vendredi 24 novembre 2017

Le Père Matrie

Retrouvez-moi sur Méchant Réac ! ® www.mechantrea.fr

Décidé à traquer les signes d'oppression patriarcale dans les moindres recoins du dictionnaire, le groupe Europe Ecologie-Les Verts au Conseil de Paris a proposé de rebaptiser les Journées du Patrimoine en "Journées du Matrimoine et du Patrimoine". Le but étant de revaloriser "l'héritage des femmes artistes et intellectuelles d'hier". Après la théorie du genre et l’écriture inclusive, nous assistons à un nouveau combat inutile des féministes de l’extrême gauche française. A quoi pourrait ressembler la langue française si on en arrivait à cette extrémité ?
Exemples au travers des étapes de la vie :
Les enfant.e.s continueront à naître dans une maternité (les hommes ne pouvant accoucher ce qui représente une inégalité à dénoncer), sous la responsabilité d’une sage-femme ou d’un sage-homme, et porteront  aussi bien du rose que du bleu qu’ils/elles soient filles ou garçons. Ils/Elles iront à la crèche. 
Les professeur.e.s des écoles maternelles et paternelles (qui ont remplacé nos instituteur.trice.s de notre enfance) veilleront à ce que leurs élèves jouent aux mêmes jeux sans distinction de genre.
A l’école primaire, l’éducation civique permettra à tou.te.s les enfant.e.s de devenir de futur.e.s citoyen.ne.s averti.e.s  et écairé.e.s, amoureux.reuses de leur Mère Patrie et de leur  Père Matrie. Ils/Elles devront apprendre l’hymne nationale :
« Aux armes, citoyen.ne.s !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !
« Allons ! Enfant.e.s de la Patrie et de la Matrie !
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé ! (Bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldat.e.s ?
Ils/Elles viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils/filles, vos compagne.gnon.s
Les professeur.e.s enseigneront aux collégien.ne.s la déclaration des droits de la femme et de l’homme et du citoyen.ne de 1789 :
« Les femme et les hommes naissent et demeurent libres et égaux.ales en droits.
« La Loi est l'expression de la volonté générale. Tou.te.s les Citoyen.ne.s ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentant.e.s, à sa formation. Elle doit être la même pour tou.te.s, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tou.te.s les Citoyen.ne.s étant égaux.ales à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.
« Nul.le femme ou homme ne peut être accusé.e, arrêté.e ni détenu.e que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux/Celles qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être puni.e.s ; mais tout.e citoyen.ne appelé.e ou saisi.e en vertu de la Loi doit obéir à l'instant: il/elle se rend coupable par la résistance.
« Tout.e femme ou homme étant présumé.e innocent.e jusqu'à ce qu'il/elle ait été déclaré.e coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.
Les lycéen.ne.s étudieront l’appel du 18 juin 1940 :
« Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officier.ère.s et les soldat.e.s français.es qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieur.e.s et les ouvrier.ère.s spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Tout au long de la scolarité, l’enseignement des institutions politiques sera assuré. Ainsi, les électeur.trice.s en  devenir connaitront le rôle et les fonctions assigné.e.s à un.e député.e, à un.e sénateur.trice, au/à la président.e de la République et au/à la premier/ère ministre. Femmes et hommes vivront ainsi dans un esprit fraternel et sororternel.
Ils/Elles fonderont alors une famille avec ou sans mariage et femellage. Le patrimoine et la matrimoine de chacun.e des époux/épouses seront régi.e.s par le régime matrimonial et patrimonial de leur choix. Les familles recomposées seront la règle avec des fratries et des sorortries de plus en plus complexes.
De ce débat je ne saurai rester neutre (comme le genre grammatical) et je pense, qu’alors que 219 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints ou ex-conjoints en 2016, la théorie du genre, la chasse à l’oppression patriarcale du « verbe », l’écriture inclusive cherchent à exclure plutôt qu’à unir.
Les hommes de ma génération (celle des enfants de la génération du baby-boom) ont su remiser le machisme paternel (pour preuve #balancetonporc concerne essentiellement la génération précédente). Alors les sociologues feront valoir que les femmes sont le plus souvent aux taches ménagères et les hommes au bricolage. C’est vrai. Mais de plus en plus d’hommes passent derrière les fourneaux et les allées des magasins de bricolage sont de plus en plus fréquenter par des femmes. De grands progrès sont encore à réaliser : l’égalité salariale, la sexualisation à outrance de l’image de la femme (pornographie, mépris du corps féminin dans les quartiers à dominante islamiste), contraception masculine (pilule pour les hommes), parité dans les organes dirigeants des entreprises. Parallèlement, les droits du père restent à renforcer lors des divorces ou séparations (garde partagée fondé en principe de la dissolution du couple), refus de la PMA pour les femmes non stérile qui poussent à la création d’une génération sans filiation paternelle. 
Quoiqu’il en soit, nous ne sommes plus dans une société patriarcale, pourquoi vouloir fonder une société où l’on veut émasculer la moitié de la civilisation occidentale ? Ces intellectuel.les d’extrême gauche qui paraissent avoir un problème avec le pénis (et avec le clitoris car je ne vois jamais de dénonciation de l’excision de leur part) portent un projet politique pour les uns, la fin de l’Occident, la connerie pour les autres.

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ® 

jeudi 23 novembre 2017

Actuellement, sur Méchant Réac !


« Si vous n’êtes pas en danger, vous pouvez retourner dans votre pays » 
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Mardi 21 novembre 2017
OUI, le président Emmanuel MACRON a d’une part eu raison de répondre ainsi à cette jeune femme et d’autre part, il a raison de distinguer entre migrant économique et migrant politique. Pour aller plus loin, quand reconnaitrons-nous que la France a le droit de choisir son immigration. Lire la suite


« T’es blanc, t’es raciste, t’es pas blanc, t’es racisé » : le communautarisme n’est rien d’autre qu’un racisme antiblanc. Il faut l’interdire !

Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Mardi 21 novembre 2017. Lire la suite

Charlie Hebdo contre Médiapart
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Dimanche 19 novembre 2017
Faut-il accusé quelqu’un de viol pour s’apercevoir qu’il est dangereux ?
Car Tariq Ramadan, intellectuel universitaire reconnu mondialement, était déjà pour nombre d’intellectuels de droite ou d’intellectuels musulmans, le visage « politiquement correct » de l’islam politique et de ses partisans (notamment les « Frères musulmans », organisation religieuse et terroriste, fondée par le grand-père de Tariq Ramadan). Lire la suite


Raqqa : un accord international a permis l'exfiltration des jihadistes (l'enquête de la BBC en version française)
Par Quentin Sommerville et Riam Dalati pourB.B.C. – Traduction par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Jeudi 16 novembre 2017 Lire la suite


Google peut-il nous rendre immortel ?
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Lundi 13 novembre 2017
Car, plus qu'à la guérison des maladies, c'est à la longévité et à l'immortalité que le patron de Google s'intéresse depuis longtemps. Lire la suite

Avec la France Insoumise, le "PIR" est à venir !
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Jeudi 9 novembre 2017
Dimanche 5 novembre, la députée L.F.I. Danièle Obono a pris la défense de la porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR), Houria Bouteldja, parfois accusée par ses adversaires de favoriser l'antisémitise… Lire la suite

Les dérives de l'affaire Weinstein : D’un harcèlement à l‘autre
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Samedi 4 novembre 2017
L’Occident, ayant perdu ses valeurs et le sens de la proportionnalité, confond tout, mélange tout, oublie tout.

Péril sécuritaire : le match des Ultras
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Jeudi 2 novembre 2017 Lire la suite





Lettre ouverte aux fossoyeurs de l'émancipation féminine
Par Zohra Bitan pour Le FigaroVox publié le Mercredi 15 novembre 2017 (Lire la suite)

Charlie à nouveau menacé
Par Céline Pina, le 11 novembre pour CelinePina.fr (Lire la suite)

Prêts pour l'Afrique d'aujourd'hui ?
Pour l’Institut Montaigne, www.institutmontaigne.org - www.desideespourdemain.fr (Lire la suite)
Lorsqu'enfin le cave se rebiffe
Par Gilles-William Goldnadel pour Valeurs Actuelles publié le Lundi 13 novembre 2017 (Lire la suite)

La fin du Parlement?
Par Julien Aubert le 8 novembre 2017 pour Maxime Tandonnet  (Lire la suite)

Une croix catholique : voilà le danger !
Par Guillaume Peltier, le 4 novembre 2017 (Lire la suite)
Islamisme : voulons-nous vraiment gagner la guerre de 30 ans qui commence ?
Par Gilles Platret, publié le 17/08/2016 dans le FIGAROVOX/ANALYSE (Lire la suite)

Mélenchon, Corbière, Filoche et Co veulent nous infliger le communisme… Moi, je ne veux plus vivre ça !
Par Nicolas Lecaussin, le 6 novembre 2017 pour l’IREF (Lire la suite)

Prières de rue à Clichy : lettre ouverte au ministre de l'Intérieur
Par Céline Pina, le 11 novembre pour Viv(r)e la République (Lire la suite)

Mais où est vraiment le scandale des « Paradise Papers » ?
Par Jean-Philippe Delsol, le 8 novembre 2017 pour l’IREF (Lire le suite)

Des Français de Daech ont continué à percevoir des alloc. (Lire la suite)
Éric Ciotti veut lancer « un grand plan de reconquête des quartiers »
Sur le site Eric-Ciotti.com, le 2 novembre 2017 (Lire la suite)

Abnousse Shalmani : la langue non "sexuée" pour lutter contre le sexisme ?
Sur le site Viv(r)e la République, le 1e novembre 2017 (Lire la suite)






Affaire Nicolas Douchez : que s'est-il réellement passé ?
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Mardi 31 octobre 2017 Lire la suite

Stop à la dictature des pétrodollars islamistes
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Lundi 30 octobre 2017 Lire la suite

Ma France ne se soumettra pas à la France Insoumise
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Jeudi 26 octobre 2017 Lire la suite

Pourquoi Caroline FIAT, députée L.F.I. a-t-elle déclarée qu'elle était "sans emploi" ?
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Mardi 24 octobre 2017 Lire la suite

Les associations de maires : une pompe à fric ?
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Jeudi 19 octobre 2017 Lire la suite
HATVP : la belle déclaration de Cédric VILLANI, député de l'Essonne
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Dimanche 22 octobre 2017 Lire la suite

Publication des déclarations d’intérêts et d’activités des députés
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Vendredi 20 octobre 2017 Lire la suite

Bataille de Solférino : où sont les donneurs de leçons socialistes ?
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Jeudi 19 octobre 2017 Lire la suite

L’Ecole républicaine est un échec
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Mercredi 18 octobre 2017 Lire la suite

Pour reconstruire la droite républicaine, il faut une « révolution culturelle »
Par Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ® / Mercredi 18 octobre 2017 Lire la suite

mercredi 22 novembre 2017

« Si vous n’êtes pas en danger, vous pouvez retourner dans votre pays » : Emmanuel Macron a raison 

PROGRAMME DE L'EMISSION

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®

10H05 « A LA UNE DES GG » : Une petite phrase de plus ... Macron est-il trop cash ?

         En visite aux Restos du cœur le 21 novembre, Emmanuel Macron en a profité pour glisser quelques mots sur les personnes en situation irrégulière dans le pays à une jeune femme qui l’interpellait. « Si vous n’êtes pas en danger, il faut retourner dans votre pays », lui a expliqué Emmanuel Macron avant d’ajouter : « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde (...) Je ne peux pas donner des papiers à tous les gens qui n'en ont pas ».

·          DEBAT TWITTER – RMC.FR – « Si vous n’êtes pas en danger, vous pouvez retourner dans votre pays » : Macron a-t-il raison ?
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OUI, le président Emmanuel MACRON a d’une part eu raison de répondre ainsi à cette jeune femme et d’autre part, il a raison de distinguer entre migrant économique et migrant politique. Pour aller plus loin, quand reconnaitrons-nous que la France a le droit de choisir son immigration.

On a longtemps reproché aux hommes politiques leur langue de bois. Enfin, sur le modèle de Nicolas Sarkozy, nous avons un président qui dit ce qu’il pense et qu’il fait ce qu’il a dit.

Il faut distinguer en fonction des raisons de ces migrations :

Migrants pour des raisons économiques, qui doivent être reconduits au-delà des frontières de l’Europe Schengen, suivant la législation relative aux clandestins. Car la place des clandestins n'est pas dans les camps de réfugiés mais dans les charters !

Migrants pour des raisons politiques, les « réfugiés politiques » à qui la France doit le droit d’asile. C'est la tradition et l'honneur de la France.

Migrants pour des raisons de guerre, les « exilés pour faits de guerre », qu’il faut accueillir provisoirement dans des centres adaptés dans l’attente de les renvoyer chez eux une fois la situation apaisée (femmes, vieillards, handicapés et enfants uniquement - les hommes doivent combattre pour leur liberté !).

A défaut de réaliser cette distinction, nous finirons par ne plus pouvoir accueillir qui que ce soit et offrir l’asile, notamment des migrants politiques.

Trop souvent, le débat sur l’immigration est interdit avant même d’avoir commencé, enfermé qu’il est dans le conformisme de ceux qui se contentent de répéter des slogans ; cadenassé par l’immobilisme de ceux qui se complaisent dans les postures et les impostures ; verrouillé par le juridisme de ceux qui ont abdiqué toute volonté politique ; piégé par le moralisme de ceux qui jouent les censeurs et les professeurs de vertu.

Je veux dénoncer les deux idéologies qui dominent encore le « non-débat » sur l’immigration.

L’idéologie de la fermeture totale, d’abord, qui n’a pas de sens. Refuser toute mobilité, toute circulation des personnes, toute possibilité de migration, ce serait méconnaître l’histoire de notre pays ouvert sur le grand large. Plaider pour « l’immigration zéro », c’est-à-dire l’interdiction totale de l’installation de tout étranger partout en France serait aussi nier la réalité de la mondialisation.

Mais l’idéologie de l’ouverture totale est tout aussi absurde et plus dangereuse : l’immigrationnisme. Les immigrationnistes pensent que l’immigration est, en soi, une chance pour la France. Et puisque pour ces dévots l’immigration est toujours positive, puisqu’elle est, à leurs yeux, non seulement inéluctable mais souhaitable, puisqu’elle va dans le sens de l’histoire, il est littéralement impensable selon eux de ne pas l’accepter comme un progrès. La politique doit dès lors reculer, car il n’y a pas de place pour la délibération et la décision, il n’y a pas de place pour le choix : il faut et il suffit selon eux d’applaudir au spectacle de la Providence qui peu à peu gomme la frontière, efface la distinction du national et de l’étranger.

L’immigrationnisme est un angélisme qui voue aux gémonies toute interrogation, toute préoccupation, toute réflexion et donc toute possibilité d’action sur les flux d’immigration. Si l’immigration est en soi un bien, vouloir l’organiser, la maîtriser, la réguler serait déjà un mal.  Et vouloir la réduire serait un mal absolu, renvoyé devant le tribunal de la pensée incorrecte.

Les immigrationnistes, eux, ont les mains propres, parce qu’ils n’ont pas de mains. Il faut rompre avec cette idéologie immigrationniste pour adopter une approche plus réfléchie, plus rationnelle, plus responsable, plus réaliste et in fine sans doute plus humaine, conforme à l’intérêt national.

La sécurité nationale est menacée : le terrorisme islamiste cible notre pays, qui n’est pas à l’abri des désordres du monde, et le sentiment national est devenu très incertain. Les revendications et les pratiques communautaristes s’affirment. Des quartiers entiers, livrés à des chefs de clan, dérivent en marge de la République. La communauté nationale s’interroge sur elle-même et, plus encore, sur les institutions politiques qui dirigent l’État.

Bien sûr, de ce malaise national, l’immigration massive n’est pas la seule responsable. Mais ce qui est irresponsable, c’est de penser que l’immigration doit encore augmenter, alors même que la communauté nationale est fragilisée, alors même que le marché du travail, les finances publiques, le système éducatif et l’ascenseur social sont bloqués.

Ce qui est irresponsable, c’est de ne pas voir que les immigrés eux-mêmes sont aussi les victimes de l’immigrationnisme. Je pense à ces hommes, ces femmes, ces adolescents, ces enfants venus du Sud, qui fuient la misère et parfois la tyrannie, espérant trouver en Europe des conditions de vie meilleure. Ils sont trop souvent les proies de nouveaux trafiquants d’esclaves, qui font l’indigne commerce de la vie des migrants. Endeuillée par les noyades, la Méditerranée pleure des larmes de sang.

Et parmi les migrants qui parviennent à rejoindre la France, combien y trouveront vraiment une vie meilleure ? Combien s’entasseront dans des logements insalubres, victimes des marchands de sommeil ? Combien seront relégués dans des quartiers-ghettos, privés d’avenir ? Combien rejoindront les rangs des chômeurs faute de maîtriser la langue française ou faute d’une formation ? Combien se verront refuser l’accès au marché du travail légal et seront condamnés à vivre de l’assistance sociale ou de petits trafics ? Combien s’enfermeront dans le communautarisme et le ressentiment contre un pays, le nôtre, qui n’est pas le leur ?

Voilà la réalité ! Voilà l’impasse tragique où conduit la fausse générosité des immigrationnistes !

Partout, les préoccupations montent. Partout, l’exaspération gronde, dans tous les territoires de France, dans tous les départements.

Nous n’avons pas à nous excuser d’être ce que nous sommes. Nous pouvons en être fiers. Nous sommes les héritiers d’une histoire millénaire, une histoire à apprendre et à aimer, celle du sacre de Reims comme celle de la fête de la Fédération, celle des rêves d’empire lointain comme celle des petits bonheurs quotidiens.

Nous sommes les dépositaires d’un art de vivre, d’une langue et, au fond, d’une certaine idée de la civilisation. Nous sommes un État-nation, qui participe à l’Union européenne, bien sûr, et qui entend en demeurer un acteur majeur, mais qui veut aussi rester un État indépendant et souverain. Nous sommes une démocratie, qui doit agir au nom du peuple français. Nous sommes un État de droit, qui a pour règle de respecter et de faire respecter ses lois. Nous sommes une République, qui veut décider pour elle-même et n’abandonne pas le projet du bien commun.

Car si la France est toujours un État-nation, si la France est toujours une démocratie, si la France est toujours un État de droit, si la France est toujours une République, alors la France a le droit de choisir qui elle souhaite accueillir sur son territoire. La France a le droit de refuser qui elle ne souhaite pas accueillir sur son territoire. La France a le droit de définir et de mettre en œuvre une politique volontariste, active, courageuse, déterminée de diminution de l’immigration, conforme à l’intérêt national, c’est-à-dire à l’intérêt des Français.

Le message d'espoir venu de candidates de Miss Univers : "Paix et amour"


"Paix et amour", proclame un message en anglais sous le selfie. Pourtant, depuis qu'elle l'a mis en ligne, Sarah Idan a déclenché les passions car à côté de la représentante de l'Irak au concours de Miss Univers, pose Miss Israël. Le cliché a récolté en une semaine plus de 3.600 "likes" mais il a aussi déclenché une avalanche de commentaires, certains positifs et d'autres négatifs.

Musulmane, Sarah est née à Bagdad. Après son bac, elle a travaillé à partir de 2008 avec l’armée américaine qui avait envahi l’Irak en 2003. Elle a dit également avoir servi dans l’armée irakienne. La jeune femme a ensuite émigré aux Etat-Unis où elle a obtenu un diplôme de vocalise à Los Angeles. Adar Gandelsman, 19 ans, elle, a aussi posté un cliché avec sa concurrente irakienne sur Instagram et inscrit en commentaire : « Voici Miss Irak et elle est géniale ».

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®

mardi 21 novembre 2017

« T’es blanc, t’es raciste, t’es pas blanc, t’es racisé » : le communautarisme n’est rien d’autre qu’un racisme antiblanc. Il faut l’interdire !


Merci de diffuser le plus largement ce message. Dès sa publication sur Facebook, le compte de Méchant Réac ! ® sera signalé par des groupuscules extrémistes et donc bloqué.

Le syndicat SUD Education 93 organise des ateliers antiracistes interdits aux Blancs.

Dans l’édito du document de présentation, le syndicat d’enseignants dénonce le « racisme d’État dans la société et en particulier dans l’Éducation nationale » :

1.    Des programmes d’histoire au service du « roman national »

2.    L’orientation instrumentalisé des « élèves issu-e-s des immigrations en particulier post-coloniales » dans les filières professionnelles.

3.    Et pêlemêle l’islamophobie, l’ « instrumentalisation de la laïcité », les « politiques migratoires durcies qui concernent de nombreux élèves et leurs familles », les « violences policières qui touchent les élèves à l’extérieur et dans l’école »…

Trois plénières sont organisées :

1.    Lors de la première assemblée, les participants sont invités à s’interroger en quoi les élèves sont « racisé-es » et comment établir « un enseignement spécifique pour nos élèves héritier-es d’un passé colonial et de l’immigration. » »

2.    La deuxième réunion pose la question de la compatibilité de la défense de la laïcité dans l’éducation nationale et la lutte contre l’islamophobie.

3.    La dernière des conférences porte sur « les inégalités et les discriminations ethnoraciales à l’Ecole ». Il s’agit pour les participants d’ « aborder la question des ségrégations et des discriminations ethnoraciales, du territoire à la salle de classe » et de se demander « notamment si les inégalités scolaires observées sont construites uniquement à l’extérieur de l’école, ou bien également en son sein, à travers le fonctionnement institutionnel et les pratiques enseignantes qui participeraient alors à leur (re)production ».

Lors d’un atelier, les participants s’interrogeront : « Qu'est-ce que la « blanchité » ? Qui qualifie-t-on de personnes « racisé.e.s » ? Qu'est-ce qu'un privilège ? Qu'est-ce que le racisme d’État ? Quels concepts sont utilisés pour parler des racismes spécifiques (islamophobie, negrophobie, romophobie...) ? » Cet atelier propose d’étudier « ce système hiérarchique est le fruit de plusieurs années de colonisation et d'esclavage qui donnent lieu à des privilèges pour certain.e.s au détriment d' oppressions pour d'autres ».

Dans deux autres ateliers, les « enseignant.e.s blanc.he.s » sont invitées à faire leur autocritique alors que les « enseignant.e.s non-blanc.he.s » sont appelés à se réunir « entre nous ».

AFFLIGEANT !

Allons-nous tolérer encore longtemps ces groupuscules d’extrême-gauche, notamment les Indigènes de la Républiques, dont les valeurs ne sont pas compatibles avec les valeurs de la République, et pourtant qui ont investi La France Insoumise.

Ces groupements remettent en cause toutes les mixités et pratique un racisme anti-blanc, un racisme anti-vivre ensemble ! Ce programme du syndicat SUD Education 93 fait suite à de nombreuses autres manifestations de ce genre. Ainsi à l’été 2016, le site ce-decolonial.org organisait « camp d'été décolonial » se présentant comme une « formation à l'antiracisme politique », un stage de quatre jours « dans la tradition des luttes d'émancipations décoloniales anti-capitalistes et d'éducation populaire », et interdit aux blancs. A la fin du printemps dernier devait se tenir à Paris une fête quelque peu racialisée elle aussi.

Ce matin, Pascal Péri, dans l’émission « Les Grandes Gueules » sur RMC (10h-13h) révélait la tenue d’une conférence à l’Université de Limoge (établissement public d’Etat) avec Houria Boutedjla, porte-parole des Indigènes de la République, auteur de « Les Blancs, les Juifs et Nous » et qui, dans une vidéo avait déclarée « Je suis Mohammed Mehra ». A noter que les liens du site de cette université menant à cette conférence ont été supprimés : Séminaire Etudes décoloniales ; Débat avec Houria Boutedjela.
Ces communautaristes cherchent à dissimuler ainsi leur propre médiocrité. Ce qu’ils veulent c’est lutter contre la méritocratie et la sélection au profit d’une politique de quotas. Il sert aussi un antisémitisme latent dans ses milieux :
Il faut dire que les Ashkénazes sont blancs, ce qui fait d’eux les justes cibles de Houria Bouteldja, des Indigènes du PIR et des amis d’Edwy Plenel (quant aux Séfarades, qui appartiennent au même cadre ethnique que les musulmans du Maghreb et du Machrek, leur sort n’est pas clair…). D’ailleurs, Pierre Tevanian, qui est l’un des plus purs représentants de cet ethno-gauchisme compagnon de route des extrémismes les plus répugnants, animera un autre atelier sur « le racisme et les privilèges dans l’Education nationale ». C’est ce qu’on t’a appris à l’ENS, petit Pierre ? Gare au loup !"
(in « Atelier en non-mixité raciale » publié le 20 novembre 2017 par Jean Paul Brighelli)

La République n’a jamais demandé la négation des origines de ses citoyens, la République ne nie pas les erreurs du passé. Mais la République doit nous unir. Les communautaristes d’extrême-gauche poussent à la division.

Le racisme doit être combattu comme le communautarisme ! L’un comme l’autre il ne constitue pas une idéologie et doivent être sévèrement réprimés.

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®




dimanche 19 novembre 2017

Charlie Hebdo contre Médiapart

https://www.youtube.com/watch?v=qt3XC-hb7S0&list=PLlK4HY44udr3Wg_zJXZGz7rLhNS_7paHX

Faut-il accusé quelqu’un de viol pour s’apercevoir qu’il est dangereux ? 

Car Tariq Ramadan, intellectuel universitaire reconnu mondialement, était déjà pour nombre d’intellectuels de droite ou d’intellectuels musulmans, le visage « politiquement correct » de l’islam politique et de ses partisans (notamment les « Frères musulmans », organisation religieuse et terroriste, fondée par le grand-père de Tariq Ramadan).

Or la gauche multiculturaliste  (Edwy Plenel, Caroline De Haas…) le considère comme défenseur d'un islam compatible avec les démocraties occidentales. Docteur de l’université de Genève (pour une thèse sur son grand-père), titulaire de sept Ijazat (« autorisation » d’enseigner l’Islam qui se transmet de maitre à élève depuis le prophète Mahomet) en sciences islamiques de l'université al-Azhar du Caire, ses compétences sont également reconnues outre-manche où il était (du moins jusqu’aux accusations d’agressions sexuelles) professeur d'études islamiques contemporaines à l'université d'Oxford.

Nous n’entrerons pas dans le débat « viol ou pas viol ». La Justice fera son travail et je ne souhaite pas participer d’une part au mépris dont vont être l’objet les accusatrices de Ramadan ni, d’autre part remettre en question la présomption d’innocence dont bénéficie le prédicateur islamiste.

La position systématiquement pro-islamiste d’une partie de la gauche française me paraît plus intéressante. C’est elle, qui a poussé, notamment Caroline De Hass ou Michèle Cotta, à refuser, à la suite des évènements de Cologne du 31 décembre 2015 (voir mon article), de voir dans « de gentils migrants » des « méchants violeurs » ou de justifier ces actes par la « misère sexuelle » des pays d’origine des auteurs de ces crimes. Ce sera cette même Caroline De Hass, fondatrice de Osez le féminisme qui, comme solution au harcèlement de rue contre les femmes du quartier Chapelle-Pajol, à Paris, proposera (sans rire) d’« élargir les trottoirs » (voir mon article).

C'est cette même position systématique qui empêche Edwy Plenel de condamner fermement Tariq Ramadan et qui est à l’origine de la scission entre Charlie Hebdo et e fondateur de Médiapart. Eric Zemmour décrypte justement le conflit dans sa chronique sur RTL : « Au-delà de la personnalité controversée de Tariq Ramadan, c’est l’islam qui est le cœur de l’affrontement. Pour la gauche multiculturaliste, les musulmans sont des victimes éternelles. Pour la gauche laïcarde, l’islam fondamentaliste et salafiste est une idéologie totalitaire. Cet affrontement est monté lentement en puissance ».

En cela, « je suis Charlie ». La position de Plenel, en parlant de « guerre » et en ne différentiant pas entre musulmans et islamistes, est criminelle.

Aussi, tant que la France, par la voix de son président, n’aura pas fermement condamné les ambitions politiques de l’islam radical par la fermeture des mosquées salafistes et renoncé aux pétrodollars (voir mon article) des monarchies du Golfe (notamment venu du Qatar et d’Arabie Saoudite), la fracture entre les Français perdurera.

© Laurent SAILLY pour Méchant Réac ! ®

jeudi 16 novembre 2017

Raqqa : un accord international a permis l'exfiltration des jihadistes (l'enquête de la BBC en version française)

Des camions et des pickups qui fuient Raqqa (Syrie), avec à leur bord des hommes en armes, le plus souvent le visage dissimulé. Ces images ont été tournées le 14 octobre dernier, alors que le fief du groupe État islamique est en train de tomber. Au milieu des ruines, dans une région partiellement détruite, ce mystérieux convoi s'échappe de la ville, à l'abri des regards. Alors qu'y avait-il ce jour-là à l'intérieur de ces poids lourds ? Des civils, mais aussi des centaines de jihadistes selon plusieurs témoins, interrogés par la BBC.

Méchant Réac ! vous propose l'enquête de la BBC en version française (traduction Laurent SAILLY)
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La BBC a découvert les détails d'un accord secret qui a permis à des centaines de combattants de l'EI et à leurs familles de s'échapper de Raqqa, sous le regard de la coalition dirigée par les Etats-Unis et les Britanniques.

Un convoi comprenait certains des membres les plus notoires de l'EI et - malgré les assurances - des dizaines de combattants étrangers. Certains d'entre eux se sont répandus à travers la Syrie, allant même jusqu'à la Turquie.

Le chauffeur de camion Abu Fawzi a pensé que ce serait juste un travail comme un autre.


Il conduit un véhicule à 18 roues à travers un des territoires les plus dangereux du nord de la Syrie. Les ponts bombardés, le sable profond du désert, même les forces gouvernementales et les soi-disant combattants de l'État islamique ne font pas obstacle à la livraison.


Mais cette fois, son chargement devait être une cargaison humaine. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes opposés à l'EI, voulaient qu'il dirige un convoi qui emmènerait des centaines de familles déplacées par les combats de la ville de Tabqa sur l'Euphrate vers un camp plus au nord.


Le travail prendrait six heures, maximum - ou du moins c'est ce qu'on lui a dit.

Mais quand lui et ses camarades ont assemblé leur convoi tôt le 12 octobre, ils ont réalisé qu'on leur avait menti.

Au lieu de cela, il faudrait trois jours de conduite difficile, transportant une cargaison mortelle - des centaines de combattants de l'EI, leurs familles et des tonnes d'armes et de munitions.

Abu Fawzi et des douzaines d'autres conducteurs se sont vus promettre des milliers de dollars pour la tâche mais cela devait rester secret.

L'accord visant à permettre aux combattants de l'EI de s'échapper de Raqqa, capitale de facto de leur califat autoproclamé, avait été arrangé par les autorités locales. Il est intervenu après quatre mois de combats. Cela épargnerait des vies et mettrait fin au combat. La vie des combattants arabes, kurdes et autres opposés à l'EI serait épargnée.

Mais cela a également permis à plusieurs centaines de combattants de l'EI de s'échapper de la ville. À l'époque, ni la coalition menée par les États-Unis et les Britanniques, ni le FDS ne voulaient admettre leur rôle.

Le pacte, ce sale secret de Raqqa, a-t-il déclenché une menace sur le monde extérieur - qui a permis aux militants de se propager à travers la Syrie et au-delà ?

De grandes précautions ont été prises pour le dissimuler à la face du monde. Mais la BBC a ontacté des dizaines de personnes qui étaient sur le convoi et aux négociateurs de l’accord.



Dans une cour graisseuse de Tabqa, sous un dattier, trois garçons sont occupés à réparer un moteur de camion. Ils sont couverts d'huile moteur, les cheveux noirs et gras.

Près d'eux, un groupe de conducteurs. Abu Fawzi est au centre, visible dans sa veste rouge vif, à la couleur de son bien-aimé 18-roues. Il est clairement le leader et offrent du thé et des cigarettes. Au départ il ne veut pas parler mais change bientôt d'avis.

Les conducteurs sont en colère. Cela fait des semaines qu'ils risquent leur vie pour un voyage qui a ruiné les moteurs et cassé les essieux, mais ils n'ont toujours pas été payés. « C'était un voyage en enfer et retour », déclare-t-il.

« Nous avons eu peur dès notre entrée dans Raqqa », poursuit-il. "Nous étions supposés y aller avec le FDS, mais nous y sommes allés seuls. Dès que nous sommes entrés, nous avons vu des combattants de l'EI avec leurs armes et leurs ceintures explosives. Ils ont piégé nos camions. Si quelque chose devait mal tourner dans l'affaire, ils bombarderaient tout le convoi. Même leurs enfants et leurs femmes avaient des ceintures explosives. »

Le FDS dirigé par les Kurdes a couvert les médias de Raqqa. L'évasion de l'État islamique de sa base ne serait pas télévisée.

En public, le FDS a déclaré que seulement quelques dizaines de combattants avaient pu partir, tous des locaux.

Mais un chauffeur de camion nous affirme que ce n'est pas vrai.

« Nous avons sorti environ 4 000 personnes, y compris des femmes et des enfants. Lorsque nous sommes entrés à Raqqa, nous pensions qu'il y avait 200 personnes à rassembler. Dans mon seul véhicule, j'ai pris 112 personnes. »

Un autre conducteur affirme que le convoi avait six à sept kilomètres de long. Il comprenait près de 50 camions, 13 bus et plus de 100 véhicules appartenant au groupe État islamique. Les combattants de l'EI, les visages couverts, étaient assis avec méfiance sur certains des véhicules.

Des séquences secrètement filmées nous montrent des camions tirant des remorques bourrées d'hommes armés. Malgré un accord pour ne prendre que des armes personnelles, les combattants de l'EI ont emporté tout ce qu’ils pouvaient. Dix camions étaient chargés d'armes et de munitions.

Les conducteurs nous montrent un camion blanc en train d'être réparé dans le coin de la cour. "Son axe a été brisé à cause du poids des munitions", explique Abu Fawzi.

Il ne s’agissait pas d’une évacuation mais de l'exode de l’État islamique.
Le FDS ne voulait pas que la retraite de Raqqa ressemble à un repli stratégique. Aucuns drapeaux ni bannières ne seraient autorisés sur le convoi jusqu’à la sortie de la ville, selon l'accord.

Il était également entendu qu'aucun étranger ne serait autorisé à quitter Raqqa en vie.

En mai, le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a décrit la lutte contre l'EI comme une guerre d'anéantissement : "Notre intention est que les combattants étrangers ne survivent pas au retour en Afrique du Nord, en Europe, en Amérique et en Asie. en Afrique. Nous n'allons pas leur permettre de le faire ", a-t-il déclaré à la télévision américaine.

« Il y avait un grand nombre d'étrangers venu de France, Turquie, Azerbaïdjan, Pakistan, Yémen, Arabie Saoudite, Chine, Tunisie, Egypte ... »

À la lumière de l'enquête de la BBC, la coalition admet maintenant le rôle qu'elle a joué dans l'affaire. Quelque 250 combattants de l'EI ont été autorisés à quitter Raqqa, avec 3 500 membres de leurs familles.

« Nous ne voulions pas que quelqu'un parte », a déclaré le Col Ryan Dillon, porte-parole de l'opération Inherent Resolve, la coalition occidentale contre l'EI.

« Mais cela est au cœur de notre stratégie » avec « les leaders locaux sur le terrain. Il revient aux Syriens – qui se battent et qui meurent – de prendre les décisions concernant les opérations », précise-t-il.

Alors qu'un officier occidental était présent pour les négociations, il n'a pas pris une part active aux discussions. Le colonel Dillon soutient toutefois que seulement quatre combattants étrangers sont partis et qu'ils sont maintenant en détention par le FDS.

En quittant la ville, le convoi devait traverser des champs de coton et de blé bien irrigués du nord de Raqqa. Les petits villages ont cédé la place au désert. Le convoi a quitté la route principale et a pris la route pour traverser le désert. Les camions ont souffert, mais c'était beaucoup plus difficile pour les chauffeurs.

Un ami d'Abu Fawzi remonte la manche de sa tunique. En dessous, il y a des brûlures sur sa peau. "Regardez ce qu'ils ont fait ici", dit-il.
Selon Abu Fawzi, il y avait trois ou quatre étrangers avec chaque chauffeur. Ils le battaient et l’insultaient, le traitant d’« infidèle » ou de « cochon ».

Ils ont peut-être aidé les combattants à s'échapper, mais les chauffeurs arabes ont été maltraités et menacés sur toute la route, déclarent-ils.

« Ils nous ont dit : " Faites-nous savoir quand vous reconstruisez Raqqa - nous reviendrons ", affirme Abu Fawzi. Ils étaient provocants et méprisant. Ils nous ont accusé de les chasser de Raqqa. »

Une combattante étrangère l'a menacé avec son AK-47




Le commerçant Mahmoud n'est pas facilement intimidé.

Il était environ quatre heures de l'après-midi quand un convoi de SDF a traversé sa ville, Shanine.

« Nous étions là et un véhicule FDS est venu nous dire qu'il y avait un accord de trêve entre eux et l'Etat islamique », dit-il. « Ils voulaient que nous nettoyions la zone. »


Il n'est pas fan de l'EI, mais il ne pouvait pas manquer une occasion de faire des affaires – même si quelques-uns des 4000 clients surprises qui traversaient son village étaient armés jusqu'aux dents.


Un petit pont dans le village a créé un goulot d'étranglement alors les combattants de l'EI étaient sortis et allés faire du shopping. Après des mois de combat et de couverture dans des bunkers, ils étaient pâles et affamés. Ils sont entrés dans son magasin et, dit-il, ils ont vidé ses étagères.

« Un combattant tunisien borgne m'a dit de craindre Dieu », dit-il. « D'une voix très calme, il a demandé pourquoi je m'étais rasé. Il a dit qu'ils reviendraient et appliqueraient la charia une fois de plus. Je lui ai dit que nous n'avons aucun problème avec les lois de la charia. Nous sommes tous musulmans. »

Des nouilles, des biscuits et des collations - ils ont acheté tout ce qu'ils pouvaient trouver.

Ils ont laissé leurs armes à l'extérieur du magasin. Le seul problème qu'il a eu, c'est lorsque trois des combattants ont vu des cigarettes - de la contrebande selon eux - et qu’ils ont déchiré les boîtes.

« Ils ne se sont emparés de rien, rien du tout », précise-t-il.

« Seulement trois d'entre eux sont comportés comme des voyous. D'autres combattants de l'EI les ont même réprimandés. »
Ils ont payé ce qu’ils ont pris.

« Ils ont ouvert le magasin. J'ai été submergé par leur nombre. Beaucoup m'ont demandé les prix, mais je ne pouvais pas y répondre parce que j'étais occupé à servir d'autres personnes. Alors ils m'ont laissé de l'argent sur mon bureau sans que je ne le demande. »
Malgré les abus dont ils ont souffert, les chauffeurs de camions ont convenu - quand il s'agissait d'argent, l’EI a réglé ses factures.
« Les combattants de l’EI sont peut-être des meurtriers psychopathes, mais ils sont toujours corrects avec l'argent. » Dit Abu Fawzi avec un sourire.
Au nord du village, c'est un paysage différent. Un tracteur solitaire laboure un champ, envoyant un nuage de poussière et de sable dans l'air visible à des kilomètres. Il y a moins de villages, et c'est ici que le convoi a cherché à disparaître.
Dans le minuscule village de Muhanad, les gens ont fui à l'approche du convoi, craignant pour leurs maisons et leurs vies.
Mais soudainement, les véhicules ont tourné à droite, laissant la route principale pour une piste du désert.
« Deux Humvees [NdTrad: véhicule militaire US] dirigeaient le convoi », dit Muhanad. « Ils l'organisaient et ne laissaient personne les passer. »
Alors que le convoi disparaissait dans la brume du désert, Muhanad ne ressentit aucun soulagement immédiat. Presque tout le monde à qui nous avons parlé dit que l'EI a menacé de revenir, ses combattants leur passant un doigt sur la gorge.
« Nous vivons dans la terreur depuis quatre ou cinq ans », dit Muhanad.
« Il nous faudra un certain temps pour nous débarrasser de cette peur psychologique. Nous pensons qu'ils reviendront peut-être pour nous, ou enverront des agents dormants. Nous ne sommes toujours pas sûrs qu'ils soient partis pour de bon. »

De la cabine de son camion, Abu Fawzi a vu un avion de guerre de la coalition voler au-dessus de sa tête, larguant des fusées éclairantes qui éclairaient le convoi et la route devant lui.
Lorsque le dernier convoi était sur le point de traverser, un avion américain a volé très bas et a déployé des fusées éclairantes pour éclairer la région.
La coalition confirme maintenant que même si elle n'avait pas de troupes à pied sur le terrain, elle a surveillé le convoi.
Passé le dernier point de contrôle du FDS, à l'intérieur du territoire de l'EI - un village entre Markada et Al-Souwar - Abu Fawzi a atteint sa destination. Son camion était plein de munitions et les combattants de l'EI voulaient cacher.
Quand il est finalement revenu à la sécurité, le SDF lui a demandé où il avait jeté les marchandises.
« Nous leur avons montré l'emplacement sur la carte et il l'a marqué afin que l'oncle Trump puisse le bombarder plus tard », dit-il.
La liberté de Raqqa a été achetée avec du sang, des sacrifices et des compromis. L'accord a libéré ses civils pris au piège et a mis fin au combat pour la ville. Aucune force de SDF ne devait mourir en prenant d'assaut la dernière cachette de l'EI.

Le long de la route, de nombreuses personnes à qui nous avons parlé ont dit avoir entendu des avions de la coalition, parfois des drones, après le convoi.

Libérés de Raqqa, où ils étaient encerclés, certains des membres les plus recherchés du groupe se sont répandus à travers la Syrie et au-delà.





Les hommes qui coupent les clôtures, escaladent les murs et traversent les tunnels en Syrie font état d'une forte augmentation du nombre de personnes qui fuient.

L'effondrement du califat est bon pour les affaires.

« Au cours des deux dernières semaines, beaucoup de familles ont quitté Raqqa et voulaient partir en Turquie. Rien que cette semaine, j'ai personnellement supervisé le passage de 20 familles », explique Imad, un trafiquant à la frontière turco-syrienne. »

« La plupart étaient étrangers mais il y avait aussi des Syriens. »

Il facture maintenant 600 $ (510 €) par personne et un minimum de 1 500 $ pour une famille.

Dans cette affaire, les clients n’aiment pas beaucoup les questions. Mais Imad dit qu'il a eu "Français, Européens, Tchétchènes, Ouzbeks".

« Certains parlaient en français, d'autres en anglais, d'autres dans une langue étrangère », dit-il.

Walid, un autre passeur sur un autre tronçon de la frontière turque, raconte la même histoire.

« Nous avons eu un afflux de familles au cours des dernières semaines », dit-il. « Il y avait de grandes familles qui traversaient. Notre travail consiste à les faire passer illégalement. Nous avons eu beaucoup de familles étrangères qui utilisent nos services. »

Comme la Turquie a renforcé la sécurité aux frontières, le travail est devenu plus difficile.

« Dans certaines régions, nous utilisons des échelles, dans d'autres nous traversons une rivière, dans d'autres, nous empruntons une piste montagneuse escarpée. C'est une situation misérable. »

Cependant, pour Walid la situation est différente pour les hauts responsables de l’EI.

« Ces étrangers haut placés ont leurs propres réseaux de passeurs. Ce sont généralement les mêmes personnes qui ont organisé leur accès à la Syrie. Ils se coordonnent les uns avec les autres. »

Cela n'a pas fonctionné pour tout le monde. Abu Musab Huthaifa était l'une des figures les plus notoires de Raqqa. Le chef des renseignements de l'EI était sur le convoi hors de la ville le 12 octobre.

Mais maintenant il est derrière les barreaux, et son histoire reflète les derniers jours du califat en ruine.

L'État islamique ne négocie jamais. Intransigeant, meurtrier - c'est un ennemi qui joue avec un ensemble de règles différentes.

Au moins c'est comme ça que le mythe se présente.

Mais à Raqqa, il ne se comportait pas différemment des autres perdants. Acculés, épuisés et craintifs pour leurs familles, les combattants de l'EI ont été bombardés à la table des négociations le 10 octobre.

« Les frappes aériennes font pression sur nous depuis près de 10 heures. Ils ont tué environ 500 ou 600 personnes, combattants et familles », a déclaré Abu Musab Huthaifa.

Les images de la frappe aérienne de la coalition qui a frappé un quartier de Raqqa le 11 octobre montrent une catastrophe humaine derrière les lignes ennemies. Au milieu des cris des femmes et des enfants, il y a un chaos parmi les combattants de l'EI. Les bombes apparaissent particulièrement puissantes, particulièrement efficaces. Les militants affirment qu'un bâtiment abritant 35 femmes et enfants a été détruit. C'était suffisant pour briser leur résistance.

« Après 10 heures, les négociations ont repris. Ceux qui ont initialement rejeté la trêve ont changé d'avis. Et ainsi nous avons quitté Raqqa », dit Abu Musab.

Trois tentatives avaient déjà été faites pour négocier un accord de paix. Une équipe de quatre personnes, y compris des responsables locaux de Raqqa, a dirigé les pourparlers. Une âme courageuse traverserait les lignes de front sur sa moto relayant des messages.

« Nous ne devions partir qu'avec nos armes personnelles et laisser toutes les armes lourdes derrière nous. Mais nous n'avions pas d'armes lourdes de toute façon », explique Abu Musab.

Maintenant en prison à la frontière turco-syrienne, il a révélé les détails de ce qui est arrivé au convoi quand il l'a mis en sécurité dans le territoire de l'EI.

Le convoi s'est rendu dans la campagne de l'est de la Syrie, non loin de la frontière irakienne.

Des milliers se sont échappés, dit-il.

La tentative d'évasion d'Abu Musab sert d'avertissement à l'Occident sur la menace que représente ceux qui ont été libérés de Raqqa.

Comment l'un des plus célèbres chefs de l'EI peut-il s'échapper à travers le territoire ennemi et presque éviter la capture ?

« Je suis resté avec un groupe qui avait décidé de se rendre en Turquie », dit Abu Musab.

Les membres de l'État islamique étaient recherchés par tout le monde à l'extérieur de la zone de contrôle du groupe ; cela signifiait que ce petit rassemblement devait traverser des pans entiers de territoires hostiles.

« Nous avons embauché un passeur pour nous sortir des zones contrôlées par le FDS », a déclaré Abu Musab.

Au début, ça s'est bien passé. Mais les passeurs sont peu fiables. « Il nous a abandonnés à mi-chemin. Nous étions livrés à nous-mêmes au milieu des zones FDS. A partir de ce moment-là, nous nous sommes séparés et c'était chacun pour soi », explique Abou Moussab.

Il aurait pu être en sécurité si seulement il avait payé la bonne personne ou peut-être pris une autre route.

L'autre chemin est à Idlib, à l'ouest de Raqqa. D'innombrables combattants de l'EI et leurs familles y ont trouvé refuge. Les étrangers aussi, y compris les Britanniques, les autres Européens et les Asiatiques du centre. Les coûts varient de 4 000 $ (3 400€) par combattant à 20 000 $ pour une famille nombreuse.






Abou Basir al-Faransy, un jeune Français, est parti avant que les choses ne deviennent vraiment difficiles à Raqqa. Il est maintenant à Idlib, où il dit qu'il veut rester.

Les combats à Raqqa étaient intenses, même à l'époque, dit-il.

« Nous étions des combattants de première ligne, faisant la guerre presque constamment [contre les Kurdes], menant une vie difficile. Nous ne savions pas que Raqqa était sur le point d'être assiégée. »

Désabusé, las des combats incessants et craignant pour sa vie, Abou Basir décida de partir pour la sécurité d'Idlib. Il vit maintenant dans la ville.

Il faisait partie d'un groupe presque exclusivement français au sein de l'EI, et avant qu'il ne parte, certains de ses compagnons de combat reçurent une nouvelle mission.

Il y a des frères français de notre groupe qui sont partis en France pour mener des attaques dans ce qu'on appelle un "jour de compte" ».

Beaucoup de choses sont cachées sous les décombres de Raqqa et les mensonges autour de cette affaire auraient facilement pu rester enterrés là aussi.

Le nombre de départs était beaucoup plus élevé que les anciens tribaux locaux admis. Au début, la coalition a refusé d'admettre l'ampleur de l'accord.

Les Forces démocratiques syriennes dirigées par les Kurdes continuent de soutenir qu'aucun accord n'a été conclu.

Et cela n'a peut-être même pas eu pour but de libérer des otages civils. En ce qui concerne la coalition, il n'y a pas eu de transfert d'otages de l'EI aux mains de la coalition ou du FDS.

Et malgré les dénégations de la coalition, des douzaines de combattants étrangers, selon des témoins oculaires, ont rejoint l'exode.

L'accord pour libérer l'EI consistait à maintenir de bonnes relations entre les Kurdes qui mènent le combat et les communautés arabes qui les entourent.

Il s'agissait aussi de minimiser les pertes. Tout effort pour déloger l’EI de front aurait été sanglant et prolongé.

La guerre contre l'EI a un double objectif : d'abord détruire le soi-disant califat en reprenant le territoire et ensuite, empêcher les attaques terroristes dans le monde au-delà de la Syrie et de l'Irak.

Raqqa était effectivement la capitale de l'EI mais c'était aussi une cage - les combattants y étaient piégés.

L'accord pour sauver Raqqa a peut-être valu la peine.

Mais cela a également signifié que des soldats aguerris se sont répandus à travers la Syrie et plus loin - et beaucoup d'entre eux n'ont pas encore fini de se battre.

Tous les noms des personnes figurant dans le rapport ont été modifiés.



http://www.bbc.co.uk/news/resources/idt-sh/raqqas_dirty_secret
 

Credits


Authors : Quentin Sommerville / Riam Dalati

Production : James Percy / Paul Kerley

Field production : Debbie Randle

Images / video : Quentin Sommerville / Darren Conway / Peter Emmerson / SDF / Getty Images

Graphics : Joy Roxas

Editor : Kathryn Westcott

Publication date : 13 November 2017

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All images subject to copyright



Traduction en version française : Laurent Sailly pour Méchant Réac ! ®
Publié sur le site de Méchant Réac le 16 Novembre 2017