mardi 31 octobre 2017

Méchant Réac a sélectionné les méchantes humeurs du 31/10

« Cachez cette croix que je ne saurais voir ! »



La croix de Ploërmel


Affaire Nicolas Douchez : que s'est-il réellement passé ?

Le 26 octobre, le Parisien révélait que « l’ex-gardien de but du PSG, Nicolas Douchez, 37 ans, aujourd’hui au RC Lens, a été placé en garde à vue jeudi au commissariat du XVIIe arrondissement de Paris. » Le quotidien précise, sans aucune réserve :

"Les policiers ont trouvé la compagne de Nicolas Douchez, nue, en sang, le corps couvert d’hématomes, pleurant, hurlant, au milieu de son appartement dévasté."

"Il a massacré sa compagne, note une source proche du dossier. Il l’a saisie par les cheveux et lui a cogné la tête sur le mur et le sol".

"L’état de l’appartement donne un aperçu des violences, poursuit cette source. Boiseries cassées, miroir brisé, tiroirs détruits, tabouret renversé, débris de verre et vaisselle brisée sur le sol, traces de sang sur les murs et par terre".

"Il devrait raccrocher les crampons et les poings », peste furieux un commissaire de police au ministère de l’Intérieur qui suit le dossier."

Toute la presse se précipitent sur ce fait divers et reprennent mot pour mot l’article du Parisien (Ouest-France, L’Equipe, La Dépêche, Sud-Ouest…) relayée par les radios (notamment Europe 1) et les chaines d’informations en continue (BFM entre autres).

Des débats s’improvisent et on s’horrifie du message laconique du RC Lens qui ne prend pas de sanction contre son gardien.

Le journal GALA va même encore plus loin. Sur son site, le journal à scandale se livre à une technique bien connue des gestionnaires de site internet. Après avoir rappelé les faits, l’auteur de l’article fait un retour sur les activités du gardien de but, ce qui permet de nommer des personnalités du show-biz et de multiplier les liens.

A noter que seul le Dauphiné utilise systématiquement le conditionnel dans sa restitution de faits et respecte la présomption d’innocence en caractérisant Nicolas Douchez de « suspect ».

DEUX JOURS PLUS TARD...

L'enquête préliminaire ne confirme pas les faits rapportés. Lors d’une conférence de presse, l’avocat du joueur, Maitre Caroline TOBY assure qu’il «  y a eu des constatations policières, une enquête et une confrontation à l’issue desquelles aucune blessure, aucune trace de sang, aucun coup n’a été constaté ».

La victime, âgée de 27 ans, qui se plaignait de douleurs à la tête et présentait des abrasions aux genoux, a refusé les soins proposés et n’a pas souhaité faire évaluer ses blessures par l’unité médico-judiciaire. Selon Europe 1, les traces de sang dans l’appartement seraient principalement celles du sportif, qui se serait blessé en cassant du mobilier – notamment du verre.

LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES NE DOIT PAS ETRE INSTRUMETALISEE

Les femmes sont les premières victimes des violences au sein des couples : 123 femmes ont été tuées par leur compagnon, ex-compagnon ou amant en 2016, soit une tous les trois jours, tandis que 34 décès d’hommes étaient recensés, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.
Des questions se pose :
1° Le journaliste du Parisien qui a sorti l’affaire a-t-il vérifié ses informations ?
2° Les sources étaient-elles fiables ?
3° Sont-elles proche de l’enquête comme il est précisé ? Si oui, comment engager sa responsabilité ?

En privilégiant le sensationnel à l’investigation, on jette le nom d’un homme à la vindicte populaire. A une époque où le silence tue, tous les trois jours, une femme, dans son foyer, sous les coups de son conjoint, une telle affaire risque de décrédibiliser la parole de la victime.
Si l’instruction du dossier révèle la véracité des faits, Nicolas Douchez doit être condamné avec la plus grande sévérité.
Dans le cas contraire, le rédacteur en chef du ou des journaux ayant rapporté ces faits sans prudence suffisante doivent sanctionner e journaliste concerné. La responsabilité du rédacteur en chef doit être recherchée. Les services d’inspection doivent être saisies (notamment l’IPGN dite « la police des police ») pour identifier l’origine des fuites et les motivations qui ont conduit l’auteur de ses confidences.

lundi 30 octobre 2017

Stop à la dictature des pétrodollars islamistes

Dans un excellent et terrifiant article paru dans le Figaro du 24 Octobre intitulé « Ces Français juifs qui fuient la violence des banlieues », Stéphane Kovacs nous rapporte pourquoi certaines familles, essentiellement franciliennes sont obligées de quitter leurs quartiers pour vivre dans des endroits où elles se sentent plus en sécurité.

Prises sous la poussée de l'islam politique et de la complaisance de nos dirigeants pour les pétrodollars des monarchies du Golfe, nous assistons au retour d'actes antisémites de plus en plus courants et banalisés en France.

Là dictature latente des capitaux islamistes finira par asservir l’ensemble de nos démocraties.

Souvenons nous des vers de Martin Niemöller

Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester




dimanche 29 octobre 2017

Le coup de gueule de François Pupponi

La sentence est donc tombée. Je viens d’être condamné par le Tribunal correctionnel de Paris pour avoir diffamé M. Nabil Koskossi.

Ce dernier est le responsable du collectif qui a voulu organiser le 20 juillet 2014 une manifestation pro-palestinienne à Sarcelles, manifestation qui a été interdite par la Préfecture du Val-d’Oise.

Confronté à cette interdiction, M. Nabil Koskossi se faisant le porte-parole du collectif a invité les personnes qui le souhaitaient à se regrouper non loin de la gare de Garges-Sarcelles afin d’obtenir des informations sur la situation, regroupement qui s’est terminé par les cris de « mort aux juifs », « on va vous brûler », par une tentative d’incendie de la synagogue de Sarcelles et par la destruction de commerces exploités par des membres de la communauté juive (et un commerce exploité par un membre de la communauté assyro-chaldéenne).

Depuis cette triste journée de juillet 2014, je n’ai de cesse de dénoncer ces faits et d’essayer d’obtenir la condamnation de leurs auteurs pour qu’ils puissent rendre des comptes.

Dans un premier temps, le Parquet de Pontoise a classé sans suite la plainte de la ville de Sarcelles, aux motifs que celle-ci n’avait aucun intérêt à agir !

Une plainte avec constitution de partie civile a fait l’objet d’un non-lieu, qui vient d’entraîner un pourvoi en cassation.

M. Koskossi, se considérant diffamé par mes déclarations, a porté l’affaire devant le Tribunal et il vient d'avoir gain de cause.

Bien entendu, je fais appel de cette décision.

M. Koskossi vient de déclarer qu'il était heureux de cette décision, je le comprends et il a raison.

Quant à moi, je suis malheureux pour mon pays, malheureux et en colère.

Je prends acte de ces deux décisions de justice que je conteste, au demeurant, dans le cadre des voies légales qui restent ouvertes.

Mais je vais continuer en silence à me battre contre tous les réseaux qui, avec méthode, sapent les valeurs de la République dans nos quartiers.

Jamais je n’accepterai que dans mon pays, celui des Droits de l’Homme, mais aussi celui de la Rafle du Vel'd’Hiv, on puisse impunément crier « mort aux juifs », que l’on puisse essayer de brûler une synagogue, et que l’on brûle un commerce car celui qui l’exploite est juif.

Ma pensée à cet instant va à deux femmes, Eva Sandler, qui a perdu à Toulouse son mari et ses deux enfants et Yaël Cohen, à qui je suis allé un soir annoncer que son fils Johan avait été tué à l’hyper-casher de la porte de Vincennes.

Ces deux femmes sont devenues des amies.

Pour moi l’antisémitisme, ce sont des visages. Le visage des victimes, de leurs proches, mais aussi les visages des assassins, et de ceux qui attisent la haine.

Eva Sandler et Yaël Cohen ont toutes les deux quitté la France car elles considéraient que leur pays n’avait pas su protéger leurs enfants et pour Eva, son mari. Qu’ils avaient été tués en France parce que juifs.

Toutes les deux sont parties vivre en Israël car elles ne croyaient plus à notre pays et je les comprends.

Quand à moi j y crois toujours. Mais un peu moins chaque jours et encore moins aujourd'hui.

Vive la République et Vive la France !

jeudi 26 octobre 2017

Ma France ne se soumettra pas à la France Insoumise

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®
Pendant que le président Macron passe au rouleau compresseur l’ensemble des mesures de son programme, la seule opposition qui se dresse (sous le regard bienveillant du locataire de l’Elysée, car tout parti unique doit avoir son opposition de façade) est celle de la France Insoumise. Le parti socialiste est en voie de désintégration et la droite ne cesse de se recomposer sous la multitude des égos et des ambitions personnelles.
Si mes « amis » de droite voulaient bien cesser leurs conneries, ils pourraient combattre utilement le marteau-piqueur tenu par Jean-Luc Mélenchon. Mais pour ça il faudrait des idées et pas simplement des postures. Contre les provocations des mélenchonistes il n’y que des invectives alors qu’il faudrait des explications et de l’information (et pas de la « com’ » comme a pu le faire Laurent Wauquiez lors de son décevant discours d’hier à Mandelieu-la-Napoule).

A croire que personne ne se rend compte du danger représenté par le mouvement d’extrême-gauche de Jean-Luc Mélenchon ?


« Qui ne réfléchit pas et méprise l’ennemi sera vaincu. » Sun Tzu, L’art de la guerre
Depuis plus de 2000 ans un impératif se dessine, porté par de grands stratèges et un galiléen :  Honore ton ennemi. Car face à une opposition, la tentation de mépriser son adversaire vient vite. Quand on n’a pas de doute sur la conduite à tenir et sa justesse, alors l’adversaire devient celui qui n’a rien compris. L’opposant est celui qui se trompe lourdement.
Or la pensée mélenchoniste est cadrée, structurée et l’argumentation affinée.
Retour sur quatre mois de provocations L.F.I.
Contre les Chrétiens : LA PRESENCE DU DRAPEAU EUROPEEN A L’ASSEMBLEE NATIONALE
C’est Jean-Luc Mélenchon qui a lancé l’offensive. Le 20 juin, le député fraîchement élu de la France Insoumise découvre un drapeau européen dans l’hémicycle. A la vue de l’objet, il s’exclame : « Franchement, on est obligé de supporter ça ? C’est la République française ici, pas la Vierge Marie. »
Depuis, les élus de la France Insoumise multiplient les attaques contre le symbole de l’Union européenne. Plusieurs amendements sont déposés pendant les débats sur le règlement de l’Assemblée pour interdire la présence du drapeau de l’Union européenne dans l’hémicycle. Mercredi 11 octobre, le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière a mis en avant l'origine symbolique du drapeau. "Son créateur, monsieur Arsène Heitz, l’a toujours assumé : c’est un symbole religieux", a-t-il lancé, provocant des exclamations sur les bancs des groupes LREM et Modem. Il a ajouté :
« La symbolique du fond bleu et les douze étoiles sont directement inspirées de la médaille pieuse dédiée à la Vierge Marie que monsieur Heitz portait autour du cou, médaille qui provenait de la chapelle Notre-Dame de la médaille miraculeuse. Ce drapeau est un symbole marital [marial en fait, NDLR], qui a été volontairement adopté le 8 décembre 1955, jour de l’Immaculée Conception. »
On s’insurge, on vocifère, mais la culture générale de notre Assemblée nationale est si faible qu’on n’oublie d’expliquer pourquoi les mélenchonistes n’ont pas tout à fait raison !
Car, quand, en 1950, le Conseil de l'Europe se met en tête d'avoir un symbole pour le représenter, il met la barre haute : il faudra traduire « les valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun des peuples qui le composent ». Après avoir refusé plusieurs projets, la commission chargée de cette mission retient celui d'un fonctionnaire du Conseil, discret et artiste. Arsène Heitz conçoit un drapeau bleu sur lequel se détachent douze étoiles, pointes hautes, formant un cercle. Les membres du Conseil de l'Europe apprécient ce ciel sans nuage et se reconnaissent dans la symbolique des douze étoiles, rappelant la perfection, la plénitude et l'unité.
Mais, en 1989, dans la revue catholique Magnificat, Arsène Heitz confessait s'être largement inspiré de la médaille qu'il portait autour de son cou, celle des fidèles de la chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse et sur laquelle figure la vierge Marie couronnée d'un cercle d'étoiles. " [Je suis] très fier que le drapeau de l'Europe soit celui de Notre-Dame", disait ainsi Arsène Heitz, admettant s'être également inspiré de la couronne aux 12 étoiles de Marie décrite dans l'Apocalypse selon Saint-Jean.
Quant au Conseil de l'Europe, il signe effectivement le texte portant adoption du drapeau le… 8 décembre 1955, jour de la fête de l'Immaculée Conception. Jean-Luc Mélenchon a donc bien raison de voir à travers lui, un visage discret de Marie.
Mais si le drapeau européen trouve son origine dans une esthétique chrétienne, il n'est pas pour autant un symbole religieux, ou un "emblème européen confessionnel", comme l'a décrit le leader de L.F.O. L'esthétique est peut-être d'inspiration chrétienne, la symbolique ne l'est nullement. Mieux, elle a même été délibérément rejetée par le Conseil de l’Europe. L'inspiration d'Arsène Heitz ne saurait donc, à elle seule, conférer au drapeau européen une portée religieuse.
Officiellement, c’est clairement non : « les étoiles symbolisent les idéaux d’unité, de solidarité et d’harmonie entre les peuples d’Europe », est-il précisé sur le site officiel de l’UE. Leur nombre n’est pas lié au nombre d’Etats membres. Quant au cercle, c’est également un « symbole d’unité. »

Si la simple symbolique utilisée par un drapeau suffisait à le rejeter, alors la France Insoumise doit aller jusqu’au bout du raisonnement et rejeter le drapeau français pour non-respect de la laïcité. En effet, sous la royauté, le rouge a été l'étendard de Saint-Denis. Le blanc renvoie à la royauté de droit divin…
Contre les Juifs : LA TORAH ET LA VIOLENCE POLITIQUE
« Je veux revenir sur cette notion d’« idées ou théories », mais s’agissant des lieux de culte dans leur ensemble, et pas seulement des mosquées – car on le voit ici encore : sous les termes généraux, c’est en réalité une seule religion qui est visée. Si l’on s’intéresse donc à l’ensemble des lieux de culte, on pourra trouver des idées ou théories très violentes dans n’importe quelle religion.
Laissez-moi à ce propos vous citer un extrait, à charge pour vous de me dire s’il pourrait conduire à la fermeture du lieu de culte où il serait prononcé : « Maintenant, va les attaquer et voue-les moi en les exterminant totalement avec tout ce qui leur appartient. Sois sans pitié et fais périr hommes et femmes, enfants et bébés, bœufs, moutons, chèvres, chameaux et ânes. »
Ce passage est tiré de l’Ancien Testament. Un prêtre qui viendrait à le citer dans une église inciterait donc, si l’on vous suit, à une forme de radicalisation, ou appellerait à la terreur et au meurtre. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LR.) »
La députée y a vu une injustice, soulignant que les mosquées ne pouvaient être les seuls lieux à surveiller (bien que le projet de loi ne cible pas spécifiquement les mosquées). « Si on ouvre un livre de n'importe quelle religion, on peut trouver des idées et théories extrêmement violentes », a-t-elle fait valoir. « J'imagine que n'importe quel prêtre officiant d'une église [...] favoriserait là une forme de radicalisation », a-t-elle ajouté, après avoir cité le passage religieux sur l'appel biblique au massacre. Pour mémoire, les livres de Samuel ne relèvent pas que de la religion chrétienne, mais font aussi partie de la Torah et sont donc dans les synagogues.
Les bancs du groupe L.R. s’exclament nous rapporte le compte-rendu de séance. C’est la moindre des choses ! Mais Derrière, où est l’effort d’explication ? Oui, tous les textes religieux comportent des « idées et théories extrêmement violentes ». Mais ils sont le fruit d’une histoire et de « livres sacrés » rédigés par des Hommes, interprétés par des Hommes, pour des Hommes. Jean-Luc Mélenchon lui-même n’hésite pas à avoir recours à la violence.
En attendant, les terroristes tuent au nom de l’Islam, et les violences de rues lors des manifestations sont le fait de mouvements d’extrême-gauche.
Contre la France : « NIQUE LA FRANCE »
Pour comprendre la polémique, il faut remonter à 2012. Danièle Obono (encore elle), ancienne membre de la direction du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) qui a rejoint le Front de gauche, signe à l’époque une pétition de soutien au rappeur Saïdou, du groupe ZEP (Zone d’Expression Populaire) et au sociologue Saïd Bouamama, lancée par Les Inrock. "Les deux hommes sont à l’époque mis en examen (puis relaxés) pour « injure publique » et « incitation à la haine raciale » après la diffusion du clip « Nique la France », qu’ils ont co-écrit :
« Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes
« Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes »
Lors d’une émission des Grandes gueules, Danièle Obono est interrogée sur cette pétition. "En tant que députée, êtes-vous fière d'avoir signé ?", lui demande-t-on. Ce à quoi elle répond : "Pour défendre la liberté d’expression de ces artistes, oui. Parce que ça fait partie des libertés fondamentales". "Vous pouvez dire "vive la France" ?" lui demande alors un journaliste de l’émission. Réponse de l’intéressée : "Je peux dire ‘vive la France’, mais pourquoi, en soi ? Je ne me lève pas le matin en disant ‘Vive la France’ […] "Vous voulez que je me mette au garde-à-vous et que je chante la Marseillaise ?". "Vous signez plus facilement ‘nique la France’ que vous ne dites ‘vive la France’", commente alors un chroniqueur. Il n’en fallait pas moins pour susciter une pluie de réactions indignées.
La liberté d'expression c'est aussi accepter parfois des formes de pensées archaïques, caricaturales voire proche du nauséabond. Si Ferré pouvait « baiser la Marseillaise » et Renaud « tringler la République », le chanteur de ZEP peut bien « niquer la France ».
Or, si la liberté d'expression ne dépend pas de l'intelligence du propos ni du bon goût, le fait d'appartenir à la représentation nationale exige en revanche un minimum de tenue et de cohérence (sic Céline Pina). Au moment de son intervention aux Grandes Gueules, Danièle Obono était députée de la République. La différence est là. Ce qui est acceptable pour des artistes, pour des citoyens non élus, ne l’est pas pour les élus qui ne sont pas les porte-drapeaux de leurs expressions mais des représentants de leur pays.
Contre les Français : « LA FACON DONT EST CONSTRUIT LE PEUPLE »
Pour Jean-Luc Mélenchon, la démocratie c’est à la fois les élections et les manifestations, les urnes et la rue. La France Insoumise ce n’est pas du marxisme, c’est du mitterrandisme version Congrès d’Epinay (1971). Il est important de bien comprendre la nuance.
D’ailleurs, Chantal Mouffe, la théoricienne qui influence Jean-Luc Mélenchon, l’explique clairement dans le Figaro Vox du 11 avril dernier :

« Selon moi, la politique consiste toujours à définir la frontière entre un « nous » et un « eux ». Cette frontière peut être construite de manière très différente. Pour les marxistes par exemple, la frontière se situe entre « le prolétariat » et « la bourgeoisie ». Pour les populistes, elle se situe entre « ceux d'en bas » et « ceux d'en haut », entre « le peuple » et « l'establishment ».

« (…) si la gauche veut récupérer la démocratie, elle doit développer un populisme de gauche. »

« La différence fondamentale entre populisme de gauche et populisme de droite est la façon dont est construit le peuple. »

« La façon dont est construit le peuple », tout est dit. L’assimilation est le processus de transformation culturelle que subissent les groupes sociaux minoritaires, au contact du groupe majoritaire. Le sens que prend globalement le terme aujourd’hui est l’adoption progressive par les individus d’un groupe minoritaire des traits culturels du groupe majoritaire qui les « accueille » jusqu’à la progressive disparition de tous traits culturels initiaux.

Mais nos islamo-gaucho-bobos veulent une nouvelle société où l’immigré aura les mêmes droits que l’autochtone qui, lui, devra s’adapter aux particularismes, sociaux et culturels, de tout nouvel arrivant. Sinon, attention, il y aura discrimination, voire racisme ! Nos petits français en devenir, d’origines diverses, n’apprendront plus l’histoire de France mais une histoire réadaptée à leurs tempos. Plus question d’héritage collectif, un simple socle commun à minima, suffira. On aura alors des citoyens n’ayant aucun sens patriotique. L’ex-ministre de l’Intérieur, Manuel Valls avait d’ailleurs supprimé le terme d’intégration par décret du 12 juillet 2013 en vue de la réorganisation de la gestion des flux migratoires. Et le terme de Secrétariat général à l’immigration et à l’intégration a été remplacé par la « Direction des étrangers en France ». Nos internationalistes de tous poils en avaient rêvé …


Que toutes les cultures puissent être intéressantes c’est incontestable, mais la culture étant l’élément fondateur d’une nation, d’une civilisation, il est dangereux de faire côtoyer en apprentissage plusieurs cultures sur un même territoire. Le multiculturalisme est un leurre car l’histoire est là pour nous le rappeler : à chaque fois qu’un peuple accueilli était suffisant en nombre, il imposait sa culture. Et si, en plus, le pays d’accueil ne protège pas et ne valorise pas sa propre culture, c’est autant de signaux envoyés pour que les derniers arrivants puissent penser qu’ils ont le droit d’exiger l’application, dans tout l’espace public, de leurs coutumes, leurs mœurs, leurs cultures, pour à la finale provoquer la chute de la Nation.

La spécificité de la France, contrairement à la tradition des pays anglo-saxon, a toujours été d’être assimilatrice et jusqu’à ce jour personne ne peut s’en plaindre : cela nous a évité bien des tensions communautaires et a plutôt bien marché pour l’intégration républicaine … tant que nous n’avions pas baissé la garde. La diversité peut être enrichissante tant que le pays d’accueil garde sa culture historique, conceptrice de la Nation et si cette culture demeure coutumière et valorisante.

« Une culture ne meurt que de sa propre faiblesse » disait André Malraux.

mercredi 25 octobre 2017

Contre la droite la plus grotesque du monde ! Il y a urgence


Le bureau politique du mouvement Les républicains a décidé d'exclure les "Constructifs" sur le fonds mais dans la forme (le quorum n'étant pas respectée), rien ne change !

Pire, Bernard Accoyer, le secrétaire du bureau, n'a soulevé la question du quorum qu'après le vote. Il aurait été préférable de constater l'absence de quorum avant le vote.

Nous redonnons la même image qu'après mai 2012 avec l'épisode Copé-Fillon.

Peu à peu, la droite disparaît faute de leader, faute d'idées.

Il y a un an, à la même époque, on vivait le triomphe à venir du candidat issue des primaires de la Droite et du Centre à l'élection présidentielle future.

Il faut absolument que la droite républicaine se reprenne en définissant un programme clair et efficace, et constitue une équipe de direction resserrée autour, non pas d'un homme providentiel, mais d'un personnage représentant l'intérêt général et le service de l'Etat.

Cet homme existe. Je ne le citerai pas pour ne pas le mettre mal à l'aise et parce que ces fonctions actuelles ne lui permettent pas de prises de positions publiques. Je lui adresse cet article en privé: il y a urgence !

mardi 24 octobre 2017

HATVP: Pourquoi Caroline FIAT, députée France Insoumise de Meurthe-et-Moselle a-t-elle déclarée qu'elle était "sans emploi" ?


Méchant Réac !® n'en finit pas d'éplucher les déclarations d'intérêts et d'activités de nos députés.

Dans sa déclaration auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, Caroline FIAT, nouvelle députée de la "France Insoumise" pour la 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle note dans la rubrique relative aux "activités professionnelles ayant donné lieu à rémunération ou gratification exercées à la date de l’élection ou de la nomination ou au cours des cinq années précédant la déclaration", la mention : Sans activité de août 2015 à juin 2017.

Cependant, le 28 juin dernier, sur le site professionnel Espaceinfirmier.fr, un article intitulé "IDE et AS, leurs premiers pas de député", un paragraphe concernant Caroline FIAT précise:
C’est la première aide-soignante à entrer dans l’hémicycle. Aide-soignante de nuit, en vacation dans les Ehpad privés de la région, Caroline Fiat a arrêté son activité, en avril, pour mener campagne. Un engagement qui lui a demandé un effort financier, rendu possible par un complément de Pôle Emploi. Si son élection l’a « contrainte » à mettre en stand-by ses remplacements au pied-levé, elle « compte sur (ses) anciennes collègues pour (lui) remonter les évolutions et les problèmes… »
Alors, était-elle sans emploi ou aide-soignante de nuit ?


http://www.espaceinfirmier.fr/actualites/au-jour-le-jour/articles-d-actualite/170628-ide-et-as-leurs-premiers-pas-de-deputes.html





lundi 23 octobre 2017

Goldnadel : “Le monde effrayant de madame Schiappa”

Il y a peu de doute que Marlène Schiappa présente quelque utilité pour notre président hybride. Plutôt à droite en matière économique, il se veut être, sans forcer au demeurant sa conception existentielle, bien à gauche en matière sociétale pour ne pas définitivement froisser sa clientèle électorale. De même qu’une Taubira faisait excuser un  Valls à l'Intérieur, Schiappa, pour les faibles femmes fera excuser les faiblesses gouvernementales pour les hommes puissants. Sauf que Marlène Schiappa n'a ni le talent ni la verve de Christiane Taubira. Elle a la bourde facile et la parole approximative. Le monde qu'elle nous prépare ressemble à un cauchemar.
Elle qui avait inauguré le mouvement “name and shame” histoire de singer les féministes américaines ne peut que regarder avec les yeux de Chimène la délation qui vient pour dénoncer le porcin. Mais pas tous les cochons. Marlène a ses porcs saints. Libre aux anonymes et aux pseudonymes de dénoncer nominalement et sans preuves des pères de famille et des hommes mariés sur la toile d'araignée. Comme s'il n'existait pas à côté des vraies victimes, des menteuses, des affabulatrices, des maîtresses vengeresses ou des maîtresses chanteuses. Mais de la même manière que la féministe insoumise Autain défend la réputation des cafés de Trappes, Madame Schiappa , sélective,-qui n'a jamais vu un antisémite dans les quartiers- n'a jamais non plus vu de violences sexistes du côté de la Chapelle. Avec le même esprit d'équité, la Secrétaire censée faire respecter entre hommes et femmes l'idée d'égalité est en train de fourbir de nouveaux instruments pour traquer le harcèlement. Il ne lui vient pourtant jamais à l’esprit qu'il existe aussi des hommes harcelés.
Les exemples qu'elle prend pour exiger la judiciarisation nous préparent de sombres rapports entre les hommes et les femmes. Ainsi sera désormais proscrit de demander par deux fois son numéro de téléphone à une seule femme. Pas question non plus pour un homme de garder les jambes écartées dans le métropolitain, mais la loi restera muette concernant celles des dames. Le monde de Schiappa n'est pas un monde très  humain. C'est un monde très bête.

www.valeursactuelles.com

dimanche 22 octobre 2017

HATVP: la belle déclaration de Cédric VILLANI, député de l'Essonne

En entrant  l'Assemblée nationale, on pouvait se douter que la personnalité de Cédric VILLANI, tout nouveau député LREM de l'Essonne, n'allait pas passer inaperçu.

Sa déclaration d'intérêts et d'activités, déposée le 20 août dernier auprès des instances de la Haute Autorité à la Transparence de la Vie Publique (HATVP), ne fait pas exception.

Ainsi, alors qu'encore beaucoup de déclarants semblent hésitants et restent parfois succinct dans les informations transmises, que certains ne comprennent pas exactement la question posée ou que d'autres se contentent de publier une série de chiffres, Cédric VILLANI nous présente une étonnante (et très précise) déclaration.

On notera au passage la qualité de la syntaxe du titulaire de la Médaille Fields en 2010 (qualité qui tranche avec celles de ces coreligionnaires du Palais Bourbon), qui démontre qu'on peut être à la fois "meilleur mathématicien du monde" et excellent en français !

Extraits de la déclaration transmise à la HATVP:

Concernant son poste de Professeur des Universités, en délégation, à l'Université Claude Bernard Lyon 1, le nouvel élu nous explique:
"En août 2010 j'ai été recruté professeur à l'Université Claude Bernard Lyon 1 (UCBL), en mutation depuis l'École normale supérieure de Lyon. À l'époque j'étais déjà en délégation auprès de l'Université Pierre et Marie Curie (UPMC) en tant que directeur de l'Institut Henri Poincaré (IHP, école interne de l'UPMC). L'accord conclu avec les présidents de l'UCBL et de l'UPMC était le suivant : je restais payé à plein salaire par l'UCBL, avec titre, affiliation, signature d'articles scientifiques à l'UCBL; je dispensais ponctuellement des cours à l'UCBL; je consacrais mes activités administratives à la direction de l'IHP, et recevais à ce titre un complément de salaire de l'UPMC et du CNRS. À l'issue de mon élection, j'ai démissionné de la Direction de l'IHP. J'ai conservé mon poste de professeur d'Université à l'UCBL, et je compte continuer à y dispenser des cours ponctuellement, pour un niveau de salaire qui pourrait être égal au quart du salaire d'un service plein. Ce nouvel arrangement est en cours de discussion et quel que soit l'accord trouvé, il pourrait prendre effet à partir de septembre 2017."
Viennent ensuite des précisions concernant des primes perçues dans le cadre de ses activités annexes de Professeur des Universités (comme par exemple la direction de l'Institut Henri Poincaré).

Puis le détail précis est fait sur les activités scientifiques du mathématicien, qu'il s'agisse de ses droits d'auteur ou de son activité d'éditeur ou producteur.

Non sans malice, celui-ci note son activité de conférencier, activité où il déclare se mettre en scène et percevoir une rémunération :
"correspond uniquement au paiement de ma prestation d'"acteur" (...)"
Les revenus sont précis à l'unité prés quand beaucoup des membres de l'Assemblée nationale se contentent d'estimation.

Les observations générales détaillent encore la source des revenus du scientifique:

"Parmi mes revenus ponctuels il y a eu : contributions et chroniques pour des journaux scientifiques ou grand public (Le Monde, Le Point, Air France Magazine, ARTE); préfaces pour Le Cherche Midi, Seuil, Universal, Zones Sensibles,... ; conférences et animations de débats pour des institutions variées : Fondation Cartier pour l'Art Contemporain (4 prestations); Doc Forum (3 prestations); NellyRodi, Microsoft, MTB, McKinsey, Jane Street, Total, Footprints, Viseo, Alliance7, ARP, SCOR, Science & Vie, Winton Capital, Club des Jeunes Dirigeants, AIG, Von Holtzbrinck, Bregenz Music Festival, Villa Europa, Thales, Valeo, Club ALMA, Batigère, Nexthink, Fondation Gulbenkian, Festival Spin2016, Festival ConCiencia 2016, Dalkia, Plastic Omnium. Tous ces revenus apparaissent dans ma déclaration soit au titre d'activité scientifique, soit par mon activité d'auto-entrepreneur, soit en tant que dividendes de ma société (SASU) AIR^2, qui a servi à émettre les factures et recevoir les fonds correspondants. Enfin je n'ai pas mentionné les récompenses et prix scientifiques : 15000 euros en 2012, 5000 euros en 2013, 17603 euros en 2015."
Cédric VILLANI mérite la Médaille de la transparence. On en oublie les sommes perçues et on est impressionné par la quantité de travail fournit.

Bravo M. le Professeur, vous êtes un exemple à suivre dans la pratique du "faire de la politique autrement".

Consulter ICI la déclaration HATVP.

vendredi 20 octobre 2017

Publication des déclarations d’intérêts et d’activités des députés

hemi-an
La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a rendu publiques, hier, les déclarations d’intérêts et d’activités des députés de la XVème législature, dans les conditions prévues à l’article LO. 135-2 du code électoral.

La portée de cette publicité trouve son fondement dans l’objectif à valeur constitutionnelle de prévention des conflits d’intérêts afin «  d’améliorer l’information des électeurs sur les activités de leurs élus et de permettre aux citoyens d’apprécier, le cas échéant, si un parlementaire se trouve en situation de conflit d’intérêts » (Rapport sur les projets de lois relatifs à la transparence de la vie publique, Assemblée nationale 2012-2013, n°1108, p.45).

Ces déclarations sont consultables en open data sur le site internet de la Haute Autorité www.hatvp.fr et le resteront jusqu’à la fin du mandat des personnes concernées.

Elus les 11 et 18 juin 2017, les députés avaient jusqu’au lundi 21 août inclus (sauf exception légales) pour adresser à la Haute Autorité leur déclaration de situation patrimoniale et leur déclaration d’intérêts et d’activités.

La Haute Autorité constate que 494 députés ont déposé dans le délai légal et qu’à ce jour, 13 députés n’ont pas déposé au moins l’une des deux déclarations attendues. En application de l’article LO. 136-2 du code électoral, la Haute Autorité a donc saisi le bureau de l’Assemblée nationale de cette situation.

Pour sauver leur siège, les députés concernés ont encore la possibilité de transmettre leur déclaration avant que le couperet du Conseil constitutionnel ne tombe. Parmi eux, six sont concernés pour ne pas avoir envoyé leur déclaration d’intérêts :

- Julien Borowczyk, député LREM de la Loire (voir la fiche)

- Jean-Claude Leclabart, député LREM (voir la fiche)

- Alexandre Freschi, député LREM (voir la fiche)

- Sophie Errante, députée LREM (voir la fiche)

- Béatrice Descamps, députée Les Constructifs (voir la fiche)

- Bénédicte Taurine, députée LFI (voir la fiche)

La HATVP refuse pour l’instant de communiquer sur les sept députés qui n’ont pas transmis leur déclaration de patrimoine qui, elles, ne sont pas encore publiées

D’un premier examen des déclarations publiées, la Haute Autorité observe que la grande majorité est remplie de manière satisfaisante. Elle relève toutefois des carences sur certaines rubriques qui paraissent peu ou mal prises en compte, par exemple s’agissant de l’identification des collaborateurs parlementaires et de leurs activités annexes.

Par ailleurs, certains manquements sont susceptibles de caractériser le délit prévu à l’article LO. 135-1 du code électoral. Des rapporteurs ont donc été désignés pour conduire l’instruction de ces situations.

La vérification des déclarations d’intérêts et d’activités se poursuivra et, le cas échéant, des déclarations modificatives seront publiées chaque semaine sur le site internet de la Haute Autorité.
Parallèlement, la Haute Autorité poursuit le contrôle des déclarations de situation patrimoniale qui, après échanges avec les déclarants, seront rendues publiques en préfecture conformément à l’article LO.135-2 du code électoral.

jeudi 19 octobre 2017

En ce moment sur Méchant Réac !


Les militants L.R. vont être appelé à désigner leur « chef ». Les quatre candidats en lice doivent façonner le programme politique pour 2022 : Maël de Calan (Alain Juppé), Daniel Fasquelle (Nicolas Sarkozy), Florence Portelli (François Fillon) et Laurent Wauquiez (lui-même).

C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire. L’après-élection est prévisible : concilier quatre tendances diamétralement opposées. Cette conciliation se fera sur le dos des idées et videra le programme du vainqueur de sa substantielle moelle. Tous les perdants seront au bureau directeur, peut-être même vice-présidents. (lire la suite)











La rémunération des députés et des sénateurs, l’utilisation de la réserve parlementaire, le financement des partis politiques, la transparence des patrimoines des élus, la prévoyance des conflits d’intérêts, la moralisation de la vie publique… tout semblait maintenant circonscrit.


https://mechantreac.blogspot.fr/2017/09/mise-en-cause-systematique-des.html



https://drive.google.com/file/d/0BxKUdSkEKFR2U3pPc2JwY0EwMDA/view?usp=sharing





Tout le monde reconnaît que la France, c'est le bordel !

Alors pourquoi reprocher au président français, Emmanuel Macron de mettre les bons mots sur les bons maux ?

Bataille de Solférino : où sont les donneurs de leçons socialistes ?

Après les déroutes de la présidentielle et des législatives, la vente du siège historique est devenue inéluctable pour assainir les finances du parti. Son budget annuel est passé de 28 à 8 millions d'euros, soit un manque à gagner de 100 million d'euros sur le prochain quinquennat. Les 3.389 m2 du siège du Parti socialiste pourrait se vendre entre 50 et 60 millions d'euros.

Parallèlement, mardi 17 octobre, dans la matinée, les membres du comité d'entreprise et du CHSCT du PS ont été reçus par le Secrétaire général administratif Frédéric Bonnot. Dans un courriel des élus du personnels adressés aux salariés après cette rencontre, ils précisent que cette réunion visait à "leur remettre, en mains propres, des documents confidentiels, en prévision du CE extraordinaire du 24 octobre".

Précisant que s'il "n'est pas possible de communiquer sur leurs contenus", compte tenu d'une "contrainte légale" liée à leur usage, les membres du CE ajoutent "à titre informatif (...) une note concernant la mise en œuvre d'un PSE" transmise par les experts du CE. Autrement dit, une confirmation implicite de la prochaine annonce du plan de licenciement.
Par le passé, des suppressions de postes ont déjà eu lieu. « Nous étions 120 salariés. Une vingtaine est déjà partie depuis un an, avec des démissions ou des départs à la retraite. Il en reste donc une centaine. Et on va devoir se séparer de la moitié ou plus. La situation est explosive », s’est indigné un cadre du parti.

Où sont les frondeurs du PS qui s’élevaient contre les licenciements économiques et qui étaient toujours disponibles pour donner des leçons ?

Où est Laurent BAUMEL qui, lors d’un entretien avec le quotidien communiste « L’Humanité » déclarait : « (…) J’adhère à l’idée que le droit du travail est fait pour traiter les situations pathologiques, c’est-à-dire pour protéger les employés qui subissent le chantage à l’emploi. Mais je pense que la bataille centrale va se jouer sur la question du périmètre des licenciements économiques, notamment factices ou boursiers. Là-dessus, une partie du groupe socialiste, au-delà des frondeurs, souhaite que la filière française d’un groupe ne soit pas le critère de mesure mais bien sa situation mondiale. En dehors de cet aspect, je conteste l’idée de l’efficacité de ce texte. Allonger le temps du travail et faciliter les licenciements ne va pas favoriser l’emploi. La souplesse déjà apportée dans le passé au Code du travail provoque plus une substitution des contrats précaires aux contrats stables qu’une création d’emplois. » (Propos recueillis par Aurélien Soucheyre – Mardi, 5 Avril, 2016 – L'Humanité)

Où est Benoît HAMON, dont la campagne électorale a couté plus de 16 millions d’euros pour recueillir 6% des suffrages (seul Emmanuel Macron a fait mieux) ? Pour toute réponse, il quitte le navire socialiste pour se désintéresser du sort des salariés de Solférino.

Où sont tous les députés P.S. battus ? Il faut dire que ceux qui sont en disponibilité de la fonction publique vont retrouver leurs postes, les autres vont profiter des généreuses indemnités d’aide de retour à l’emploi.
A tout malheur est bon, c’est l’occasion de prendre une leçon de réalité économique !

mercredi 18 octobre 2017

L’Ecole républicaine est un échec

https://www.amazon.fr/s/?ie=UTF8&keywords=veronique+bouzou&tag=hydfrmsn-21&index=stripbooks&hvadid=5361396029&hvqmt=p&hvbmt=bp&hvdev=c&ref=pd_sl_27g0tm4zvm_p
Absence de respects, insultes, agressions verbales, violences corporelles, il ne se passe plus une journée sans que la presse locale, régionale voire nationale ne mentionne des tels actes, qu’ils soient le fait d’élèves ou de leurs parents.


A qui la faute ? 
Aux parents d’abord qui n’assument pas leur rôle d’éducation et méprise l’apprentissage, l’école n’étant chargée que de l’instructions et dont le but ultime est de faire apprendre un métier. De nos dirigeants ensuite, qui ont multipliés les réformes imbéciles et ne voient pas à plus d’un an. Aux « profs* » enfin, directement ou via leurs organisations syndicales, qui ont tué l’école républicaine à coup d’égalitarisme forcené, de mixité sociale et de la culture de l’excuse pour les décrocheurs.
Je vous invite à lire deux livres de Véronique Bouzou, professeur de lettres dans un collège en région parisienne « Je suis une prof réac et fière de l'être ! » (paru en 2012) et « Génération treillis » (paru en 2017).
Dans « Je suis une prof réac et fière de l’être ! », Véronique Bouzou aborde sans complaisance les sujets tabous à l'école : discipline, immigration, argent, tentative d'infiltration politique ou religieuse, violence en classe... Tout passe à la moulinette de cette prof qui sait de quoi elle parle : décapant ! La survie de l'Education nationale est un défi lancé aux politiques, aux professeurs, aux parents et aux jeunes.
Avec « Génération treillis », l’auteure rappelle combien la jeunesse est en mal d’autorité. Si je ne partage pas son souhait de rétablir le service militaire (pour des raisons de coûts et d’organisation des Armées), le retour de la discipline, le port de l’uniforme, l’application de sanctions contre les parents défaillants sont des mesures à mettre en place pour rétablir l’ordre et la sérénité dans la communauté scolaire.
*Terme générique pour désigner l’ensemble du corps enseignant et des personnels de l’éducation nationale.

Le blog de Véronique Bouzou
Lire aussi dans ce blog : 
Pour une révolution libérale de l'Ecole ! Lire l'article
Réforme de la carte scolaire : tous nuls mais égaux ! Lire l'article

mardi 17 octobre 2017

Pour reconstruire la droite républicaine, il faut une « révolution culturelle »


Les militants L.R. vont être appelé à désigner leur « chef ». Les quatre candidats en lice doivent façonner le programme politique pour 2022 : Maël de Calan (Alain Juppé), Daniel Fasquelle (Nicolas Sarkozy), Florence Portelli (François Fillon) et Laurent Wauquiez (lui-même).

C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire. L’après-élection est prévisible : concilier quatre tendances diamétralement opposées. Cette conciliation se fera sur le dos des idées et videra le programme du vainqueur de sa substantielle moelle. Tous les perdants seront au bureau directeur, peut-être même vice-présidents.

Bref, on assiste à la suite d’un navet : « Les Primaires 2 : la revanche de Narcisse ». Ces primaires qui ont révélé surtout que l’union de la droite n’existait plus, que les divergences étaient devenues trop importantes.

Le rôle des politiques est d’être à l’écoute des Français et de leur apporter des réponses. Ils doivent tenir un discours de vérité. Les Français n’attendent pas de miracles. Seules comptent les idées et une fois qu’elles sont connues intervient le choix des personnes chargées de les mettre en œuvre.

Contre les gesticulations artificielles, les égos surdéveloppés, le narcissisme mégalomaniaque de nos dirigeants, la personnalisation à outrance du pouvoir, les polémiques imbéciles et la crétinisation des esprits, la droite républicaine doit repenser le sens de la vie politique, réinventer la démocratie et le débat d’idées. Elle doit apporter des réponses aux attentes des Français qui n’ont plus confiance dans les politiques pour s’occuper des sujets qui les préoccupent, la sécurité, le chômage, la dette de l’Etat, le chaos dans certaines cités, la crise de l’école, la maîtrise des frontières, une Europe trop éloignée des citoyens.

Il ne s’agit pas de préparer la victoire en 2022, mais bien de participer, dès maintenant, au sauvetage de la France. La droite républicaine doit faire valoir ses solutions, mais certainement pas brailler avec la meute des extrêmes (France Insoumise ou Front Nationale) ou se confondre avec la République En Marche (Républicains auto-proclamés « Constructifs »). Elle doit prendre des risques.
La droite républicaine doit pouvoir débattre librement de l’Europe, des frontières, de la démographie, des banlieues, de la politique industrielle et énergétique, de l’avenir de l’école, de la sécurité des biens et des personnes, de l’unité nationale sans être soupçonnée d’extrême-droitisation (accusation portée contre Laurent Wauquiez, même par les membres de sa famille !). La maîtrise de l’immigration est-elle un concept d’extrême droite ? En quoi, s’assurer que les flux migratoires soient conformes aux capacités d’accueil du pays serait une politique d’extrême droite ? Dire que la France a un problème avec la religion musulmane ce n’est pas de l’islamophobie c’est du réalisme. Par contre ne pas le dire c’est de la lâcheté. Nier le problème ne fait qu’aggraver la situation.
La France a besoin de réformes en profondeurs (en cela, la droite doit être progressiste), mais aussi être fiers de ses valeurs éducatives et culturelles (en cela, la droite se doit d’être conservatrice) et défendre ses origines (en cela, la droite peut être réactionnaire). La droite républicaine doit être certaine de ses convictions.
L’extrême-droite de Marine Le Pen a plus à voir avec l’extrême-gauche de Jean-Luc Mélenchon qu’avec la droite défendue par Laurent Wauquiez. Toutes les deux se fondent sur le culte du chef, la haine comme mode de fonctionnement (les étrangers et les musulmans pour les uns, les riches et les chrétiens pour les autres), la démagogie, la calomnie, le mensonge systématique, les manipulations, la trahison, la violence (devenue systématique à l’extrême-gauche) etc. Il ne faut plus se laisser intimider par cette accusation dont le seul but est de faire « rentrer dans le rang ». Laurent Wauquiez a toujours affirmé qu’il n’acceptait aucune porosité avec les partis extrêmes.
La droite républicaine doit retrouver les valeurs communes à tous les démocrates : le respect de la dignité d’autrui, des femmes, des hommes et des enfants ; le refus de tout mensonge ; le service de l’Etat et l’intérêt général ; la liberté d’expression de toutes les opinions et croyances ; le rejet de toute forme de culte du chef ; le courage et la vision de long terme...
Laurent Wauquiez a clairement affirmé que Nicolas Sarkozy était sa référence. Mais 2017 n’est pas 2007. Les temps et les attentes ont changé. Le « sarkozisme » a encore sa place mais le logiciel doit être remis à jour.
Dans notre monde moderne, l’homme providentiel n’existe pas. Seul une équipe d’une quinzaine de personnes, unis non autour d’un leader mais de la notion d’intérêt général, peut entrainer toute une Nation.
Ce groupe de personnes doit recentrer les missions de l’Etat : assurer la sécurité des biens et de personnes, le contrôle des frontières, la maîtrise de l’immigration, la liberté d’entreprendre, l’indivisibilité du territoire, la lutte contre le terrorisme, la qualité de l’éducation nationale, la méritocratie.
A ce groupe d’hommes d’Etat doit répondre une Assemblée nationale puissante et représentative, devant laquelle ils sont individuellement politiquement et pénalement responsables. Car le parlementarisme n’est pas synonyme d’instabilité et de faiblesse. D’ailleurs, la constitution de la Vème République ne cherchait pas à rompre avec la démocratie parlementaire mais à établir un équilibre entre les pouvoirs législatif et exécutif. La pratique et le quinquennat ont engendré un mépris de l’Assemblée nationale dangereux pour la démocratie et l’efficacité gouvernementale.
C’est ce chantier qui attend la prochaine équipe dirigeante du parti Les Républicains. La tâche est immense mais indispensable.
[© Laurent SAILLY, « Méchant Réac ! ® le blog »]