Philip K. Dick : "Blade Runner: Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?"

Aucun auteur de science-fiction n'a laissé derrière lui d'oeuvre plus personnelle que Philip K Dick. En une quarantaine de romans et près de deux cents nouvelles, adaptés plus de quatre-vingts fois au cinéma (Total Recall, Blade Runner, Minority Report...), il a littéralement transcendé les frontières du genre.

Le mouton n’était pas mal, avec sa laine et ses bêlements plus vrais que nature – les voisins n’y ont vu que du feu. Mais il arrive en fin de carrière : ses circuits fatigués ne maintiendront plus longtemps l’illusion de la vie. Il va falloir le remplacer. Pas par un autre simulacre, non, par un véritable animal. Deckard en rêve, seulement ce n’est pas avec les maigres primes que lui rapporte la chasse aux androïdes qu’il parviendra à mettre assez de côté. Holden, c’est lui qui récupère toujours les boulots les plus lucratifs – normal, c’est le meilleur. Mais ce coup-ci, ça n’a pas suffi. Face aux Nexus-6 de dernière génération, même Holden s’est fait avoir. Alors, quand on propose à Deckard de reprendre la mission, il serre les dents et signe. De toute façon, qu’a-t-il à perdre ?

COMMANDEZ