de distinguer entre migrant économique et migrant politique. Pour aller plus loin, quand reconnaitrons-nous que la France a le droit de choisir son immigration. Lire la suite


« T’es blanc, t’es raciste, t’es pas blanc, t’es racisé » : le communautarisme n’est rien d’autre qu’un racisme antiblanc. Il faut l’interdire !

Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Mardi 21 novembre 2017. Lire la suite

Charlie Hebdo contre Médiapart
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Dimanche 19 novembre 2017
Faut-il accusé quelqu’un de viol pour s’apercevoir qu’il est dangereux ?
Car Tariq Ramadan, intellectuel universitaire reconnu mondialement, était déjà pour nombre d’intellectuels de droite ou d’intellectuels musulmans, le visage « politiquement correct » de l’islam politique et de ses partisans (notamment les « Frères musulmans », organisation religieuse et terroriste, fondée par le grand-père de Tariq Ramadan). Lire la suite


Raqqa : un accord international a permis l'exfiltration des jihadistes (l'enquête de la BBC en version française)
Par Quentin Sommerville et Riam Dalati pourB.B.C. – Traduction par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Jeudi 16 novembre 2017 Lire la suite


Google peut-il nous rendre immortel ?
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Lundi 13 novembre 2017
Car, plus qu'à la guérison des maladies, c'est à la longévité et à l'immortalité que le patron de Google s'intéresse depuis longtemps. Lire la suite

Avec la France Insoumise, le "PIR" est à venir !
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Jeudi 9 novembre 2017
Dimanche 5 novembre, la députée L.F.I. Danièle Obono a pris la défense de la porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR), Houria Bouteldja, parfois accusée par ses adversaires de favoriser l'antisémitise… Lire la suite

Les dérives de l'affaire Weinstein : D’un harcèlement à l‘autre
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Samedi 4 novembre 2017
L’Occident, ayant perdu ses valeurs et le sens de la proportionnalité, confond tout, mélange tout, oublie tout.

Péril sécuritaire : le match des Ultras
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Jeudi 2 novembre 2017 Lire la suite





Lettre ouverte aux fossoyeurs de l'émancipation féminine
Par Zohra Bitan pour Le FigaroVox publié le Mercredi 15 novembre 2017 (Lire la suite)

Charlie à nouveau menacé
Par Céline Pina, le 11 novembre pour CelinePina.fr (Lire la suite)

Prêts pour l'Afrique d'aujourd'hui ?
Pour l’Institut Montaigne, www.institutmontaigne.org - www.desideespourdemain.fr (Lire la suite)
Lorsqu'enfin le cave se rebiffe
Par Gilles-William Goldnadel pour Valeurs Actuelles publié le Lundi 13 novembre 2017 (Lire la suite)

La fin du Parlement?
Par Julien Aubert le 8 novembre 2017 pour Maxime Tandonnet  (Lire la suite)

Une croix catholique : voilà le danger !
Par Guillaume Peltier, le 4 novembre 2017 (Lire la suite)
Islamisme : voulons-nous vraiment gagner la guerre de 30 ans qui commence ?
Par Gilles Platret, publié le 17/08/2016 dans le FIGAROVOX/ANALYSE (Lire la suite)

Mélenchon, Corbière, Filoche et Co veulent nous infliger le communisme… Moi, je ne veux plus vivre ça !
Par Nicolas Lecaussin, le 6 novembre 2017 pour l’IREF (Lire la suite)

Prières de rue à Clichy : lettre ouverte au ministre de l'Intérieur
Par Céline Pina, le 11 novembre pour Viv(r)e la République (Lire la suite)

Mais où est vraiment le scandale des « Paradise Papers » ?
Par Jean-Philippe Delsol, le 8 novembre 2017 pour l’IREF (Lire le suite)

Des Français de Daech ont continué à percevoir des alloc. (Lire la suite)
Éric Ciotti veut lancer « un grand plan de reconquête des quartiers »
Sur le site Eric-Ciotti.com, le 2 novembre 2017 (Lire la suite)

Abnousse Shalmani : la langue non "sexuée" pour lutter contre le sexisme ?
Sur le site Viv(r)e la République, le 1e novembre 2017 (Lire la suite)






Affaire Nicolas Douchez : que s'est-il réellement passé ?
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Mardi 31 octobre 2017 Lire la suite

Stop à la dictature des pétrodollars islamistes
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Lundi 30 octobre 2017 Lire la suite

Ma France ne se soumettra pas à la France Insoumise
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Jeudi 26 octobre 2017 Lire la suite

Pourquoi Caroline FIAT, députée L.F.I. a-t-elle déclarée qu'elle était "sans emploi" ?
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Mardi 24 octobre 2017 Lire la suite

Les associations de maires : une pompe à fric ?
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Jeudi 19 octobre 2017 Lire la suite
HATVP : la belle déclaration de Cédric VILLANI, député de l'Essonne
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Dimanche 22 octobre 2017 Lire la suite

Publication des déclarations d’intérêts et d’activités des députés
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Vendredi 20 octobre 2017 Lire la suite

Bataille de Solférino : où sont les donneurs de leçons socialistes ?
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Jeudi 19 octobre 2017 Lire la suite

L’Ecole républicaine est un échec
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Mercredi 18 octobre 2017 Lire la suite

Pour reconstruire la droite républicaine, il faut une « révolution culturelle »
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Mercredi 18 octobre 2017 Lire la suite

mercredi 22 novembre 2017

« Si vous n’êtes pas en danger, vous pouvez retourner dans votre pays » : Emmanuel Macron a raison 

PROGRAMME DE L'EMISSION

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®

10H05 « A LA UNE DES GG » : Une petite phrase de plus ... Macron est-il trop cash ?

         En visite aux Restos du cœur le 21 novembre, Emmanuel Macron en a profité pour glisser quelques mots sur les personnes en situation irrégulière dans le pays à une jeune femme qui l’interpellait. « Si vous n’êtes pas en danger, il faut retourner dans votre pays », lui a expliqué Emmanuel Macron avant d’ajouter : « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde (...) Je ne peux pas donner des papiers à tous les gens qui n'en ont pas ».

·          DEBAT TWITTER – RMC.FR – « Si vous n’êtes pas en danger, vous pouvez retourner dans votre pays » : Macron a-t-il raison ?
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OUI, le président Emmanuel MACRON a d’une part eu raison de répondre ainsi à cette jeune femme et d’autre part, il a raison de distinguer entre migrant économique et migrant politique. Pour aller plus loin, quand reconnaitrons-nous que la France a le droit de choisir son immigration.

On a longtemps reproché aux hommes politiques leur langue de bois. Enfin, sur le modèle de Nicolas Sarkozy, nous avons un président qui dit ce qu’il pense et qu’il fait ce qu’il a dit.

Il faut distinguer en fonction des raisons de ces migrations :

Migrants pour des raisons économiques, qui doivent être reconduits au-delà des frontières de l’Europe Schengen, suivant la législation relative aux clandestins. Car la place des clandestins n'est pas dans les camps de réfugiés mais dans les charters !

Migrants pour des raisons politiques, les « réfugiés politiques » à qui la France doit le droit d’asile. C'est la tradition et l'honneur de la France.

Migrants pour des raisons de guerre, les « exilés pour faits de guerre », qu’il faut accueillir provisoirement dans des centres adaptés dans l’attente de les renvoyer chez eux une fois la situation apaisée (femmes, vieillards, handicapés et enfants uniquement - les hommes doivent combattre pour leur liberté !).

A défaut de réaliser cette distinction, nous finirons par ne plus pouvoir accueillir qui que ce soit et offrir l’asile, notamment des migrants politiques.

Trop souvent, le débat sur l’immigration est interdit avant même d’avoir commencé, enfermé qu’il est dans le conformisme de ceux qui se contentent de répéter des slogans ; cadenassé par l’immobilisme de ceux qui se complaisent dans les postures et les impostures ; verrouillé par le juridisme de ceux qui ont abdiqué toute volonté politique ; piégé par le moralisme de ceux qui jouent les censeurs et les professeurs de vertu.

Je veux dénoncer les deux idéologies qui dominent encore le « non-débat » sur l’immigration.

L’idéologie de la fermeture totale, d’abord, qui n’a pas de sens. Refuser toute mobilité, toute circulation des personnes, toute possibilité de migration, ce serait méconnaître l’histoire de notre pays ouvert sur le grand large. Plaider pour « l’immigration zéro », c’est-à-dire l’interdiction totale de l’installation de tout étranger partout en France serait aussi nier la réalité de la mondialisation.

Mais l’idéologie de l’ouverture totale est tout aussi absurde et plus dangereuse : l’immigrationnisme. Les immigrationnistes pensent que l’immigration est, en soi, une chance pour la France. Et puisque pour ces dévots l’immigration est toujours positive, puisqu’elle est, à leurs yeux, non seulement inéluctable mais souhaitable, puisqu’elle va dans le sens de l’histoire, il est littéralement impensable selon eux de ne pas l’accepter comme un progrès. La politique doit dès lors reculer, car il n’y a pas de place pour la délibération et la décision, il n’y a pas de place pour le choix : il faut et il suffit selon eux d’applaudir au spectacle de la Providence qui peu à peu gomme la frontière, efface la distinction du national et de l’étranger.

L’immigrationnisme est un angélisme qui voue aux gémonies toute interrogation, toute préoccupation, toute réflexion et donc toute possibilité d’action sur les flux d’immigration. Si l’immigration est en soi un bien, vouloir l’organiser, la maîtriser, la réguler serait déjà un mal.  Et vouloir la réduire serait un mal absolu, renvoyé devant le tribunal de la pensée incorrecte.

Les immigrationnistes, eux, ont les mains propres, parce qu’ils n’ont pas de mains. Il faut rompre avec cette idéologie immigrationniste pour adopter une approche plus réfléchie, plus rationnelle, plus responsable, plus réaliste et in fine sans doute plus humaine, conforme à l’intérêt national.

La sécurité nationale est menacée : le terrorisme islamiste cible notre pays, qui n’est pas à l’abri des désordres du monde, et le sentiment national est devenu très incertain. Les revendications et les pratiques communautaristes s’affirment. Des quartiers entiers, livrés à des chefs de clan, dérivent en marge de la République. La communauté nationale s’interroge sur elle-même et, plus encore, sur les institutions politiques qui dirigent l’État.

Bien sûr, de ce malaise national, l’immigration massive n’est pas la seule responsable. Mais ce qui est irresponsable, c’est de penser que l’immigration doit encore augmenter, alors même que la communauté nationale est fragilisée, alors même que le marché du travail, les finances publiques, le système éducatif et l’ascenseur social sont bloqués.

Ce qui est irresponsable, c’est de ne pas voir que les immigrés eux-mêmes sont aussi les victimes de l’immigrationnisme. Je pense à ces hommes, ces femmes, ces adolescents, ces enfants venus du Sud, qui fuient la misère et parfois la tyrannie, espérant trouver en Europe des conditions de vie meilleure. Ils sont trop souvent les proies de nouveaux trafiquants d’esclaves, qui font l’indigne commerce de la vie des migrants. Endeuillée par les noyades, la Méditerranée pleure des larmes de sang.

Et parmi les migrants qui parviennent à rejoindre la France, combien y trouveront vraiment une vie meilleure ? Combien s’entasseront dans des logements insalubres, victimes des marchands de sommeil ? Combien seront relégués dans des quartiers-ghettos, privés d’avenir ? Combien rejoindront les rangs des chômeurs faute de maîtriser la langue française ou faute d’une formation ? Combien se verront refuser l’accès au marché du travail légal et seront condamnés à vivre de l’assistance sociale ou de petits trafics ? Combien s’enfermeront dans le communautarisme et le ressentiment contre un pays, le nôtre, qui n’est pas le leur ?

Voilà la réalité ! Voilà l’impasse tragique où conduit la fausse générosité des immigrationnistes !

Partout, les préoccupations montent. Partout, l’exaspération gronde, dans tous les territoires de France, dans tous les départements.

Nous n’avons pas à nous excuser d’être ce que nous sommes. Nous pouvons en être fiers. Nous sommes les héritiers d’une histoire millénaire, une histoire à apprendre et à aimer, celle du sacre de Reims comme celle de la fête de la Fédération, celle des rêves d’empire lointain comme celle des petits bonheurs quotidiens.

Nous sommes les dépositaires d’un art de vivre, d’une langue et, au fond, d’une certaine idée de la civilisation. Nous sommes un État-nation, qui participe à l’Union européenne, bien sûr, et qui entend en demeurer un acteur majeur, mais qui veut aussi rester un État indépendant et souverain. Nous sommes une démocratie, qui doit agir au nom du peuple français. Nous sommes un État de droit, qui a pour règle de respecter et de faire respecter ses lois. Nous sommes une République, qui veut décider pour elle-même et n’abandonne pas le projet du bien commun.

Car si la France est toujours un État-nation, si la France est toujours une démocratie, si la France est toujours un État de droit, si la France est toujours une République, alors la France a le droit de choisir qui elle souhaite accueillir sur son territoire. La France a le droit de refuser qui elle ne souhaite pas accueillir sur son territoire. La France a le droit de définir et de mettre en œuvre une politique volontariste, active, courageuse, déterminée de diminution de l’immigration, conforme à l’intérêt national, c’est-à-dire à l’intérêt des Français.